French Tech Leaders Debate US Expansion as AI Reshapes European Startups

10 Years of Stripe France: The tech renaissance and what’s next — Stripe

Stripe

L'écosystème tech français doit développer un marché boursier européen et s'imposer mondialement via l'IA pour éviter la vente systématique de ses pépites aux acquéreurs américains.

AI-assisted summary of 10 Years of Stripe France: The tech renaissance and what’s next — original source. Check the original for full context.

Source published:

Detailed notes

## Background Cette vidéo a été publiée par la chaîne Stripe sur YouTube le 28 mai 2026. Selon la description de la page, elle réunit autour d'un déjeuner des figures clés de l'écosystème entrepreneurial français pour célébrer les dix ans de l'implantation de Stripe en France et échanger sur sa transformation passée et future.

## TL;DR Les intervenants retracent vingt ans de mutation de la Tech française, depuis une époque où la création d'entreprise était peu valorisée jusqu'à la maturité actuelle de l'écosystème. Ils explorent l'impact massif de l'intelligence artificielle et des agents sur la productivité des entreprises, tout en abordant les défis liés au financement des phases avancées (late stage). Enfin, le débat s'oriente vers les stratégies d'expansion internationale, le dilemme de la relocalisation des fondateurs aux États-Unis et l'enjeu primordial de la souveraineté technologique européenne.

## Atmosphere & style La discussion adopte un ton détendu, collégial et empreint d'humour, propre à une conversation conviviale entre pairs autour d'un repas. Les anecdotes personnelles — des débuts artisanaux au lycée jusqu'aux négociations avec de grands fonds américains — apportent une touche chaleureuse et authentique. L'ambiance oscille entre une fierté lucide face au chemin parcouru par la Tech française et des débats animés mais bienveillants sur l'avenir et l'ambition internationale.

## Key takeaways - [00:51](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=51s) Au début des années 2000, la création d'entreprise était très peu valorisée dans les grandes écoles françaises, où le parcours idéal consistait à rejoindre de grands groupes du CAC 40. - [00:51](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=51s) L'écosystème tech français a connu un tournant majeur vers 2010-2011 avec l'émergence d'incubateurs et d'accélérateurs comme Le Camping ou Seedcamp. - [04:20](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=260s) Le véritable décollage du Venture Capital (VC) en France s'est opéré autour de 2016, fortement soutenu par la BPI, la Caisse des Dépôts et les initiatives nées du « Mouvement des Pigeons ». - [04:20](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=260s) L'absence d'un marché boursier européen suffisamment dynamique et le manque de financements en late stage créent un risque de revente systématique des pépites technologiques françaises à des acquéreurs américains. - [11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) L'adoption des outils d'IA générative permet d'obtenir des gains de productivité immédiats de 30 % à 50 % au sein des entreprises. - [11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) Interdire ChatGPT ou les LLM en entreprise s'avère contre-productif et pousse les collaborateurs vers le « Shadow AI », augmentant ainsi les risques de sécurité. - [14:10](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=850s) L'usage des modèles d'IA a évolué rapidement, passant de la simple recherche d'information (Q&A/RAG) à des agents autonomes capables d'exécuter des requêtes complexes via le protocole MCP. - [16:15](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=975s) Chez OneRagtime, l'automatisation du suivi de portefeuille et des tâches administratives par des agents IA a généré un gain de productivité de 40 % en un an. - [16:15](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=975s) Malgré l'automatisation de l'analyse, la prise de décision d'investissement en amorçage (Seed / Série A) repose toujours sur l'intuition et l'évaluation humaine des fondateurs. - [18:21](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1101s) L'IA transforme les métiers en faisant passer les collaborateurs d'un rôle d'exécution directe à un rôle de concepteurs de systèmes et de gestionnaires d'agents. - [21:12](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1272s) Chez Wecasa, la mise en place d'outils d'IA comme Intercom Fin permet de résoudre automatiquement plus de 60 % des tickets de support client. - [25:26](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1526s) Il est préférable pour une startup de démarrer son expansion internationale tôt, parfois en pilotant l'activité à l'étranger de manière centralisée avec des équipes multilingues basées au siège. - [28:32](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1712s) La nécessité de relocaliser un fondateur aux États-Unis pour réussir à l'international fait débat, plusieurs licornes européennes ayant réussi mondialement tout en conservant leur direction en Europe. - [33:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2010s) Travailler au sein de géants technologiques américains contribue à désinhiber les fondateurs français face à la concurrence internationale et aux talents de la Silicon Valley. - [33:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2010s) La souveraineté numérique ne consiste pas à créer des produits uniquement réservés au marché local, mais à concevoir en France des solutions de classe mondiale capables de s'imposer à l'échelle globale. - [40:01](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2401s) Les technologies émergentes comme le quantique et l'IA représentent les nouveaux piliers majeurs de la souveraineté et de la puissance stratégique des nations.

## Detailed walkthrough ### [00:51](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=51s) L'émergence et la maturation de l'écosystème Tech français

Les invités reviennent sur les débuts de l'écosystème entrepreneurial en France et la profonde mutation culturelle survenue ces vingt dernières années. Pierre André, cofondateur de Wecasa, se remémore le début des années 2000, une époque où la création d'entreprise n'était absolument pas valorisée dans les grandes écoles. Le parcours idéal se résumait alors à rejoindre un grand groupe du CAC 40 à La Défense, la Société Générale attirant les éléments les plus brillants. Le déclic s'est produit vers 2010-2011 alors qu'il travaillait dans la vente de matériel informatique: constatant que son secteur ne jurait que par le « bon vieux temps » et semblait figé dans sa normalisation, il a choisi de bifurquer vers les startups en rejoignant Quelle Énergie en 2011, avant d'en cofonder une nouvelle avec les mêmes associés en 2015. Vingt ans plus tard, le paysage n'a plus rien à voir: l'ambition, les moyens financiers et la culture entrepreneuriale se sont démultipliés, chaque génération de fondateurs s'appuyant sur les réussites de la précédente.

De son côté, Stanislas Polu, cofondateur de Dust, raconte avec humour ses débuts très artisanaux au lycée à Paris. Bien loin du garage californien mythique, sa première aventure entrepreneuriale — un service de stockage en ligne baptisé « Mon Disque en Ligne », créé à l'époque des clés USB — a vu le jour dans un grand appartement du 8ᵉ arrondissement. Le serveur, branché derrière une Freebox dans le salon, a fonctionné jusqu'au jour où la femme de ménage l'a débranché sans qu'il ne soit jamais rallumé. Après un passage chez Oracle, Stanislas a relancé un projet en 2007-2008 avec son associé Gabriel. C'est à ce moment-là, avec l'émergence d'initiatives comme Le Camping à Paris ou Seedcamp au Royaume-Uni (dans le sillage de Y Combinator aux États-Unis), qu'il a véritablement ressenti un tournant culturel dans la capitale.

* Le rêve des diplômés d'écoles de commerce au début des années 2000 était de rejoindre La Défense et les banques comme la Société Générale. * Pierre André a rejoint la startup Quelle Énergie en 2011 avant de cofonder Wecasa en 2015. * Le projet lycéen de Stanislas Polu, « Mon Disque en Ligne », s'est définitivement arrêté le jour où la femme de ménage a débranché le serveur de l'appartement.

---

[04:20](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=260s) Le financement, le rôle de la BPI et les limites du Capital-Risque

Stéphanie Hospital, fondatrice et CEO de OneRagtime et vice-présidente de France Digitale, retrace l'évolution du financement de l'innovation. En 2010, alors chez Orange, elle découvre le monde tech en négociant des partenariats avec les géants du Web et les plateformes naissantes (Google, Microsoft, Twitter, Facebook, Wikipédia). C'est le rachat massif de participations dans des pépites européennes comme Dailymotion ou Deezer qui lui donne le déclic pour devenir investisseuse, concluant l'aventure Dailymotion par une revente à Vivendi. Elle rappelle que le véritable décollage du Venture Capital (VC) en France s'est opéré autour de 2016, propulsé par la BPI, la Caisse des Dépôts, mais aussi par le « Mouvement des Pigeons » qui a mené à la création de France Digitale pour réclamer une fiscalité incitative.

La discussion s'oriente ensuite sur le paradoxe français: malgré une excellence académique incontestable (Polytechnique, Centrale), de superbes infrastructures et une épargne abondante, le capital-risque local reste parfois perçu comme mesuré ou insuffisant par rapport aux enjeux. Stanislas Polu nuance ce constat en soulignant que la traction d'un bon projet dépasse les frontières: les fondateurs parviennent sans difficulté à lever des fonds à l'étranger si nécessaire. En revanche, Pierre André et Stéphanie soulignent un réel manque au niveau des étapes ultérieures de financement (late stage) et de la bourse européenne, incapable pour l'instant d'accueillir les géants de la tech. Il en résulte un risque d'aboutir à une vente systématique des pépites françaises à des acquéreurs américains.

* Le « Mouvement des Pigeons » a donné naissance à l'organisation France Digitale, qui défend l'écosystème startup. * Plusieurs dispositifs fiscaux et sociaux ont soutenu l'entrepreneuriat: le Crédit d'Impôt Recherche (CIR), le statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), la réduction des charges sociales et la Flat Tax. * Les intervenants déplorent l'absence d'un marché boursier européen suffisamment dynamique pour soutenir les géants technologiques en phase de maturité, poussant souvent aux rachats américains.

---

[11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) L'adoption de l'IA dans les entreprises : urgence, productivité et choc culturel

Abordant le sujet incontournable de l'intelligence artificielle et de la vague des agents, Stéphanie Hospital dresse un constat critique mais sans détour sur l'attitude des grands groupes européens. Elle estime que ces derniers n'ont pas encore pris la pleine mesure des transformations en cours aux États-Unis et en Chine et se montrent beaucoup trop frileux. Face aux cadres qui se vantent d'interdire ChatGPT au sein de leurs équipes, elle rappelle l'absurdité d'une telle posture: les collaborateurs l'utilisent de toute façon de manière informelle, exposant l'entreprise à des risques de sécurité accrus faute d'un cadre sécurisé fourni par la direction.

Elle appelle instamment la commande publique et privée à faire confiance aux startups de l'IA — à l'image des solutions développées par Dust — pour intégrer des outils sécurisés tout en capturant des gains de productivité massifs. Stéphanie cite à ce titre l'exemple de fintechs américaines à croissance fulgurante comme Ramp (front de compétition directe ou complémentaire pour des acteurs comme Stripe), rappelant qu'il faut investir tôt dans ces acteurs disruptifs pour capter la création de valeur sur 5 à 10 ans.

> "Aujourd'hui on a des gains de productivité de 30, 40, 50 %. Je pense que c'est voir plus... Cette vague, c'est une lame de fond."

* Les gains de productivité observés dans l'adoption de l'IA atteignent déjà 30 % à 50 % selon les usages. * Interdire les LLM en entreprise pousse les salariés vers le "Shadow AI", créant des failles de sécurité bien pires que l'adoption d'outils d'entreprise sécurisés. * La réussite d'un fonds de Corporate Venture exige une vision de 5 à 10 ans, là où beaucoup d'initiatives périclitent à cause de la rotation des dirigeants tous les 2 ou 3 ans.

[14:10](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=850s) L'évolution de l'IA chez Dust : du RAG aux agents autonomes et au protocole MCP

L'usage des modèles d'IA a profondément changé à mesure que leurs capacités ont progressé. Il y a seulement deux ans, au pic de la vague du RAG (Retrieval-Augmented Generation), l'utilisation se limitait principalement à de la simple recherche d'information interactive (Q&A), comme demander la politique de vacances d'une entreprise pour obtenir une réponse instantanée. Avec le post-entraînement des modèles, les capacités dites « agentiques » ont émergé, ouvrant la voie à des requêtes bien plus complexes. Désormais, un utilisateur peut demander à un agent de réaliser une étude de marché complète sur un segment de concurrents et d'envoyer une notification 45 minutes plus tard une fois le travail achevé.

Cette transformation s'accélère grâce à l'adoption de standards comme le protocole MCP (Model Context Protocol), qui normalise la façon dont les agents interagissent avec les API existantes. On passe ainsi d'une phase de simple interrogation à une phase d'action concrète: les agents peuvent rédiger des documents, mettre à jour des feuilles de calcul ou alimenter des CRM de manière autonome.

> "Aujourd'hui, les cas d'usage sont beaucoup plus complexes... On passe de poser juste une question pour avoir une réponse rapide à: 'Fais-moi une étude de marché sur l'ensemble des concurrents sur ce segment de produits sur internet et pinge-moi dans 45 minutes quand tu auras fini.'"

* **2 ans d'écart:** Passage de la simple interrogation (Q&A/RAG) à des processus autonomes de plusieurs dizaines de minutes. * **Protocole MCP:** Permet la connexion directe des agents aux API et outils opérationnels (spreadsheets, CRM, documentation).

---

[16:15](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=975s) Automatisation chez OneRagtime et l'impact de l'IA sur le métier d'investisseur

Chez OneRagtime, l'automatisation par les agents d'IA est devenue centrale pour la gestion du portefeuille. Le suivi quotidien d'une quarantaine de sociétés représentait auparavant une charge administrative très lourde pour un fonds d'investissement. En confiant la collecte et le reporting des données à des agents gérés par leur équipe tech, le fonds a réussi à gagner environ 40 % de productivité en un an. Ce gain de temps permet aux équipes de se concentrer sur l'essentiel: les relations humaines avec les entrepreneurs, les investisseurs et les partenaires.

Malgré ces gains d'efficacité, l'IA ne remplace pas l'intuition nécessaire à l'investissement en amorçage (Seed) et en Série A. À ce stade, la décision repose avant tout sur l'évaluation des équipes, de la personnalité des fondateurs et de la dynamique entre associés — des facteurs qu'aucun algorithme ne sait aujourd'hui prédire sans réintroduire de biais. L'IA pousse plutôt les investisseurs à cultiver leurs qualités purement humaines, comme l'empathie, le sens relationnel et l'instinct.

* **40 % de gain de productivité** constaté en un an chez OneRagtime grâce à l'intégration d'agents d'IA dans les processus internes. * **40+ sociétés suivies:** L'automatisation concerne principalement le suivi et le reporting administratif des entreprises du portefeuille.

---

[18:21](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1101s) Démultiplication des talents et transformation du rôle des développeurs

L'intelligence artificielle agit comme un puissant multiplicateur de potentiel: elle permet à un collaborateur très talentueux de devenir 100 fois plus productif, mais elle amplifie également l'impact négatif et les erreurs d'une personne moins performante (le *blast radius*). Pour compenser ce risque et tirer parti des agents, les entreprises doivent drastiquement augmenter leur densité de talent. Le travail ne consiste plus seulement à exécuter une tâche manuelle, mais à concevoir le système et les agents qui vont exécuter cette tâche.

Cette évolution transforme profondément les métiers, notamment celui de développeur, et soulève la question de la formation des plus jeunes. Les qualités requises pour piloter des agents s'appuient sur des années d'expérience pratique acquises « à la main », ce qui rend le parcours d'apprentissage des profils juniors plus complexe. Côté produit, la prise en main d'agents permet de prototyper des idées de fonctionnalités en seulement une heure sans solliciter d'ingénieurs. Cependant, cette facilité d'exécution impose un nouvel arbitrage: il ne faut pas tout développer simplement parce que c'est devenu possible, afin d'éviter le piège de la surproduction de fonctionnalités inutiles.

> "Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités... Tu es en train de transformer toutes les fonctions d'un mode de 'juste je fais la tâche' à un mode où 'je construis le système qui va permettre de faire la tâche'."

---

[21:12](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1272s) Le support client et la gestion de l'IA au quotidien chez Wecasa

Créée en 2015 — bien avant l'émergence de ChatGPT fin 2022 —, la société Wecasa intègre l'IA au cœur de ses opérations, notamment pour le support client. Grâce à des outils comme Intercom Fin connectés aux systèmes internes, plus de 60 % des tickets de support sont désormais résolus de manière autonome par l'IA. Si les premières versions donnaient des résultats satisfaisants dans 80 % des cas (laissant 20 % de réponses défaillantes), la qualité actuelle des intégrations offre un niveau de réponse particulièrement élevé.

En interne, Wecasa utilise Dust pour interroger l'ensemble de ses données d'entreprise et fluidifier le travail des équipes. Cependant, l'adoption de l'IA exige une posture prudente: l'IA se comporte souvent comme une « armée de stagiaires », très assertive et convaincue d'avoir la bonne réponse, mais susceptible de commettre des erreurs par manque de contexte. L'enjeu pour les entreprises réside dans l'acculturation des équipes, qui doivent apprendre à cadrer le besoin en amont et vérifier le « dernier kilomètre » en aval, plutôt que de prendre aveuglément les conclusions générées par les modèles pour des certitudes.

* **2015:** Création de Wecasa (avant la vague ChatGPT de fin 2022). * **+60 % des tickets support** résolus automatiquement via l'IA chez Wecasa. * **Utilisation de Dust:** Connexion aux données internes pour répondre aux questions métiers et tester rapidement de nouvelles fonctionnalités produit.

---

[25:26](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1526s) L'expansion internationale de Wecasa depuis Paris

L'ambition internationale faisait partie de l'ADN de Wecasa dès le premier jour, bien que les projets initiaux d'expansion prévus pour mars 2020 aient été perturbés par le contexte sanitaire. Le service de prestations à domicile (ménage, coiffure, bien-être) repose sur un besoin universel qui s'applique aussi bien en région française qu'à l'étranger. L'entreprise a ainsi lancé ses activités au Royaume-Uni en 2021 — réputé pour être un marché exigeant —, puis en Allemagne l'année suivante.

Toute l'expansion internationale de Wecasa a été pilotée de manière centralisée depuis les bureaux de Paris, sans ouvrir de filiales ni de locaux sur place. En recrutant des équipes natives (anglophones et germanophones) basées à Paris, la société a conservé une structure de coûts légère et une grande agilité opérationnelle. Pour réussir à l'international, il est essentiel de se lancer tôt: attendre d'être parfaitement mature sur son marché national risque de tuer la dynamique, car le volume d'un nouveau pays paraît dérisoire par rapport au marché historique et l'énergie des équipes a naturellement tendance à se focaliser sur le business principal.

* **Mars 2020:** Date initiale prévue pour le lancement international (repoussé en raison de la pandémie). * **2021:** Lancement du premier marché étranger au Royaume-Uni. * **2023:** Expansion sur le marché allemand. * **Modèle 100 % centralisé:** Pilotage complet des opérations internationales depuis Paris grâce à des équipes multilingues intégrées au siège.

Here is a detailed, faithful walkthrough of the transcript section.

---

[28:32](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1712s) Expanding Internationally: Early Mandate vs. Local Grounding

The discussion centers on when and how tech startups should address international expansion. Pierre André notes that at Wecasa, a major shift occurred in 2021 when every internal service began systematically asking how operations should function across different countries. He emphasizes that waiting too long makes internationalization exponentially harder, advising founders not to delay unnecessarily. Stéphanie Hospital strongly agrees, noting that at OneRagtime they only invest in entrepreneurs who possess an international mindset right from day one—even if they launch initially on the French market. Looking ahead, she predicts a shift toward thinking in distinct geopolitical and geographic zones (such as a unified European market versus the US), particularly for AI companies where market dynamics and potential acquirers differ significantly.

Stéphanie asserts that true international scale often requires one of the co-founders to physically relocate to the target country (e.g., moving to the United States to build the business). This assertion sparks a fiery and humorous debate, with Stanislas Polu bluntly rejecting the notion, calling it an "investor cliché" pushed by every VC that does not hold up against real-world successes.

- Stanislas points out that iconic global giants like Spotify, ElevenLabs, and Lovable succeeded without their founders relocating to the US: "Quand ça marche, ça marche" (when it works, it works). - Stanislas jokingly reveals the immense pressure from Sequoia Capital and Index Ventures asking when the Dust co-founders are moving to SF, lightheartedly describing co-founder Gabriel Hubert as being in a "quantum superposition between France and the United States." - Stéphanie counters with portfolio examples like Jellysmack, Shotgun, and Groover that shifted dimension after moving executives to New York, stressing that future geopolitical friction and US-heavy exit/consolidation environments make having a US-based founder a rational play. - Pierre highlights the importance of the "28th regime" initiative championed by France Digitale to create a unified legal and operational playground across Europe.

[33:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2010s) Stanislas Polu’s Stripe Journey, Totem, and Global Ambition

The conversation turns to Stanislas's background and his deep connection to the American tech ecosystem. The host highlights that Stanislas studied and worked in the US, including a pivotal 5-year tenure at Stripe. Stanislas shares the origin story of his first startup, Totem, co-founded with Gabriel Hubert. After several pivots, Totem built an analytics platform for Instagram and became Stripe's very first European customer ("user number 1 in Europe").

Stripe eventually acquired Totem in an early acqui-hire deal—one of Stripe's first-ever acquisitions. Stanislas recounts how they initially received a job offer from Pinterest, but preferred Stripe because they were passionate "fanboys." Although John and Patrick Collison initially hesitated due to the complexities of acquiring an entity with a UK topco, they decided to take the risk. Stanislas joined Stripe when it had only about 150 employees.

- When asked if he would move back to San Francisco, Stanislas admits it would be personally enjoyable (his son is American), but moving Dust's core engineering base out of France would be overly disruptive. - Stanislas explains that working inside a top US tech giant stripped away his "French complex" regarding American talent: "Les Américains n'ont rien de spécial et on est aussi fort qu'eux" (Americans have nothing special and we are just as strong as they are). - He defines Dust's approach to tech sovereignty not as retreating into a regional shell ("making a French product for French people"), but as building a world-class French solution that goes out to "crush the global market."

[38:00](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2280s) Venture Capital, Public Funding, and Capital Allocation in Europe

Addressing the availability of capital in Europe, the host asks what structural improvements could help French and European startups access growth capital faster. Stéphanie Hospital argues that compared to a decade ago, the cost of starting a tech company has plummeted thanks to AI and accessible infrastructure, making early-stage execution far more capital-efficient.

She believes the biggest bottleneck in Europe is often the mindset limit that founders place on themselves rather than a pure lack of capital. While public authorities constantly complain about a shortage of capital, massive mega-rounds are already happening in France—pointing to the $1 billion seed round raised at a $3.5 billion valuation by Kyutai (associated with Yann LeCun and Alexandre Lebrun).

- Stéphanie advocates for empowering private savers and institutional funds rather than relying solely on state intervention. - She notes the US advantage where university endowments pour billions into venture capital to fund startups. - She draws a distinction between public procurement and private investment, arguing that private capital is often utilized more efficiently for scaling commercial startups.

[40:01](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2401s) Ten-Year Outlook and Closing Thoughts

As the host jokingly offers to pay the lunch bill (and the guests tease each other about forgetting their wallets and phones), the discussion wraps up with each panelist sharing their vision for the next ten years of French and European tech.

Stanislas Polu calls on the state to back emerging technologies beyond AI, explicitly highlighting quantum mechanics and continuous computing as the next critical battlegrounds where technology equals global power. Stéphanie Hospital echoes this sentiment, drawing a historical parallel to General de Gaulle establishing France's nuclear deterrence program; today, digital, quantum, and AI infrastructure form the essential foundation of national sovereignty.

Pierre André closes with a grounded perspective from Wecasa, expressing pride in the real-world economic impact of enabling over 20,000 independent home-services professionals to earn a living every year. His goal for the decade ahead is to build lasting European market leaders directly out of France, rather than merely building startups designed to be sold off to American acquirers.

- Stanislas summarizes Dust's immediate goal with a playful callback to the company name: "Plus de poussière!" (More dust!). - The host thanks Stanislas Polu, Stéphanie Hospital, and Pierre André, bringing the decade-retrospective lunch conversation to a close.

## Notable quotes > [11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) Aujourd'hui on a des gains de productivité de 30, 40, 50 %. Je pense que c'est voir plus... Cette vague, c'est une lame de fond. — Stéphanie Hospital

> [14:10](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=850s) Aujourd'hui, les cas d'usage sont beaucoup plus complexes... On passe de poser juste une question pour avoir une réponse rapide à: 'Fais-moi une étude de marché sur l'ensemble des concurrents sur ce segment de produits sur internet et pinge-moi dans 45 minutes quand tu auras fini.' — Stanislas Polu

> [18:21](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1101s) Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités... Tu es en train de transformer toutes les fonctions d'un mode de 'juste je fais la tâche' à un mode où 'je construis le système qui va permettre de faire la tâche'. — Stanislas Polu

> [28:32](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1712s) Quand ça marche, ça marche — Stanislas Polu

> [33:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2010s) Les Américains n'ont rien de spécial et on est aussi fort qu'eux — Stanislas Polu

> [40:01](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2401s) Plus de poussière! — Stanislas Polu

## Mentioned Alexandre Lebrun, BPI, CAC 40, Caisse des Dépôts, Centrale, ChatGPT, Dailymotion, Deezer, Dust, ElevenLabs, Facebook, France Digitale, Freebox, Google, Groover, Index Ventures, Intercom Fin, Jellysmack, Gabriel Hubert, Kyutai, Le Camping, Lovable, Microsoft, OneRagtime, Orange, Oracle, Pinterest, Polytechnique, Quelle Énergie, Ramp, Seedcamp, Sequoia Capital, Shotgun, Société Générale, Spotify, Stripe, Totem, Twitter, Vivendi, Wecasa, Wikipédia, Y Combinator, Yann LeCun, Pierre André, Stanislas Polu, Stéphanie Hospital

[Source](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8)

中文简报

AI重塑欧洲初创企业,法国科技领袖探讨赴美扩张 法国科技生态亟需建立欧洲股票市场,并通过人工智能确立全球地位,以避免其核心优质企业被美国买家系统性收购。 与会嘉宾回顾了法国科技行业二十年来的变迁,从最初创业不受推崇的时期,到如今生态体系日渐成熟。他们探讨了人工智能与智能体对企业生产力带来的巨大影响,同时分析了后期阶段融资面临的挑战。最后,讨论转向国际扩张策略、创始人是否迁往美国的两难抉择,以及欧洲技术主权这一核心议题。 21世纪初,创业在法国精英大学校中并不受重视,当时的理想职业路径是进入CAC 40大型集团。 (0:51) 2010至2011年前后,随着Le Camping或Seedcamp等孵化器与加速器的涌现,法国科技生态迎来了重大转折点。 (0:51) 在BPI(法国国家投资银行)、法国存托银行以及源于“鸽子运动”的各项举措强力支持下,法国风险投资在2016年前后实现了真正起飞。 (4:20) 缺乏足够活跃的欧洲股票市场以及后期融资的短缺,导致法国科技领军企业面临被美国买家系统性收购的风险。 (4:20) 在企业内部采用生成式AI工具,能够立竿见影地带来30%至50%的生产力提升。 (11:06)

Reading summary

En deux décennies, l'écosystème technologique français est passé d'une culture d'aversion au risque à une maturité capable de rivaliser à l'international, portée par l'accélération de l'intelligence artificielle agentique. Selon les intervenants réunis par Stripe, pérenniser cet élan suppose toutefois de dépasser les frilosités corporatives face à l'IA, de combler le déficit de capitaux en phase avancée et d'assumer une ambition commerciale globale sans complexe d'infériorité. Évolution culturelle et goulets d'étranglement financiers (4:20) Pierre André (Wecasa) et Stanislas Polu (Dust) rappellent qu'au début des années 2000, l'entrepreneuriat était largement dévalorisé dans les grandes écoles au profit des banques et groupes du CAC 40. L'écosystème a pris son essor à partir de 2012-2016, sous l'impulsion du « Mouvement des Pigeons », de la création de France Digitale, de la BPI et de leviers fiscaux comme le Crédit d'Impôt Recherche, le statut JEI et la Flat Tax. Les coûts de création d'entreprise ont drastiquement diminué et de très grands tours de table sont désormais possibles en France, à l'image du tour d'amorçage de Kyutai de 1 milliard de dollars à une valorisation de 3,5 milliards. Néanmoins, Stéphanie Hospital (OneRagtime) et Pierre André identifient un écueil structurel majeur : l'absence d'un marché boursier européen dynamique et le déficit de capitaux pour les phases de croissance tardive (*late stage*). Cette faiblesse incite fréquemment les fondateurs à céder leurs entreprises à des acquéreurs américains, faute d'alternatives de liquidité comparables sur le continent européen. Du RAG aux agents autonomes opérationnels (11:06) Stanislas Polu explique qu'en l'espace de deux ans, l'usage des modèles linguistiques a évolué de la simple recherche d'information (Q&A/RAG) à des flux agentiques autonomes capables de traiter des tâches complexes de plusieurs dizaines de minutes. Cette mutation s'appuie notamment sur des standards ouverts comme le protocole MCP (Model Context Protocol), qui permet aux agents de manipuler directement des tableurs, documents et outils CRM d'entreprise. Stéphanie Hospital estime que ces technologies génèrent déjà des gains de productivité de 30 % à 50 %. OneRagtime a par exemple amélioré l'efficacité du suivi de ses 40 sociétés en portefeuille de 40 % en un an grâce à l'automatisation, tandis que Wecasa traite plus de 60 % de ses tickets de support client de manière autonome. Hospital dénonce vivement l'attitude des grands groupes européens qui interdisent les LLM, soulignant qu'une telle posture alimente un usage informel à risque (*Shadow AI*) au lieu de s'équiper de solutions sécurisées fournies par des startups. Densité de talent et gouvernance algorithmique (18:21) L'intelligence artificielle transforme en profondeur l'organisation du travail en agissant comme un multiplicateur : elle décuple l'impact des profils expérimentés, mais étend également la portée des erreurs (*blast radius*) commises par les profils moins performants. Stanislas Polu souligne que les fonctions techniques et produit ne consistent plus seulement à exécuter une tâche unitaire, mais à concevoir le système d'agents qui l'accomplira. Cette mutation pose un défi pour la formation des développeurs juniors, qui doivent apprendre à piloter des abstractions sans avoir nécessairement acquis les bases manuelles du métier. Face à des modèles souvent comparés à une « armée de stagiaires » très affirmative mais manquant parfois de contexte, Pierre André rappelle la nécessité d'une supervision humaine rigoureuse en début et fin de chaîne. Par ailleurs, la capacité de prototyper des fonctionnalités en une heure sans développeur impose une discipline produit stricte afin d'éviter le piège de la prolifération de fonctionnalités inutiles. Conquête mondiale et souveraineté technologique (28:32) Les intervenants débattent des modalités d'expansion internationale. Stéphanie Hospital estime que s'imposer à l'échelle mondiale, notamment aux États-Unis, exige généralement l'expatriation d'un des cofondateurs, tout en soutenant l'initiative du « 28ᵉ régime » pour unifier le marché européen. À l'inverse, Stanislas Polu rejette ce dogme en citant des réussites mondiales comme Spotify, ElevenLabs ou Lovable, dont les fondateurs sont restés en Europe, affirmant que Dust conserve son ingénierie à Paris sans freiner sa conquête globale. De son côté, Wecasa a réussi son internationalisation au Royaume-Uni (2021) puis en Allemagne (2023) en centralisant entièrement ses équipes natives au siège parisien. Stanislas Polu souligne que son parcours chez Stripe a dissipé tout complexe face aux talents américains. Pour lui et Stéphanie Hospital, la véritable souveraineté technologique ne réside pas dans le repli sur un marché local, mais dans la création de champions industriels capables de dominer la concurrence mondiale dans l'IA, le quantique et le calcul continu. Les intervenants s'accordent sur le fait que la souveraineté technologique européenne passera par l'émergence de leaders internationaux durables plutôt que par des cibles de rachat pour les géants américains. La question reste toutefois ouverte quant à la capacité de l'Europe à mobiliser son épargne privée et institutionnelle et à créer des marchés boursiers suffisamment profonds pour financer ses champions sans dépendre des capitaux d'outre-Atlantique.

精炼阅读摘要

在回顾法国科技生态过去二十年的蜕变时,来自Wecasa、Dust与OneRagtime的业界代表指出,法国创业环境已摆脱早期依附传统机构的保守文化,展现出成熟的全球野心;当前以自主代理为核心的人工智能浪潮正带来显著的生产力重组,但欧洲若要在未来十年确立真正的技术主权,仍须攻克后期资本短缺、出海策略分歧以及关键底层技术的竞争壁垒。 创业文化演进与欧洲资本结构的现实瓶颈 (0:51) 在2000年代初期,法国精英商校毕业生的理想职业路径几乎完全局限于加入巴黎拉德芳斯(La Défense)的CAC 40大型集团或法国兴业银行等传统金融机构,创立企业在当时缺乏社会认可度。Wecasa联合创始人Pierre André与OneRagtime创始人Stéphanie Hospital回顾,法国创业投资环境的实质性拐点出现在2016年前后,其发展主要由法国国家投资银行(BPI)、法国存托银行(Caisse des Dépôts)的注资,以及由“鸽子运动(Mouvement des Pigeons)”推动创立的France Digitale等行业组织所争取到的科研税收抵免(CIR)、创新型青年企业(JEI)税费减免与单一税率(Flat Tax)等扶持政策所驱动。 尽管法国坐拥顶尖理工学院(如综合理工、中央理工)的人才储备和充沛的民间储蓄,多位受访者仍指出欧洲本土资本生态存在结构性失衡:后期成长型融资(Late Stage)与欧洲本土证券市场缺乏足够资金深度,导致成熟期企业往往面临被美国巨头系统性收购的现实风险。针对这一瓶颈,Stéphanie Hospital主张应积极引导民间储蓄和机构资本入场,减少对公共干预的过度依赖,并以Kyutai近期完成的10亿美元种子轮融资(估值达35亿美元)为例,强调创始人的心理自我设限往往比单纯的资金短缺更能掣肘规模扩张。 AI从检索转向自主代理与生产力重塑 (11:06) 在企业级人工智能的应用层面,Dust联合创始人Stanislas Polu指出,近两年来模型能力已发生根本性跃迁:从最初仅支持简单问答的检索增强生成(RAG),演进为具备长时间自主规划与执行能力的AI代理(Autonomous Agents)。得益于模型上下文协议(MCP)等标准化连接机制,代理能够直接接入API、数据表格和CRM系统,独立完成耗时数十分钟的竞品调研或跨系统数据处理等复杂工作。 实际应用中,AI技术正释放出可量化的生产力效益。OneRagtime利用代理系统自动化追踪40余家投资组合公司的运营数据与报表,在一年内使投后管理效率提升了约40%;Wecasa则依托AI工具自主解决了超过60%的客户支持工单。然而,Stéphanie Hospital对部分欧洲大型企业的保守态度提出批评,指出管理层明令禁止员工使用大模型的做法不仅难以阻挡技术的普及,反而会催生缺乏风控的“影子AI(Shadow AI)”,使企业暴露于更为严重的数据合规与信息安全隐患之中。 组织人才密度要求与人机协作的边界 (18:21) 生成式AI的普及正在重构组织的人才选拔与职能定义。与会者分析认为,AI具有极强的人力倍增效应,既能使顶尖人才的生产力提升数十甚至上百倍,同时也会成倍放大低绩效人员的错误破坏面(Blast Radius),这迫使企业必须大幅提升团队的人才密度。工程师的工作重心随之发生根本转变,从传统的“手工完成单点任务”演变为“设计驱动AI完成任务的自动化系统”;这种跨越式演进也给初级技术人才的培养带来了断层风险,因为驾驶复杂代理系统所需的鉴别力往往依赖多年的底层实战经验。 技术门槛的降低亦带来了功能冗余的隐忧。由于产品原型得以在一小时内迅速构建,企业需要更加审慎地在“具备开发可行性”与“符合实际商业需求”之间做出权衡。Pierre André形象地将当前阶段的AI比喻为“一支自信但缺乏语境感知能力的实习生军团”,强调企业必须做好前置的任务边界规范与“最后一公里”的结果验证。此外,早期风险投资在考察创始人性格特质及合伙人默契等关键要素时,共情心、人际洞察与直觉依然是现存算法无法替代的核心决策维度。 出海模式之辩与科技主权的新内涵 (28:32) 在初创企业的国际化策略上,与会嘉宾展现了截然不同的实战思路。Pierre André分享了Wecasa的轻量化运营经验:自2021年进军英国市场及2023年拓展德国市场以来,该团队坚持从巴黎总部集中统一管理,通过招募母语团队实现全流程跨国运营,并强调出海拓展必须及早启动以防止团队精力过度固化于本土业务。然而,对于欧洲风投界普遍推崇的“创始人必须搬迁至美国才能做大规模”的论调,Stanislas Polu直言其为缺乏现实依据的“投资人陈词滥调”,并列举Spotify、ElevenLabs与Lovable等欧洲团队在未将创始人外派至美国的情况下依旧取得全球成功的先例作为反驳。 结合自身在Stripe任职五年的海外履历,Stanislas认为欧美顶尖人才之间并无不可逾越的能力壁垒,欧洲创业者应当破除面对美国科技生态时的自卑心理。他强调,真正的科技主权绝非退守区域市场的保护主义,而是打造具备全球顶尖竞争力的解决方案走向世界;同时他与Stéphanie Hospital共同呼吁,公共政策应效仿戴高乐确立核威慑力量的战略远见,在人工智能之外提前重资布局量子计算与连续计算基础设施,为未来十年构筑坚实的国家主权屏障。 与会者一致认可法国科技生态在文化成熟度与AI生产力赋能上的重大进展,但在出海落地的具体路径、后期资本市场的建设节奏以及大型企业拥抱颠覆性技术的魄力上仍存在分歧。未来法国与欧洲能否摆脱技术成果被动出售给美国资本的宿命,并在量子与智能代理等新战场确立全球主导权,将取决于欧洲统一市场规则的推进成效以及更为激进的资本布局。

Detailed notes — zh

## Background 本内容由支付技术巨头 Stripe 于 2026 年 6 月 7 日发布在 YouTube 官方频道。视频记录了一场为庆祝 Stripe 在法国设立首个办公室十周年而举办的午餐座谈会,邀请多位法国创投界核心人物回顾法国科技生态十载变迁,并展望 AI 时代的未来机遇。 ## TL;DR 对谈围绕法国科技生态从早期的资源匮乏与文化保守,一路演进至如今活跃的全球化与 AI 创新浪潮展开。嘉宾们深入剖析了生成式 AI 与 Agent 对企业工作流和工程师生态的颠覆性重构,辩论了创业团队是否必须“肉身赴美”以及欧洲中后期成长资本与退出通道的现实困境。他们一致认为,真正的技术主权并非搞狭隘的本土保护,而是破除对硅谷的盲目崇拜,立足法国本土打造具备横扫全球市场能力的世界级独立企业。 ## Atmosphere & style 整场对谈氛围轻松而亲密,既有午餐聚会随性幽默的谈笑风生与自嘲打趣,又不乏一线创业者与投资人针锋相对的犀利交锋。对话充满真实坦率的实战感,从早年保洁阿姨拔掉自建服务器电源的窘迫轶事,到直斥投资人教条主义的激烈碰撞,整体节奏明快且极具启发性。聆听时能深切感受到欧洲科技精英在经历硅谷历练后破除自卑心理的从容自信,以及对欧洲构建自主技术实力与商业野心的坚定信念。 ## Bulletin - [11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) 企业级 AI 正在推动 30% 至 50% 的显著生产力飞跃,OneRagtime 投资机构已实现 40 余家被投企业季报的全自动生成,而 Wecasa 则借此实现了超 60% 客服工单的自主闭环处理。 - [17:07](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1027s) AI 在组织中呈现出显著的“能力放大器”属性,虽然能成倍提升顶尖人才的产出,但平庸人员滥用也会急剧扩大系统故障的“毁灭半径”,迫使企业将工作范式从“单点执行”转向“系统架构”并极致追求人才密度。 - [28:47](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1727s) 针对欧洲初创企业出海是否必须“创始人肉身赴美”的投资界教条,Dust 联合创始人直言反驳,指出 Spotify 和 ElevenLabs 等标杆已证明立足欧洲本土同样能征服全球,出海关键在于尽早植入跨国文化以避免组织熵增。 - [08:25](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=505s) 欧洲科技生态面临资本退出渠道缺失的长期结构性困境,由于本土缺乏支撑高成长科技企业上市的二级市场,许多优质企业做大后的唯一出路依然是被美国科技巨头并购。 ## Key takeaways - [00:51](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=51s) 法国科技生态在过去二十年完成了从大企业垄断精英就业到全社会推崇创业的质变,自下而上的“鸽子运动”与政府制度性改革(如 CIR 税收抵免和 JEI 认证)共同奠定了早期的风险投资与创业基石。 - [08:25](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=505s) 法国拥有世界顶尖的数学与工程人才储备及庞大的民间储蓄,但缺乏中后期成长资本与成熟的科技股票市场,导致多数长成规模的企业只能选择被美国巨头收购。 - [11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) 传统欧洲大企业在 AI 转型上面临行动迟缓与过度保守的困境,一刀切禁用 ChatGPT 反而导致影子 IT 蔓延与数据安全风险,主动采购合规垂直方案是释放生产力的唯一有效路径。 - [14:13](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=853s) 企业级 AI 智能体正历经三阶段跃升:从两年前基于 RAG 的简单知识检索,进阶为耗时数十分钟的复杂长流程推理,最终发展为基于 MCP 标准协议直接调用底层 API 执行跨系统操作。 - [17:07](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1027s) 早期投资的核心挑战始终在于判断创始团队之间微妙的人性化学反应与直觉,这类不可替代的人际洞察至今无法被任何 AI 算法精准量化。 - [19:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1146s) 大模型在短时间内重构了软件工程的底层逻辑,编码执行被系统接管导致初级工程师难以在实战中积累深层系统直觉,初级研发人才的晋升与培养路径面临断层危机。 - [20:07](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1207s) 原型开发门槛的断崖式降低虽百倍提速了方案验证,但也抹平了过去工程瓶颈所扮演的天然过滤器功能,容易诱使团队陷入为伪需求反复开发的能力过剩决策陷阱。 - [21:12](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1272s) 现阶段企业级 AI 犹如一支“高产却盲目的实习生大军”,其在自信给出答案的同时往往忽视业务边界,因此前期的精准需求拆解与最后一公里的人工严密核验不可或缺。 - [27:43](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1663s) 企业全球化切忌等待本土业务完全成熟,过晚出海会导致新市场的早期体量在成熟本土业务面前被边缘化,必须尽早启动以将跨国思维植入团队日常决策基因。 - [25:48](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1548s) 依托巴黎总部的多语言人才结合数字化调度,Wecasa 跑通了无需在伦敦或柏林设立实体办公室即可远程拓展英德市场的轻资产出海模式。 - [34:08](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2048s) 经历过硅谷科技公司并购与洗礼的欧洲创业者彻底打破了对美国巨头的盲目崇拜,认识到自身与海外顶尖工程师处于同等竞技水平。 - [36:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2190s) 真正的技术主权绝非关起门来构建封闭狭隘的本土替代品,而是将工程团队与母公司扎根于欧洲本土,直接打造出能够赢得全球竞争的世界级产品。 - [37:58](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2278s) 欧洲创投资本短缺的本质在于资本结构而非储蓄总量,美国庞大的养老金与大学捐赠基金为创投市场源源不断注入流动性,而欧洲亟需唤醒民间财富流向科技创新。 - [40:01](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2401s) 技术已成为当代大国博弈的核心权力与威慑基石,未来十年欧洲必须坚决对底层核心研发下注,培育具备独立生存能力的本土领军企业。 ## Detailed walkthrough ### [00:00](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=0s) Stripe 法国十周年:回顾法国科技生态的崛起 为庆祝 Stripe 在法国设立首个办公室十周年,Stripe 举办了一场周年午餐座谈会,邀请多位亲身经历并塑造了法国科技生态的核心人物齐聚一堂。与会嘉宾包括 Dust 联合创始人兼 CTO Stanislas Polu、OneRagtime 创始人兼 CEO Stéphanie Hospital,以及家庭服务平台 Wecasa 联合创始人兼 COO Pierre André。他们共同探讨了法国科技生态的发展历程、AI 与智能体(Agents)对商业形态的重塑,以及法国企业走向全球化的机遇与挑战。 开场片段中,嘉宾们迅速抛出了一系列犀利洞见:借助 AI 创立企业,早期并不需要庞大资本即可启动;真正顶尖的企业,其创始团队往往始终冲在第一线;在喧嚣的技术浪潮中,核心考验在于创始人能否敏锐分辨真正的长远价值与转瞬即逝的流行风口。Stanislas Polu 特别强调出海时机的重要性,直言国际化必须尽早展开以确立团队文化,如果拖延太晚,难度将呈指数级上升。目前,AI 技术已经在各类业务中带来高达 30% 到 50% 的显著生产力飞跃。 --- ### [00:51](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=51s) 从大企业精英梦到创业潮:早期生态的萌芽与觉醒 Wecasa 联合创始人 Pierre André 分享了他早期的职业经历。在 2000 年代初刚商校毕业时,法国社会几乎没有任何初创公司(Startup)的概念与氛围,也没有毕业生敢于尝试自主创业。当时顶尖名校毕业生的终极梦想,是挤进巴黎拉德芳斯(La Défense)商业区的 CAC 40 强跨国财阀,最优秀的精英挤破头也要进入法国兴业银行(Société Générale)等传统金融巨头。Pierre 最初投身于 IT 设备销售行业,但到了 2010 至 2011 年左右,他迎来了一个关键转折点:身边的行业老兵们整天都在缅怀“过去的黄金岁月”,整个传统 IT 体系步入平庸的正常化阶段。年轻的 Pierre 意识到自己绝不能留在这种黄金时代已逝的行业中,于是主动离职跳入刚刚起步的法国初创界,于 2011 年加入了能效服务企业 Quelle Énergie。 在与创始人并肩将 Quelle Énergie 发展至 2015 年后,Pierre 携手部分原团队伙伴及新联合创始人共同创办了 Wecasa。回顾过去 20 年的职业生涯,他深刻体会到法国科技生态成熟度的天翻地覆:从早期的资源匮乏,到如今野心抱负、资金体量与企业文化的全面跃迁。整个行业遵循着“后人站在前人肩膀上”的演进规律,虽然建立健全生态耗时漫长,但如今激荡在法国的创业能量令人无比振奋。 --- ### [02:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=150s) 巴黎八区公寓里的“车库创业”与加速器浪潮 针对生态转变的契机是源于底层技术还是文化思潮的解冻,Dust 联合创始人兼 CTO Stanislas Polu 分享了自己早年青涩却充满趣味的创业经历。他在高中时期就萌生了强烈的造物冲动,当时由于没有硅谷那种郊区车库,他与朋友便在巴黎西区第八区的一间豪华公寓客厅里开启了创业,戏称其为“巴黎右岸版车库创业”。在那个 U 盘风靡的年代,他们利用公寓里的 Freebox 宽带在客厅架设了一台实体服务器,开发了一款名为“Mon disque en ligne”(我的在线硬盘)的网络云存储产品。然而,当时大众根本无法理解为什么有了 U 盘还需要用网络硬盘,加之当时外界没有任何面向创投项目的扶持与孵化体系,项目举步维艰。最富有戏剧性的是,这家雏形公司的终结,是因为豪宅公寓的保洁阿姨在打扫卫生时不小心拔掉了服务器的电源插头,团队索性就再也没有重启过它。 大学毕业后,Stanislas 曾短暂供职于软件巨头 Oracle,随后回到巴黎,在 2007 至 2008 年间与当下的合伙人 Gabriel 重新联手启动新项目。正是那个时期,法国生态迎来了至关重要的破冰:受美国 Y Combinator(YC)模式以及英国 Seedcamp 孵化器兴起的浪潮影响,法国本土诞生了巴黎最早的加速器“Le Camping”。Stanislas 敏锐地察觉到,一个充满活力的初创生态网络正是在这一刻真正迎来了历史性转折。 ```mermaid flowchart TD accTitle: 法国早期科技孵化与创业演进图 accDescr: 展示从高中时期自制硬件服务器到加速器出现、再到现代AI初创公司的发展轨迹 subgraph EarlyStage["早期探索 (2000年代中前期)"] A["巴黎八区公寓实验<br/>'Mon disque en ligne'"] --> B["缺乏孵化生态<br/>保洁断电终止项目"] end subgraph EcosystemShift["生态转折 (2007 - 2011)"] C["国际标杆冲击<br/>美国 YC / 英国 Seedcamp"] --> D["法国本土孵化器诞生<br/>Le Camping (巴黎)"] B -.-> D end subgraph MatureVenture["现代初创企业成熟期"] D --> E["新一代连续创业<br/>创办 Dust、Wecasa 等"] end ``` --- ### [04:20](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=260s) 投资人视角的变迁:从大公司投资到早期风投体制的建立 OneRagtime 创始人兼 CEO Stéphanie Hospital 随后以一线投资人的视角,还原了 2010 年前后法国风险投资的真实面貌。在 2010 年,她仍身处传统大企业阵营,在电信巨头 Orange 掌舵数字业务合作。当时她的日常工作是与初创期的互联网巨擘对接,包括 Google、微软、维基百科以及刚刚崭露头角的 Twitter 和 Facebook。随着 Orange 决定战略入股具有高增长潜力的欧洲本土科技企业,Stéphanie 主导了对 Dailymotion 以及 Deezer 的大规模投资。其中 Orange 在 2012 年重注 Dailymotion、后由 Vivendi 溢价接盘的经典案例,不仅成就了 Dailymotion 的融资传奇,也为 Orange 带来了极为丰厚的财务回报。正是与全球创业者和资本的深度互动,促使她萌生了“下场创办自己的风险投资基金”的雄心,最终创立了 OneRagtime。 Stéphanie 回顾道,在 2015 至 2016 年之前,法国社会对风投资本(Venture Capital)几乎没有任何胃口与兴趣。直到 2016 年前后,在多方合力之下整个生态才进入超速发展期:一方面来自法国国家投资银行(BPI France)与法国存托银行(Caisse des Dépôts)的大力扶持;另一方面,由民间创业者自发抗议苛捐杂税而爆发的“鸽子运动”(Mouvement des pigeons),促成了行业协会“France Digitale”的成立,发出“停止过度征税、放手让我们在法国本土创业与创造就业”的怒吼。作为现任 France Digitale 副主席,Stéphanie 强调,尽管近年来依然面临诸如“楚克曼税”(Taxe Zucman)等潜在倒退政策的挑战,但法国近十年陆续落地的制度改革为创业奠定了生命线: - **社保与用工成本减免**:降低早期团队雇佣和扩张的沉重负担。 - **科研税收抵免(CIR)**:以研发费用返还机制强力支撑硬核技术攻坚。 - **年轻创新型企业认证(JEI, Jeune Entreprise Innovante)**:为研发型早期企业提供综合性税费优惠。 - **单一比例资本利得税(Flat Tax)**:极大地激发了个人投资者与大企业参与风险投资的资金活力。 Stéphanie 总结指出,当前在 2026 年的地缘与商业环境下,技术就是最核心的话语权,法国必须坚决保护并调动民间储蓄与社会资本支持本土科技初创企业,维护战略自主与产业韧性。这一切归根结底是一场由下至上(Bottom-up)的民间力量推动的变革;随后政府机构的入场制度化,不仅让创业在社会层面上变得受人尊敬与推崇,也让法国从零摸索并建立起了此前几乎是一片空白的风投体系。正如登山一样,法国科技生态如今虽已成功翻越了第一道山隘,但通往真正顶峰的长征才刚刚展开。 ### [08:25](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=505s) 法国科技生态的资本悖论与退出困境 法国创投生态在过去几年发生了一场深刻的观念变革:过去人们很难想象愿意连续数年投资于亏损企业,只为在未来培育出行业领军者。这种心态的转变在很大程度上由法国公共投资银行(Bpifrance)及公共权力自上而下推动,通过母基金和各类风投基金将资本注入市场,赋予了创业者敢于拥有远大野心和充足弹药的底气。然而,现场也指出了一个典型的“法国悖论”:法国拥有世界顶尖的高等学府与学术底蕴(如巴黎综合理工学院 Polytechnique、巴黎中央理工 Centrale 等培养的数学与工程人才)、极高水准的基础设施以及庞大的民间储蓄总量,但这些财富长期以来却并未充分流向风险投资,初创企业的资金充沛度依然无法与美国相提并论。 面对生态该如何持续壮大的疑问,现场给出的关键论断是“业务增长与吸引力是没有国界的”(Traction n'a pas de frontière)。即便本土的风投生态尚不完美,只要初创项目能生根发芽、展现出强劲的业务数据,无论是在巴黎还是向海外资本(如英国或美国)募集资金都不是障碍。虽然资本若源自法国本土最为理想,但引入外部投资同样推动了生态演进。如今的环境已远非十年前可比,但真正的断层出现在中后期融资与退出通道上。 当前法国乃至欧洲生态最尴尬的症结在于缺乏承载科技巨头上市的公开股票市场。这导致许多优质初创企业发展壮大后的唯一退出途径就是“被美国巨头收购”。现场嘉宾坦言,这种结局“作为创业者套现固然很棒,但作为欧洲公民却令人感到遗憾”。打造本土超级领头羊之后,如何提供中后期持续融资并在欧洲本土维持其生命力,依然是悬而未决的课题,不过一批 French Tech 的头部先锋企业正在前方摸索破局之道。 - **法国核心优势**:卓越的数学与工程学术传统(理工学院、中央理工等)、顶尖的数字化与物理基础设施、庞大的国民储蓄池。 - **现存生态痛点**:后期成长资本(Growth stage)匮乏;本土二级资本市场(Bourse)对科技企业的接纳度与流动性严重不足。 - **退出路径矛盾**:欧洲企业做大后往往只能寻求被美国巨头并购,缺乏独立在本土市场成为长青上市巨头的通畅路径。 --- ### [11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) 生成式 AI 浪潮下欧洲传统企业的迟钝与转机 圆桌话题转向了近四年深刻重塑大众个人生活与职场生态的核心力量——人工智能(AI)。面对主持人关于大型集团如何落地 AI、是否只需任命一位“首席 AI 官”(Chief AI Officer)即可交差的提问,曾任职于电信巨头 Orange 拥有深厚大企业背景的斯蒂芬妮·霍斯皮塔尔(Stéphanie Hospital)直言不讳:欧洲的大型企业至今仍未真正看清美国与中国正在发生什么,整体行动过于拖沓迟缓("beaucoup trop poussif")。她向所有企业高管呼吁,必须丢掉包袱立刻行动,积极与初创企业展开合作与采购。 ```mermaid flowchart TD accTitle: 企业面对 AI 的两种路径对比 accDescr: 对比传统欧洲企业的保守禁用策略与积极拥抱并投资初创企业的安全高回报策略 subgraph Passive["企业保守防御策略"] A["企业高层下达禁令<br/>'公司内部禁用 ChatGPT'"] --> B["员工私下使用<br/>影子 IT 蔓延"] B --> C["数据脱离受控环境<br/>引发严重安全漏洞"] end subgraph Active["积极拥抱与共生策略"] D["与垂直初创合作<br/>引入如 Dust 等安全方案"] --> E["实现 30% 至 50% 效率跃升<br/>数据在私有环境隔离"] E --> F["开展战略协同与 CVC 投资<br/>捕获被投企业商业价值"] end ``` 针对许多大型企业“因噎废食”的做法,斯蒂芬妮提出了严厉的批评。一些企业管理者自欺欺人地宣称“我们公司已经全面禁用了 ChatGPT”,然而现实是员工依然在私下使用,由于缺乏企业级安全环境,数据泄露风险反而成倍增加。实际上,正确采用安全合规的企业级解决方案不仅能保障私有数据安全,更能立即带来 30%、40% 甚至 50% 以上的生产力跃升。她借此称赞了 Dust 等公司所提供的企业级数据安全隔离方案,并列举了 Stripe 投资支付领域颠覆者 Ramp 的例子——面对新物种的冲击,最好的应对不是排斥,而是主动参与其中。 大型企业在涉足企业创投(CVC)时往往缺乏战略定力,这也是欧洲转型的绊脚石。初创企业通常需要 2 到 3 年验证可行性,5 到 10 年才能真正成长为卓越的企业;但大企业的领导层往往两三年就轮换一次,新官上任便会质疑“为什么投资这些初创公司”并全盘推翻。在当下的 AI 变革中,传统企业不仅需要长期主义的耐力,更迫切需要前所未有的危机感("sentiment d'urgence")。 --- ### [14:13](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=853s) 从知识问答到自主行动:AI Agent 的演进与落地 谈及 Dust 的业务,主持人引出企业级 AI Agent(智能体)如何改善工作流、提升效率并消除繁琐的人工劳动。Dust 联合创始人兼 CTO 斯坦尼斯拉斯·波卢(Stanislas Polu)指出,企业对 AI 的使用方式是一个不断追赶模型能力的“移动靶”(moving target)。仅仅两年前的模型与 Agent 表现与当下天差地别,而未来又将迎来全新形态,产品必须同时做到自身随底层技术演进而演进,并帮助企业用户快速适应技术迭代。 ```mermaid flowchart LR accTitle: 企业级 AI 应用能力的演进历程 accDescr: 从基于 RAG 的简单问答阶段发展到长耗时推理,再到基于 MCP 协议的操作执行阶段 Stage1["两年前:检索增强(RAG)<br/>· 基础 Q&A 问答<br/>· '查询公司休假政策'"] --> Stage2["推理与 Agent 觉醒<br/>· 复杂自主推演任务<br/>· '做竞品分析,45分钟后叫我'"] --> Stage3["当前:MCP 协议落地<br/>· 标准化 API 工具调用<br/>· 自动修改表格/CRM/文档"] ``` 斯坦尼斯拉斯详细拆解了企业级 AI 应用的三个演进阶段: 1. **初期检索问答时代(约两年前)**:以 Glean 流行和 RAG(检索增强生成)爆发为代表,企业诉求主要停留在表层的一问一答,例如员工向系统提问“公司的年假政策是什么”。 2. **长流程思考与 Agent 觉醒阶段**:随着经过专门后训练(Post-training)的推理模型涌现,智能体被赋予了处理高度复杂任务的能力。用户不再只索求单点答案,而是直接下达大体量任务,比如“对互联网上该细分品类的所有竞品进行一份完整的市场调研分析,45分钟后完成后提醒我”,Agent 随即自主展开长达数十分钟的工作。 3. **行动与执行时代(当前阶段)**:伴随 MCP(Model Context Protocol,模型上下文协议)等标准的兴起,智能体与现有企业 API 的交互实现了标准化。AI 不再局限于输出文字分析,而是开始直接“动手”执行具体动作——编写文档、处理电子表格、在底层实时更新 CRM 系统数据。 斯蒂芬妮随即给出了投资机构自身的绝佳佐证:OneRagtime 内部所有被投企业的季度跟踪报告已经全部由 AI Agent 自动化生成。该机构跟踪管理着 40 余家初创公司,传统投资流程中充斥着繁重的数据收集与行政事务(Admin)。通过早期技术团队搭建的 AI 体系,机构在一年内实现了约 40% 的生产力跃升,使投资团队得以从机械的案头杂务中解脱出来,将宝贵的时间倾注在与创业者、LP 及合作伙伴的深度沟通上。这种“知行合一”的深度实践,也进一步影响着他们评估初创企业与构建投资假设的全新视角。 ### [17:07](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1027s) 人性直觉与 AI 放大器:早期投资与“人才密度”的重新定义 在谈及投资逻辑时,OneRagtime 创始人兼 CEO 斯特凡妮·奥斯皮塔尔(Stéphanie Hospital)指出,早期投资(种子轮和 A 轮)最具挑战性的核心始终是“人”——投资人看重的是团队特质、联合创始人的人品以及彼此之间的化学反应与协作动态。这类微妙的人际关系迄今无法被任何算法精准预测;若强行引入统计模型,往往只会复制既有偏见。她坦言,回溯机构过往最成功的投资案,如果当年丢给 AI 算法筛选,AI 大概率会判定这些创始人“并不具备合拍的功能特征”。这种不可替代性令人欣慰,因为 AI 的普及反而凸显了人类不可剥夺的独特性:直觉洞察力、人际交往维系力以及感知团队微妙气场的能力。 Stripe 团队成员对此深表认同,并从组织管理角度补充指出:AI 实际上是一个“能力放大器”(Multiplier)。若一个人原本就天资聪颖、能力出众,AI 可以赋能其生产力瞬间跃升 100 倍;但反过来,如果一个人基础薄弱、缺乏判断力且频繁犯错,AI 同样会成倍放大其缺陷。这就导致了所谓的“毁灭半径”(Blast Radius)——平庸者滥用技术可能引发波及面极广的灾难。正因如此,无论对初创企业还是风险投资人而言,未来的制胜法宝都在于不计代价地提升组织内部的“人才密度”。 ```mermaid flowchart TD accTitle: AI放大效应与人才密度关系图 accDescr: 展示顶尖人才与平庸人员在接入AI后产生的高效产出与毁灭半径的分化 subgraph Inputs["初始能力基础"] A["高潜优秀人才<br/>(强直觉 / 扎实功底)"] B["平庸或缺乏经验者<br/>(低判断力 / 易犯错)"] end subgraph Engine["AI 与智能体乘数效应"] AI["AI 工具与 Agent 系统"] end subgraph Outputs["最终业务影响"] C["100倍生产力跃升<br/>系统性业务创新"] D["毁灭半径扩大<br/>(致命系统级缺陷)"] end A --> AI --> C B --> AI --> D ``` --- ### [19:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1146s) “毁灭半径”与初级工程师的成长困境 Dust 联合创始人兼 CTO 斯坦尼斯拉斯·波鲁(Stanislas Polu)顺着“毁灭半径”的话题展开了深度分析。他认为,一支手握自动化 Agent 的平庸团队,其造成的潜在破坏力不可估量。这种严苛的现实迫使企业必须以最激进的方式提高人才密度。因为当下的工作范式正在经历根本性范式转移:员工不再仅仅是“执行具体任务的操作者”,而是必须转型为“构建能自动执行任务之系统的架构师”。这种由操作工到系统架构者的跃升,对人员的综合素质提出了前所未有的顶格要求。 然而,这也直接引出了一场深刻的行业危机——年轻开发者的未来生存空间与培养路径。波鲁指出,仅仅在过去三个月内,软件工程师(Software Engineer)这一职业的面貌就已被彻底重构。如今衡量一名优秀工程师的核心门槛,全凭多年在实战前线亲手摸爬滚打、踩坑积累沉淀下来的工程直觉与系统级判断力。既然低门槛的敲代码过程已全权交由模型接管,年轻一代刚入行的开发者又该如何跨越“从执行中积累经验”的阶段,获得这些不可或缺的深层洞察?这成了整个科技生态必须正视的死结。 - **组织角色转变**:从原本简单的“我来干这项活”(doing the task),演进为“我来搭建执行这项活的自驱系统”(building the system)。 - **行业转型周期**:软件研发的基础运作模式在短短 3 个月内被大模型重塑,经验壁垒反而变得空前深厚。 --- ### [20:07](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1207s) 产品原型的百倍提速与“能力过剩”的决策陷阱 Stripe 的产品负责人(Product Lead)以自身经历佐证了这种剧变:在她休了五个月产假重返岗位后,赫然发现整个内部工作环境已被完全重构——各种业务 Agent 已经在内部遍地开花。以往产品经理在脑海中酝酿了一个新功能概念,必须协调一至两名全职工程师耗费数天甚至数周协助编码;而现在,一个人借助 Agent 工具,只需短短一小时便能独立构建并验证一个产品原型,以极快节奏测试其市场逻辑。 但这种“无所不能”的技术红利旋即诱发了新的反思。过去,工程资源的瓶颈(Bottleneck)虽然延缓了开发进度,但它客观上充当了一道极其严密的“天然过滤器”,强迫团队反复权衡优先级,将有限的算力与人力聚焦在最核心的问题上。如今开发门槛被彻底抹平,产品经理反而很容易陷入“既然什么都能做,干脆通通做一遍”的认知偏见,最终在毫无实质商业价值的伪需求上浪费资源。正所谓“能力越大,责任越大”,当资源不再是阻碍时,拒绝去做什么反而成为了最高维度的战略自制力。 --- ### [21:12](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1272s) Wecasa 的 AI 落地实战:从 60% 客服自动化到“实习生大军”的协作隐忧 在探讨具体企业的转型时,现场聊到了法国家居生活服务平台 Wecasa 的创立时间线。在纠正了“Wecasa 诞生于 ChatGPT 之后”的调侃后,联合创始人兼 COO 皮埃尔·安德烈(Pierre André)厘清了时间节点:Wecasa 早在 2015 年即告成立,早于 OpenAI 的声名大噪与 2022 年底 ChatGPT 的问世。对于一家扎根实体服务平台的企业而言,AI 的切入点极其清晰务实:第一站便是客户支持(Customer Support)。如今 Wecasa 已经有超过 60% 的客服工单由 AI 自动闭环解决。安德烈回顾道,早期的自动化系统即便达到 80% 的准确率也完全无法令人满意,因为剩下的 20% 翻车现场极其灾难;直到后来将其深度挂载到内部业务系统(外部客服主要采用 Intercom Fin,而 Dust 则主要负责打通内部数据),AI 交付的回复质量才实现了令人惊艳的质的飞跃。 ```mermaid flowchart LR accTitle: Wecasa内外双循环AI应用架构 accDescr: 展示Wecasa在外部客户服务与内部数据打通上的不同工具选型与协同流程 subgraph ExternalOps["外部前台支撑"] T["用户工单 / 客服请求"] --> F["Intercom Fin 智能客服"] F --> RES["超 60% 工单自主解决<br/>(实时连接外部接口)"] end subgraph InternalOps["内部组织协同"] Q["跨部门复杂业务提问"] --> D["Dust 平台<br/>(挂载公司内部私域数据)"] D --> ANS["业务流程重塑 / 假设快速验证"] end subgraph ControlLoop["人工兜底与校准"] ANS --> V["人类专家验证<br/>(思考前置 + 最后一公里审核)"] end ``` 谈及内部运营,安德烈特别强调,Wecasa 绝非一家“以 AI 为中心”(AI-centric)的底层算法公司,AI 在这里本质上是高维生产力工具。面对日新月异的技术炒作,关键在于甄别哪些是昙花一现的噱头,哪些是能沉淀为长期资产的基础设施。企业引入 Dust 后的关键质变,在于将模型与公司庞大的私域数据深度咬合,这彻底改变了业务流程,赋能员工迅速调取业务全局洞察,以往因精力有限而被搁置的海量细碎问题如今都能得到解答。 然而,安德烈形象地将现阶段的 AI 比喻为一支“高产却盲目的实习生大军”(une armée de stagiaires): - **极其高产且极度自信**:AI 可以在瞬间生成大量方案,并且用坚决笃定的语气宣布“这就是最佳答案”; - **缺乏全局盲区自知**:它并不了解自己遗漏了哪些业务边界与上下文约束,导致回答在表面看似严丝合缝、实则大错特错; - **不可替代的“最后一公里”**:如果管理者贪图省事直接拿来就用,就必然会踩坑。真正的专业沉淀在于两头——前期的精准需求拆解(思考前置)与后期的严密人工核验(最后一公里审核)。因此,对全员进行针对性培训,学会与“AI 实习生”保持距离并建立审慎批判思维,是企业数字化的必修课。 --- ### [25:26](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1526s) 出海扩张的新篇章:从本土走向国际化的最初愿景 随着对话逐步深入,话题顺理成章地延伸到了初创企业的出海扩张。针对 Wecasa 成功走出法国本土、进军英国和德国等核心欧洲市场的历程,主持人发问:企业究竟是在哪一个关键节点认清了“走出本土、开启全球化扩张”的时机?皮埃尔·安德烈直言,这并非企业发展到某一阶段被动做出的顺水推舟之举,而是几位联合创始人在 2015 年创立公司第一天起就刻在骨子里的核心使命——从最初立项那一刻起,他们的目标就是打造一家真正意义上的国际化公司。 ### [25:48](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1548s) Wecasa 的出海征程:从巴黎遥控英德市场与“灰尘普适定律” Wecasa 联合创始人兼首席运营官 Pierre André 回顾了公司的创立初衷。在此之前,他的合伙人曾创办过一家非常优秀的法国本土初创企业,但由于行业属性限制,极难推向国际。因此在创立 Wecasa 时,团队从第一天(Day 1)就确立了走向全球的野心,甚至连公司名字也是为了契合国际化而起的。然而出海之路并非一帆风顺,Pierre 笑着分享了一则黑色幽默般的往事:团队最初雄心勃勃地计划在 2020 年 3 月启动国际化扩张,结果众所周知的疫情突如其来,不得不紧急踩下刹车延期。 不过,Wecasa 本身具备天然契合全球化的 B2C 属性——即在线预订到家生活服务。Pierre 用一句极其风趣且精辟的话总结道:“灰尘最奇妙的地方在于它是普适的,全球到处都有灰尘。”无论身处哪个国家、哪个地理区域,人们对家政保洁的需求本质上是一模一样的。在法国本土,该服务不仅在巴黎大受欢迎,在蒙吕松(Montluçon)郊区也同样运转良好,完全不是外界误以为的“巴黎精英专属服务”。到了 2021 年,团队重启出海,首站便挑了公认要求严苛、竞争极具挑战性的英国市场,随后在去年又啃下了同样以高难度著称的德国市场。 最令团队自豪的一点在于,Wecasa 的国际化完全是在巴黎“远程操控”实现的。得益于服务线上调度和数字化的本质,团队并未在伦敦或柏林设立昂贵的海外实体办公室或当地重型团队,而是在巴黎总部招募母语为英语和德语的本土化人才来管理两地业务。这种高度中心化的轻资产运作模式,极大地降低了创业公司出海试错与落地的资金门槛。 ```mermaid flowchart TD accTitle: Wecasa 远程跨国运营模式架构图 accDescr: 展示 Wecasa 如何立足巴黎总部,通过集中化团队远程调度英国与德国等海外到家服务市场。 subgraph HQ["巴黎总部 (Paris HQ)"] OPS["中央运营与数字调度平台"] TALENT["多语种本地人才<br/>(英语 / 德语母语团队)"] end subgraph Expansion["全数字化远程管理"] UK["英国市场 (2021年启动)<br/>高标准 / 严要求测试点"] DE["德国市场 (次年拓展)<br/>高门槛成熟市场"] end OPS --> TALENT TALENT --> UK TALENT --> DE ``` ### [27:43](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1663s) 出海时机与团队熵增:为什么成熟期出海往往会失败 面对“究竟何时才是进军国际的最佳时间点”这一经典问题,Pierre 坚决反驳了“等本土业务成熟后再出海”的传统逻辑。在他看来,所谓的“最佳时机”就是团队拥有充足精力和冲劲的那一刻;如果非要等到在法国本土完全成熟,那企业可能永远也迈不出国门。 Pierre 指出了大公司在成熟后出海必然面临的“组织熵增”陷阱:一旦本土主营业务规模庞大,新开拓的国家在起步阶段相比之下必定微不足道。如果一个新国家整整一个月的业绩,本土大本营只要 4 个小时就能轻松做完,团队内部的心理天平与核心资源就会被自然而然地拉扯回本土主业。相反,只有在早期及早启动国际化,才能将跨国思维刻进公司的基因中,迫使每一个业务条线在做决策时,都必须系统性地思考“这件事在各个国家要如何落地”。 - **出海黄金法则**:切勿等待绝对成熟,早期出海旨在建立“多国思维”的组织文化,避免后期落入本土业务对资源与精力的黑洞效应。 - **业务体量对比**:若晚期出海,新市场 1 个月的收入往往不及成熟母市场 4 小时的产出,极易导致新市场沦为边缘项目。 ### [28:47](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1727s) 投资人视角与创始人选址争议:“创始人必须肉身搬迁”是伪命题吗? OneRagtime 创始人兼首席执行官 Stéphanie Hospital 从早期投资人的视角对此表示高度认同。她强调,在早期投资阶段,基金只会选择那些从第一天起就具备全球视野、立志打造国际行业领袖的创始人。未来的商业竞争将更多按照大地理与地缘政治区域划分,而在 AI 领域,美国市场的爆发力与变现速度显然远超欧洲。她进而提出了一个风投界广为流传的定式:当企业要跨越发展周期、实现跨国规模化跃迁时,往往需要至少一名创始人“肉身搬迁”到目标国家亲自扎根拓荒。 这番言论立刻引来了 Dust 联合创始人 Stanislas Polu 的强烈反弹。Stanislas 直言不讳地反驳道:“对不起,我可能要表现得有点攻击性了,但我完全不同意!”他直斥这是典型的“风投说辞”(idée d'investisseur),几乎所有投资人都会挂在嘴边,但在现实中根本站不住脚。他列举了 Spotify、ElevenLabs 以及 Lovable 等全球顶尖企业,证明最优秀的公司即便创始人没有长期肉身搬去美国,同样能在全球大获成功——“事实是,只要产品跑通了、业务做成了,它就是行得通。” 这番针锋相对引发了全场大笑,Stanislas 随即调侃起自己的处境。作为备受瞩目的 AI 独角兽级项目,Dust 的投资方包括 Sequoia(红杉资本)等顶级风投,团队每天都在承受投资人的狂轰滥炸:“你们到底什么时候搬来?酒店都给你们订好了!”当主持人追问其联合创始人 Gabriel Hubert 目前身在何处时,Stanislas 幽默地回答:“Gabriel 正处于法国与美国之间的‘量子叠加态’——这么做纯粹是为了讨好我们亲爱的投资人们。” - **Stanislas 举例反驳创始团队必须定居美国的案例**:Spotify(瑞典起源全球扩张)、ElevenLabs(语音 AI 领头羊)、Lovable 等。 - **Stéphanie 援引的搬迁成功案例**:Jellysmack、Shotgun、Groover(团队迁往纽约后实现质的飞跃)。 - **资本退出与估值现实**:Stéphanie 补充解释,当一家欧洲 AI 初创企业拿了美国同等级别的高估值融资、核心客户全在北美时,潜在的买家与并购方都在美国;在地缘政治越发复杂的趋势下,创始人置身美国常常成为资本侧合乎商业理性的现实诉求。 ### [32:32](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1952s) 欧洲一体化、“量子叠加态”与 AI 时代的轻量化全球化 尽管在“创始人肉身是否必须赴美”上存在分歧,但在欧洲本土市场的发展上,大家迅速达成了高度共识。Stéphanie 与 France Digitale 一直积极推动所谓的“第 28 种制度”(28th regime),旨在为泛欧初创企业打破各国繁冗的法律壁垒,打造统一合规的单一数字大市场。大家一致认为,任何一家想做大的欧洲企业,其底线竞技场至少必须覆盖全欧,进而才能放眼美国。 Pierre 赞同道,当下出海的难度其实远比大众想象的要低。企业完全可以立足法国,利用来自世界各地的国际化人才远程撬动海外版图,而新一代 AI 技术的爆发更是极大推动了这一进程——它让实时多语言翻译、跨国本地化文档适配与特定市场需求对接变得前所未有的轻巧高效。 在一片欢声笑语中,主持人出面打圆场,找出了横跨在 Pierre 和 Stanislas 之间的绝妙连结:既然 Pierre 提出了“灰尘(la poussière)无处不在”,而 Stanislas 的 AI 公司名字恰恰就叫“Dust”(灰尘),可见 Dust 注定也要蔓延到世界的每一个角落,两家公司甚至可以考虑来一场“灰尘业务”的合资联姻(Joint Venture)。此外,Stanislas 自身那段与美国紧密交织的履历也呼之欲出——他不仅在美求学,更曾早期就职于 Stripe 和 OpenAI,他的国际化视野早在求学与职业早期便已打下了深厚烙印。 ### [34:08](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2048s) Totem 被 Stripe 收购往事与破除对硅谷的盲目崇拜 主持人将话题引向 Stanislas Polu 的早期创业经历。当年 Stanislas 与合伙人 Gabriel Hubert 创立了 Totem。在经历数次转型(pivot)之后,Totem 最终聚焦于 Instagram 数据分析,并成为了 Stripe 在欧洲的最早一批客户之一(甚至可以说是欧洲的“1号用户”)。后来,Totem 成为了 Stripe 早期极少数收购(Acqui-hire)的团队之一。Stanislas 回忆起那段经历时笑称,当时的法国创业者面对美国科技公司往往有一种深重的自卑情结:“在真正看到美国人如何工作之前,我们总以为他们全都是天才。” 当时 Totem 手握 Pinterest 的收购意向书(Offer),团队虽然觉得很棒,但心底真正梦寐以求的归宿却是 Stripe。作为 Stripe 的狂热崇拜者(“fan boys”),他们主动联系了 Stripe 团队,并很快与创始人 Patrick Collison 和 John Collison 兄弟进行了沟通。面试流程推进得极其迅速,尽管最初戏剧性地收到了一个拒绝回复,但 Collison 兄弟最终决定冒险一搏,收购这支拥有英国控股架构(TopCo)的海外团队。彼时 Stripe 几乎从未收购过欧洲团队,全公司规模也仅有约 150 人左右。Stanislas 就此加入 Stripe 并工作了整整五年。 - **Totem 发展历程**:由 Stanislas Polu 与 Gabriel Hubert 共同创立,主营 Instagram 分析业务,是 Stripe 进军欧洲市场时最早的一批标杆客户。 - **Stripe 早期收购决策**:在收到 Pinterest 的收购意向后,Totem 团队主动接触 Stripe;尽管跨国并购流程复杂且最初被拒,Collison 兄弟最终拍板完成并购,将团队招致麾下。 ### [36:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2190s) 真正的技术主权:从法国总部走向全球市场 当被问及如今作为 Dust 的联合创始人,是否会听从投资人的建议搬回美国旧金山时,Stanislas 给出了非常坚决的回答。从个人情感上讲,他的儿子是美国人,回美国生活自然令人愉悦,而且投资人甚至恨不得“在旧金山机场排成仪仗队夹道欢迎他”;但从商业与团队角度看,这对 Dust 而言将是一场灾难。Dust 是一家从创立伊始就将控股母公司(TopCo)和核心工程团队扎根于法国的企业,创始人抽身前往硅谷会严重打乱节奏。 更深层的原因在于,经历过硅谷顶尖科技巨头的洗礼后,Stanislas 彻底打破了信息差与敬畏滤镜:“美国人并没有什么三头六臂,我们完全和他们一样强,我们完全可以从法国本土向他们发起挑战。”这也引出了他对“欧洲技术主权”的独特见解:真正的自主绝非闭关自守,去搞一套“法国人专供法国人使用”的局域网产品,而是要在法国打造出足以横扫全球市场(“dégommer le marché global”)的世界级产品。Pierre 对此深表赞同,他指出许多欧洲企业之所以难以突破天花板,正是因为缺少这种见识过硅谷运作后“坚信一切皆有可能”的视野与魄力。 ```mermaid flowchart TD accTitle: 技术主权的两种认知路径 accDescr: 对比传统封闭式主权视角与 Dust 代表的全球扩张型主权视角 subgraph Defense ["传统保守视角(内卷孤立)"] A["退守本土与欧洲市场"] --> B["构建'法国人专供法国人'的替代方案"] B --> C["受限于本地市场体量,丧失全球竞争力"] end subgraph Offense ["Dust 全球竞技视角(外向突破)"] D["破除对硅谷的盲目崇拜"] --> E["工程研发与母公司坚守法国本土"] E --> F["直接参与全球市场竞争,夺取国际领导权"] end ``` ### [37:58](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2278s) 欧洲资本困局与创业门槛的变化 围绕欧洲资本环境是否正在制约企业成长,OneRagtime 创始人兼投资人 Stéphanie Hospital 分享了她的观察。首先在创业门槛方面,得益于 AI 工具和现代化数字基础设施的普及,如今启动一家初创公司的成本相较十年前大幅断崖式下降,创始人初期无需大笔资金即可跑出相当高的效率。在她看来,很多时候阻碍欧洲创业者做大的不是外部环境,而是创始人自我设限的心理壁垒。 对于公共机构经常抱怨的“欧洲缺乏资本”,Stéphanie 指出巨额资金并非不存在——例如 Alexandre Lebrun(与 Yann LeCun 等顶尖学者/先驱深度关联的硬核项目)能够以 35 亿欧元的估值完成 10 亿欧元的单笔巨额种子/基石融资,证明欧洲对大型基础设施项目同样具备吸金能力。然而,欧洲与美国资本市场的真正差距在于资金源头: - **养老与储蓄机制差异**:美国的大量个人储蓄早早投入股市与私募股权基金,大学捐赠基金(Endowments)源源不断向创投市场输送数十亿美元的流动性;而欧洲储蓄者尚未形成通过风险投资为养老积累财富的普遍文化。 - **公共采购与民间资本的分工**:欧洲政府习惯既当出资人又想管采购,角色模糊;真正健康的市场应当让政府聚焦于公共采购(订单支持),将投资行为交由效率更高的民间资本驱动。 ### [40:01](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2401s) 展望未来十年:技术即权力,打造扎根法国的欧洲领军者 午餐接近尾声,餐桌上出现了一段关于买单的轻松插曲——主持人客气地表示“这顿饭由我们买单”,嘉宾们随即开启玩笑,有人调侃自己“忘带银行卡”,被戳穿“手机就在手里可以刷手机支付”后,又立刻改口“我手机也忘带了”,引得全场哄堂大笑。 在被问及对未来十年法国与欧洲科技生态的期许时,三位嘉宾从不同维度给出了展望: 1. **国家层面的科技压注(Stanislas Polu)**:希望法国政府能够倾尽全力支持底层科技研发。技术不仅限于目前炙手可热的生成式 AI,还应延伸至量子计算(Quantum computing)等未来领域,因为技术已经成为当代大国博弈的核心命脉。 2. **科技即权力的战略定力(Stéphanie Hospital)**:她将当下的数字化与量子创新基石比作戴高乐时期的核威慑力量(Force de dissuasion)——“技术自古以来就是权力的象征”。她期待欧洲在未来十年内坚信自己能够孕育出国际领军企业,通过创新投资持续创造就业与财富。 3. **扎根法国的社会价值(Pierre André)**:作为 Wecasa 联合创始人,Pierre 最自豪的是平台每年帮助超过 20,000 名上门服务专业人员获得实在的收入。鉴于本土到家服务领域尚未被美国巨头垄断,他的梦想是证明欧洲本土能够诞生独角兽,且这类企业无需变卖给美国公司,而是保留纯正的法国 DNA 并保持独立发展。 对谈最后,Stanislas 借着 Wecasa 的家政保洁业务打趣道:“祝 Wecasa 业务越来越好,而对于我们 Dust 来说,希望‘灰尘’(Dust 意为灰尘)能变得更多!”这一双关笑点为整场十年对谈画上了轻松圆满的句号。 ## Notable quotes > [04:20](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=260s) 停止过度征税、放手让我们在法国本土创业与创造就业 — Stéphanie Hospital > [08:25](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=505s) 业务增长与吸引力是没有国界的 > [08:25](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=505s) 作为创业者套现固然很棒,但作为欧洲公民却令人感到遗憾 > [11:06](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=666s) 我们公司已经全面禁用了 ChatGPT — Stéphanie Hospital > [14:13](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=853s) 做竞品分析,45分钟后叫我 — Stanislas Polu > [21:12](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1272s) 高产却盲目的实习生大军 — Pierre André > [25:48](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1548s) 灰尘最奇妙的地方在于它是普适的,全球到处都有灰尘。 — Pierre André > [28:47](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1727s) 对不起,我可能要表现得有点攻击性了,但我完全不同意! — Stanislas Polu > [28:47](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=1727s) Gabriel 正处于法国与美国之间的‘量子叠加态’——这么做纯粹是为了讨好我们亲爱的投资人们。 — Stanislas Polu > [34:08](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2048s) 在真正看到美国人如何工作之前,我们总以为他们全都是天才。 — Stanislas Polu > [36:30](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2190s) 美国人并没有什么三头六臂,我们完全和他们一样强,我们完全可以从法国本土向他们发起挑战。 — Stanislas Polu > [40:01](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2401s) 技术自古以来就是权力的象征 — Stéphanie Hospital > [40:01](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8&t=2401s) 祝 Wecasa 业务越来越好,而对于我们 Dust 来说,希望‘灰尘’能变得更多! — Stanislas Polu ## Mentioned Stripe, Stanislas Polu, Stéphanie Hospital, Pierre André, Gabriel Hubert, Dust, OneRagtime, Wecasa, Quelle Énergie, Oracle, Freebox, Mon disque en ligne, Y Combinator, Seedcamp, Le Camping, Orange, Google, Microsoft, Wikipedia, Twitter, Facebook, Dailymotion, Deezer, Vivendi, Bpifrance, Caisse des Dépôts, France Digitale, Mouvement des pigeons, Taxe Zucman, CIR, JEI, École Polytechnique, Centrale, ChatGPT, Ramp, Glean, MCP, OpenAI, Intercom Fin, Sequoia Capital, Spotify, ElevenLabs, Lovable, Jellysmack, Shotgun, Groover, Totem, Pinterest, Patrick Collison, John Collison, Alexandre Lebrun, Yann LeCun ## Video description Ten years ago, Stripe opened its first offices in France. A decade later, the French ecosystem has transformed: iconic companies have reinvented themselves, a new generation of startups has emerged, and platforms have enabled hundreds of thousands of entrepreneurs to launch their ventures. We brought together some of the figures who have contributed to this transformation, over a lunch. The first of two conversations focus on the emergence of the French tech ecosystem with: Stanislas Polu (Cofounder and CTO, Dust) Stéphanie Hospital (Founder and CEO, OneRagtime) Pierre André (Cofounder and COO, Wecasa) Key moments: 00:00:51 French tech ecosystem 00:11:06 How AI and agents are reshaping French businesses 00:25:27 Building in France and expanding globally [Source](https://www.youtube.com/watch?v=Jq-Rf0LsIq8)

Source quotes

[4:20] Stéphanie Hospital: 停止过度征税、放手让我们在法国本土创业与创造就业 [8:25] 业务增长与吸引力是没有国界的 [8:25] 作为创业者套现固然很棒,但作为欧洲公民却令人感到遗憾 [11:06] Stéphanie Hospital: 我们公司已经全面禁用了 ChatGPT [14:13] Stanislas Polu: 做竞品分析,45分钟后叫我 [21:12] Pierre André: 高产却盲目的实习生大军 [25:48] Pierre André: 灰尘最奇妙的地方在于它是普适的,全球到处都有灰尘。 [28:47] Stanislas Polu: 对不起,我可能要表现得有点攻击性了,但我完全不同意! [28:47] Stanislas Polu: Gabriel 正处于法国与美国之间的‘量子叠加态’——这么做纯粹是为了讨好我们亲爱的投资人们。 [34:08] Stanislas Polu: 在真正看到美国人如何工作之前,我们总以为他们全都是天才。 [36:30] Stanislas Polu: 美国人并没有什么三头六臂,我们完全和他们一样强,我们完全可以从法国本土向他们发起挑战。 [40:01] Stéphanie Hospital: 技术自古以来就是权力的象征 [40:01] Stanislas Polu: 祝 Wecasa 业务越来越好,而对于我们 Dust 来说,希望‘灰尘’能变得更多!

Source quotes

[11:06] Stéphanie Hospital: Aujourd'hui on a des gains de productivité de 30, 40, 50 %. Je pense que c'est voir plus... Cette vague, c'est une lame de fond. [14:10] Stanislas Polu: Aujourd'hui, les cas d'usage sont beaucoup plus complexes... On passe de poser juste une question pour avoir une réponse rapide à: 'Fais-moi une étude de marché sur l'ensemble des concurrents sur ce segment de produits sur internet et pinge-moi dans 45 minutes quand tu auras fini.' [18:21] Stanislas Polu: Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités... Tu es en train de transformer toutes les fonctions d'un mode de 'juste je fais la tâche' à un mode où 'je construis le système qui va permettre de faire la tâche'. [28:32] Stanislas Polu: Quand ça marche, ça marche [33:30] Stanislas Polu: Les Américains n'ont rien de spécial et on est aussi fort qu'eux [40:01] Stanislas Polu: Plus de poussière!

Original transcript

[0:00] [musique] [0:01] faire une entreprise grâce à l'IA, tu as [0:03] pas besoin de beaucoup de capitaux pour [0:05] redémarrer. [0:05] Les meilleures boîtes n'ont pas vu leur [0:07] [musique] fondateur bouger. Toute la [0:08] question, c'est de réussir à faire la [0:09] part des choses entre les dernières [0:10] tendances, les dernières modes. [0:12] Pour les 10 ans de l'ouverture de nos [0:13] tout premiers bureaux en France, nous [0:15] avons convié des personnalités qui ont [0:17] façonné l'écosystème tech français à [0:19] venir nous raconter leur histoire et à [0:21] nous partager leur vision du chemin [0:22] qu'il reste à parcourir. [0:24] Tu retournerais là ? [0:25] Ce serait une mauvaise décision pour [0:26] pour Dust. Je pense que l'international, [0:27] il faut y aller assez vite pour cranter [0:29] une culture et je pense que si tu le [0:30] fais tard, c'est beaucoup plus [0:31] difficile. [0:32] Aujourd'hui, on a des gains de [0:33] productivité de 30 40 50 %. [0:36] Au programme, l'émergence de [0:38] l'écosystème tech, les sorts de l'IA et [0:40] des agents et l'expansion internationale [0:42] des entreprises françaises. Le tout [0:44] autour d'un déjeuner d'anniversaire. [0:49] [musique] [0:51] J'ai commencé ma carrière à une époque [0:53] où il y avait pas de start-up et même [0:54] quand j'ai fait moi mes études, donc [0:55] j'avais fait une école de commerce, [0:57] personne ne sortait en créant une [0:59] entreprise. À mon époque, donc c'était [1:00] au début des années 2000, le rêve de [1:02] tout le monde c'était d'aller travailler [1:03] à la défense dans des grands groupes du [1:04] CA 40 et c'était les meilleurs élèves [1:06] allaient à la société générale, tu vois. [1:07] Et donc moi, j'ai commencé ma carrière [1:09] dans le l'écosystème informatique, donc [1:10] dans la vente de matériel informatique [1:12] et euh et j'ai vraiment eu ce déclic en [1:14] fait euh c'était en 2000 vers 2010-211 [1:18] où en fait tous les gens autour de moi [1:19] de cet écosystème informatique parlaient [1:21] du bon vieux temps. C'est-à-dire qu'on [1:23] sentit, j'avais l'impression d'être [1:24] arrivé dans un écosystème qui était en [1:26] phase de normalisation et que les les [1:28] meilleures années étaient derrière. Je [1:29] me suis dit quand même c'est idiot, je [1:30] suis jeune, j'ai pas envie d'être [1:33] quelque chose où les meilleures années [1:34] sont derrière. Et je me suis dit où [1:35] est-ce que ça se passe en ce moment ? Et [1:36] c'était le début de la scène start-up [1:38] finalement en France. Et donc c'est à ce [1:39] moment-là où j'ai fait un premier move [1:41] en en quittant mon job et en rejoignant [1:43] une première start-up qui s'appelait [1:45] Quelle Ennergy à l'époque. Donc j'ai [1:46] rejoint en 2011 qu'on a développé donc [1:48] avec ses fondateurs jusqu'en 2015 et [1:51] ensuite on s'est associé avec les [1:53] fondateurs de C Energie moi et deux [1:54] autres associés pour créer Wikasa et [1:57] donc avec cette ambition de créer bah [1:59] une start-up qui a de l'impact et euh et [2:02] à travers ces années en voyant à quel [2:03] point l'écosystème a changé de maturité. [2:06] C'est-à-dire qu'on voit que ça n'a plus [2:07] rien à voir. Le niveau d'ambition des [2:09] entreprises, le niveau de moyen, le [2:10] niveau de culture. En fait, chacun monte [2:13] sur les épaules du précédent et on sent [2:15] à quel point il y a un écosystème qui se [2:16] crée et à quel point ça prend du temps [2:18] aussi pour que cet écosystème grandisse. [2:20] Mais je trouve de ma fenêtre de voilà de [2:24] 20 ans de carrière, c'est assez [2:24] enthousiasmant de voir ce qui s'est [2:26] passé en France et je trouve ça hyper [2:28] bien pour le le pays, pour l'énergie [2:30] entrepreneuriale. J'avoue que je suis [2:31] assez curieuse de savoir toi Stan, ton [2:33] expérience, est-ce que il y a un moment [2:35] justement où tu as aussi senti qu'il y [2:37] avait un truc qui changeait euh alors [2:39] que ce ça peut être technologique mais [2:41] ça peut être aussi juste culturel en [2:43] fait une une envie d'entreprendre, [2:45] quelque chose qui qui se débloque dans [2:47] l'esprit des gens. Moi, je suis tombé [2:48] dans le dans l'envie de créer des [2:49] projets assez tôt. J'avais créé une [2:51] boîte au lycée avec un enf pas on peut [2:54] pas appeler ça une boîte [2:55] dans un garage. [rires] Alors, c'était [2:56] pas dans un garage, c'était dans un [2:57] appartement du 8e. [3:00] C'est la version parisienne [rires] [3:02] du garage [3:03] euh Paris Ouest du garage, mais ça [3:06] marche aussi. et on avait notre serveur [3:08] dans le salon de cette de ce bel [3:10] appartement qui est d'ailleurs un [3:11] appartement magnifique. J'avais un pote [3:12] qui avait un appartement magnifique. Euh [3:14] on avait créé un petit système qui [3:15] s'appelait mon disque en ligne et qui [3:16] permettait de stocker des fichiers en [3:18] ligne à l'époque de la clé USB. Et donc [3:20] les gens comprenaient pas pourquoi [3:21] est-ce que j'utilisé votre votre système [3:23] au lieu d'une clé USB. Bon, ça avait [3:25] marchauté un petit peu mais au final on [3:26] avait on y connaissait rien. Il y avait [3:28] pas du tout de support dans l'écosystème [3:30] pour ce genre de de projet et on a [3:33] laissé un peu filer le truc. Et je crois [3:35] que ce qui a donné fin à ce projet là, [3:36] c'est la femme de ménage de ce [3:38] magnifique appartement qui a débranché [3:39] le serveur un jour [rires] et on l'a [3:40] jamais rallumé. [3:41] C'est vrai. [3:42] Mais il était branché derrière une free [3:43] box et cetera. Donc c'était vraiment, on [3:44] n'est pas loin du garage he vraiment [3:46] mais dans un appartement du 8e. Ensuite [3:49] à la fin de mes études, je j'ai [3:51] travaillé un peu chez Oracle et je suis [3:52] revenu à Paris et j'ai voulu relancer un [3:54] projet avec mon associé actuel [3:56] d'ailleurs Gabriel. Et je pense que [3:58] c'est à ce moment-là, donc on devait [3:59] être en 2007 8 où il y a eu un peu, je [4:02] trouve moins un mouvement à Paris avec [4:04] le camping. Il y avait S camp en [4:06] Angleterre, [4:07] un c'était dans la vague de l'apparition [4:10] de YC aux États-Unis et là il y a [4:12] vraiment une dynamique qui s'est lancée [4:13] et c'est là où j'ai vraiment moi [4:14] ressenti que dans l'écosystème en tout [4:15] cas il y avait il y avait un [musique] [4:16] tournant. [4:20] Donc Stéphanie, on a évoqué ce que ça [4:22] voulait dire d'être entrepreneur au [4:24] début des années 2010. Euh, il y avait [4:26] pas grand-chose euh comme [4:28] infrastructure. Euh, ce que j'aimerais [4:30] c'est un peu avoir ton point de vue sur [4:32] ce que ça voulait dire d'être [4:34] investisseur euh en 2010. À quoi ça [4:36] ressemblait un peu le paysage euh de [4:38] ceux qui finançaient l'innovation à ce [4:41] moment-là et quel rôle toi tu as joué en [4:45] fait dans cette dans cet écosystème et [4:46] dans cette structuration ? [4:48] Alors moi en 2010, j'étais encore du [4:51] côté des grands groupes puisque j'étais [4:54] chez Orange et c'est à ce moment là que [4:56] j'ai découvert la tech, [4:58] l'entrepreneuriat puisque je me suis [4:59] retrouvée à devoir faire des [5:02] partenariats avec des gros acteurs de [5:03] l'internet, les Google, Microsoft, [5:06] Twitter, Wikipédia de l'époque qui [5:07] étaient encore des des entreprises alors [5:09] pour Twitter, Facebook [5:12] naissantes hein. Et c'est là aussi où [5:14] chez Orange, on s'est dit on allait [5:15] prendre des prises de participation dans [5:16] des sociétés tech. européenne à fort [5:19] potentiel de croissance, d'où Daily [5:20] Motion de 10h. Et donc moi, j'étais de [5:22] ce côté grand compte, hein, corpo. Euh [5:26] j'avais aucune idée ce que c'était [5:27] l'entrepreneuriat, mais à force de [5:29] côtoyer des entrepreneurs et des [5:30] investisseurs, je me suis dit "Mais moi [5:31] aussi j'ai envie d'entreprendre et je [5:33] vais créer un fond d'investissement." [5:35] Donc en fait moi mon histoire [5:36] d'investisseur, ça a démarré [5:38] effectivement en 2012 avec Daily Motion [5:41] et un investissement massif qu'on avait [5:43] fait du côté d'Orange dans Daily Motion [5:45] qui ensuite a été racheté par Vivendy. [5:47] C'était une très belle histoire de [5:48] financement pour Daily Motion et aussi [5:51] un très beau retour financier pour [5:53] Orange. Et ça ça m'a donné envie de [5:55] créer. Donc 2015-26, [5:58] il y a effectivement pas une grande [6:00] appétence pour le venture et puis ça a [6:02] vraiment commencé à accélérer très fort [6:05] à partir de 2016 grâce à tous les [6:07] efforts qui ont été faits par bah la [6:09] BPI, la Caise des dépôts, le mouvement [6:13] des pigeons aussi hein. Je suis [6:14] aujourd'hui je suis vice-présidente de [6:15] France digitale en plus de ma casquette [6:17] bien sûr de CEO et fondatrice de One [6:20] Rakim mais le France Digital est né du [6:23] mouvement des pigeons et de cette [6:25] volonté des entrepreneurs de dire stop [6:27] arrêtez de taxer laissez-nous [6:29] entreprendre laissez-nous créer de [6:31] l'emploi en France et c'est vraiment [6:33] comme ça que ça a commencé [6:35] aujourd'hui. Alors avec France Digital, [6:37] on on est toujours mobilisé pour créer [6:40] les bonnes conditions et on l'a vu [6:42] récemment avec les débats sur l'attaque [6:44] Zucman. Euh un retour en arrière est [6:46] toujours possible, mais il y a eu un [6:48] certain nombre de mesures qui ont été [6:49] faites au niveau français pour pouvoir [6:52] permettre euh bah de d'entreprendre avec [6:55] un taux de charge sociale réduit, avec [6:58] un financement des travaux de recherche [7:01] grâce au CR, c'est les statuts de jeune [7:04] entreprise innovantes, c'est aussi la [7:06] flat taxe. Enfin, je le rappelle parce [7:08] que quand on investit en fait euh il y a [7:10] beaucoup de motivations des particuliers [7:13] et des grands groupes qui viennent euh [7:15] de cet impact fiscal. Alors c'est c'est [7:18] pour ça je le redis hein, investissez [7:21] euh financez les start-ups parce que on [7:24] a vraiment besoin plus que jamais [7:26] d'avoir cette notion d'indépendance et [7:28] de résilience euh de nos start-ups [7:31] technologiques, hein. La technologie [7:33] c'est le pouvoir aujourd'hui on le voit [7:34] d'autant plus en 2026 et pour ça on a [7:36] besoin de l'épargne. Pour ça, on a [7:38] besoin de débloquer ces ces [7:41] investissements et la fiscalité fait [7:43] partie des leviers. On a fait un grand [7:45] bout du chemin mais euh le plus long [7:47] reste à faire hein. C'est comme en [7:48] montagne, c'est on a fait on a passé le [7:50] premier col mais maintenant faut euh [7:52] faut euh aller jusqu'au sommet. [7:54] Ce qui est intéressant dans ce que vous [7:55] dites, c'est que c'est essentiellement [7:56] un mouvement qui est venu en fait de la [7:57] base. C'est pas forcément quelque chose [8:00] qui est venu d'en haut. C'est qu'ensuite [8:01] qu'il y a une forme [8:02] d'institutionnalisation mais qui a sans [8:03] doute pu aider parce que ça a rendu [8:06] peut-être votre travail plus acceptable [8:07] socialement. Ça ça a peut-être changé [8:09] des choses le fait que le numérique [8:11] prenne autant de place dans le discours [8:12] public. Oui, et peut-être n'oublions [8:14] pas, alors Stéphanie en parlera mieux [8:15] que moi, mais l'importance du [8:16] financement. C'est-à-dire que pour que [8:18] tout ça soit possible, il a quand même [8:19] fallu qu'on invente le Capital risque en [8:21] France qui à ma connaissance n'existait [8:23] quasiment pas avant. Et cette capacité à [8:25] se dire on va investir dans des [8:26] entreprises déficitaires pendant [8:27] quelques années pour ensuite créer des [8:28] leaders, c'est nouveau et ça à ma [8:32] connaissance c'est aussi venu un peu [8:33] d'en haut et du rôle de la BPI, du rôle [8:35] des pouvoirs publics d'investir de [8:36] l'argent et de à travers les fonds [8:38] d'investissement de rendre ça possible. [8:40] Et c'est ça qui a quand même [8:41] fondamentalement changé, c'est notre [8:42] capacité à avoir des moyens et de [8:44] l'ambition, je pense. [8:45] Mais là-dessus, enfin je comprends bien [8:47] ton point, mais c'est vrai que on est [8:48] quand même plutôt réputé pour avoir des [8:50] capitaux qui sont pas forcément ultra [8:52] abondants sur les start-ups, même encore [8:53] aujourd'hui. Si on regarde les chiffres [8:55] de la Frenchtech, c'est encore assez [8:58] calme, disons. Et du coup, je trouve [9:00] qu'on a un peu notre paradoxe français [9:01] de excellence des talents, excellence [9:04] académique avec les maths, [9:06] polytechnique, central et cetera. On a [9:09] des infrastructures d'hyper haut niveau. [9:11] Euh on a beaucoup d'épargne en France [9:13] mais au final le enfin du coup tout ça [9:15] n'est pas dirigé ou en tout cas jusqu'à [9:18] un certain point assez récent n'était [9:19] pas vraiment dirigé vers le capital [9:21] risque. On encourage les petites boîtes [9:23] à se former et à grossir. Qu'est-ce qui [9:26] fait que du coup on peut continuer à à [9:29] faire émerger cet écosystème plus fort [9:31] encore aujourd'hui ? Parce que je pense [9:33] qu'on est quand même dans une bonne [9:34] dynamique mais voilà. Qu'est-ce qui fait [9:35] qu'on peut qu'on peut continuer à [9:37] grandir ? Je pense que la traction la [9:39] traction n'a pas de frontière d'une [9:40] certaine manière. Donc c'est même si le [9:42] l'écosystème de capital risque est pas [9:44] parfait, ça t'empêche pas d'aller aussi [9:46] chercher en dehors de la France du de [9:48] ces investissements. C'est ça serait [9:51] mieux si ça venait de de la France, mais [9:52] c'est pas non plus problématique que ces [9:54] investissements viennent de l'extérieur [9:55] aussi. Donc je pense que si tu crées un [9:59] projet et que tu tu arrives à planter [10:00] des graines et que ça a l'air de [10:01] fonctionner, tu auras aucun problème à [10:03] aller lever de l'argent à Paris ou [10:06] peut-être ailleurs. Et c'est pas si [10:07] grave que ça. [10:08] Puis ça s'est quand même beaucoup [10:09] amélioré par rapport à ce que c'était il [10:11] y a il y a 10 ans. He faut pas faut se [10:12] rappeler. Donc c'est pas encore parfait [10:14] mais ça s'est amélioré et je pense que [10:16] ce qui manque encore mais quelque part [10:18] les premiers sont en train de paver la [10:19] voix c'est la suite de l'histoire et [10:21] souvent là où l'argent manque c'est [10:22] plutôt dans les phases plus tard. Tit [10:25] personnel, moi ce que je trouve un peu [10:26] dommage, c'est si la seule sortie, c'est [10:28] de se faire acheter par un américain. En [10:30] tant que citoyen, je trouve ça un peu [10:31] dommage. En tant qu'entrepreneur, c'est [10:33] très bien, mais en tant que citoyen, [10:34] c'est un peu différent. Et ce qui nous [10:36] manque, c'est plutôt le marché de bah la [10:38] bourse qui ne permet pas aujourd'hui [10:39] d'accueillir des acteurs tech. Ça c'est [10:41] dommage. Alors, pour quelle raison ? Je [10:43] dépasserai mon expertise ? Mais en tout [10:45] cas, il y a des questions qui se posent. [10:47] Une fois qu'on a créé un gros champion, [10:48] comment on lui rend son financement [10:50] possible et comment on le fait vivre ? [10:51] Et c'est plutôt ces étapes de fin de [10:53] financement qui qui manque, mais aussi [10:55] parce que les premiers sont en train d'y [10:56] arriver quoi. On voit les les plus gros [10:58] acteurs de la Frenchsteck qui arrivent [10:59] et qui sont en train de paver la voix. [11:00] Euh j'espère pour les suivant. [11:04] [musique] [11:06] Je vous propose de parler justement ben [11:08] de ce qui est un peu incontournable [11:09] aujourd'hui qui est au menu de toutes [11:13] les discussions. C'est Lia. Lia a changé [11:16] nos vies depuis on va dire 4 ans déjà. [11:19] ça passe. Elle se retrouve bah dans la [11:21] manière dont on interagit à titre [11:23] personnel mais aussi à titre [11:25] professionnel. Et je vais peut-être [11:26] commencer par toi Stéphanie puisque tu [11:29] nous as dit que tu avais cette casquette [11:32] un peu corporate de ton ancienne vie [11:34] chez chez Orange. Comment de ce que tu [11:37] en sais comment ça se propage un peu [11:39] dans ces grands groupes Lia aujourd'hui [11:41] ? Est-ce qu'il suffit de de mettre un [11:45] chief AI officer et de dire bon c'est [11:47] bon ? Qu'est-ce que ça suppose [11:49] aujourd'hui ? [11:49] Je crois que les grands groupes [11:51] notamment en Europe, ils ont pas encore [11:53] pris la mesure de ce qui était en train [11:55] de se passer aux États-Unis [11:57] en Chine et qu'on est beaucoup trop [12:00] poussif. Là, moi si j'ai un message à [12:01] faire passer à tous ceux qui vont qui [12:03] nous écoutent, hein. [12:07] Et c'est ce que je dis à tous nos [12:09] partenaires, c'est allez-y, traînez pas [12:12] et investissez et essayez et travailler [12:15] avec des start-ups parce qu'on a besoin [12:17] en Europe de faire jouer la commande [12:19] privée publique. Donc arrêtez de nous [12:21] dire que c'est interdit chez vous, qu'il [12:24] faut le faire en interne parce que ça [12:25] j'entends encore ce discours des des [12:28] corpau qui t'expliquent "Ah non mais moi [12:29] j'ai interdit chat GPT dans mon [12:31] entreprise. Ouais mais tes [12:33] collaborateurs ils font quoi ?" Et ben [12:34] ils s'en servent et c'est encore pire. [12:35] Ils sont pas dans un environnement [12:36] sécurisé. [12:38] Donc le vraiment allez-y. Aujourd'hui on [12:42] a des gains de productivité de 30 40 50 [12:45] %. Je pense que c'est voir plus hein. [12:49] Par contre, il faut le faire avec des [12:50] solutions sécurisées avec ces données. [12:52] Ça tombe bien, c'est ce que tu fais. Euh [12:55] et cette vague, elle est c'est une lame [12:57] de fond. Et d'ailleurs, même des des [12:59] sociétés comme vous, quand tu vois les [13:01] pur players qui arrivent dans le [13:02] paiement aujourd'hui aux États-Unis [13:03] comme des rampes, bah pour vous Stripe [13:06] aussi, il faut ça vous remet en cause. [13:09] Mais c'est bien, c'est ça qui est [13:09] génial. [13:10] C'est tant mieux qu'on est investisseur [13:11] chez Ramp. [rires] OK. Bah [13:13] ça, tu vois, ça c'est une super bonne [13:15] pratique que les grands groupes corpos [13:18] ne font pas assez. Déjà, il faut qu'il [13:20] travaille avec des start-ups et en [13:22] particulier dans l'IA là, mais c'est à [13:24] marche forcée, il faut y aller. Euh et [13:27] en plus, s'ils investissent dans ces [13:29] start-ups, bah ils capturent la création [13:30] de valeur des synergies commerciales [13:32] qu'ils amènent. Et ça aujourd'hui ce [13:34] réflexe tu l'as très peu. Alors si tu as [13:35] des grands groupes qui vont faire des [13:36] fonds de corporate adventure mais en [13:38] fait ça ça vit pas assez longtemps parce [13:41] que tu sais si une société elle va être [13:43] viable ou pas au bout de 2 3 ans et il [13:45] faut 5 10 ans pour faire une très belle [13:47] société. Donc généralement ça passe pas [13:50] la rotation du nouveau patron de la [13:52] société qui arrive qui dit mais c'est [13:54] quoi là ? Vous avez investi dans des [13:55] start-up ? Arrêtez tout de suite. Donc [13:57] il faut de la constance mais sur l'IA [13:59] non seulement il faut de la constance [14:01] mais il faut un sentiment d'urgence. Ça [14:03] répond bien, je pense à ce que tu fais [14:05] chez Dust. Enfin, ce que vous faites [14:06] chez Dust, il y a que moi [rires] [14:10] avec L avec L peut-être. Non, mais [14:13] justement, vous faites des agents au [14:15] service des entreprises pour améliorer [14:17] leur productivité, leur workflow puis [14:19] réduire tout ce qui est manuel. Est-ce [14:21] que tu peux peut-être nous parler de [14:23] quelques cas d'usage un peu un peu clé [14:26] des entreprises qui vous utilisent ? [14:28] Ça sert à quoi en fait aujourd'hui ? Ben [14:29] le l'usage a vachement évolué parce [14:31] qu'en fait il évolue avec le le avec les [14:33] capabilités des modèles. C'est-à-dire [14:34] que ce qu'on pouvait faire avec un agent [14:37] ou un modèle, on l'appelle comme on [14:38] veut, il y a ne serait-ce que il y a 2 [14:40] ans euh est très différent de ce qu'on [14:42] peut faire euh aujourd'hui et c'est est [14:45] très différent aussi de ce qu'on pourra [14:46] faire euh demain. Donc en fait, c'est [14:47] vraiment un moving target et c'est ça [14:50] qui est intéressant, c'est de réussir à [14:51] faire un produit qui s'adapte à ce à [14:53] cette technologie qui change et un [14:55] produit qui aide nos utilisateurs à [14:57] s'adapter aussi à cette technologie qui [14:59] change. Donc il y a 2 ans, les gens [15:02] c'était la la grande époque de Glen, les [15:04] gens aimaient bien poser des questions, [15:05] avoir des réponses. Donc c'était de la [15:08] c'était vraiment du Q&A et ça ça se [15:10] limitait presque à ça. C'était la grande [15:13] époque du rag et cetera. et euh avec [15:16] l'émergence de modèles qui ont été [15:18] posttraînés, enfin entraînés pour euh [15:20] princi, [15:22] les capacités qu'on appelle agentique se [15:25] sont un peu éveillé euh et euh [15:28] aujourd'hui les calusages sont beaucoup [15:29] plus euh complexes. Par exemple, euh [15:32] c'est euh on passe de poser juste une [15:34] question pour avoir une réponse rapide. [15:35] Quelle est ma policie de vacances dans [15:37] mon entreprise ? A fait-moi une étude de [15:39] marché sur l'ensemble des concurrents [15:41] sur ce segment de produits sur internet [15:43] et pingois dans 45 minutes quand tu [15:45] auras fini. Et le modèle part ou l'agent [15:47] part pour 45 minutes de travail et [15:50] permet de d'avoir ses réponses un peu [15:51] plus poussées. Et enfin la avec [15:53] l'émergence de là c'est même pas une [15:56] émergence des modèles, enfin c'est les [15:57] deux sont liés, c'est du du protocole [15:59] MCP donc qui est un peu une [16:00] standardisation de la manière dont les [16:01] les agents peuvent parler à des API qui [16:04] pr qui existent. Euh, on est vraiment [16:06] aujourd'hui dans la phase où on passe [16:07] plutôt dans le dans l'action, donc dans [16:09] le fait d'aller écrire des docs, d'aller [16:11] des spreadsheets, d'aller mettre à jour [16:14] des CRM. [16:15] Alors, nous pour le coup, tous nos [16:17] reports sont automatisés par des agents. [16:20] On récupère les données directement, bah [16:21] quand on suit une quarantaine de [16:23] sociétés, tu vois, ça peut être vite [16:26] très consommateur de temps. Et ça, on a [16:28] dès le départ une équipe tech chez One [16:30] Drag qui maintenant fait de l'IA et met [16:33] de l'IA partout dès qu'on peut. [16:35] pour que nous on puisse passer plus de [16:37] temps avec nos entrepreneurs et nos [16:38] investisseurs et nos partenaires plutôt [16:40] que de faire de l'admin. C'est très [16:41] c'est très admin fond investissement. [16:44] Donc plus tu peux automatiser mais ça [16:45] c'est génial quoi. Moi je je pense qu'on [16:47] a gagné 40 % de productivité en un an. [16:50] Est-ce que ça ça t'a rendu meilleur [16:52] investisseur ? Le fait d'être exposé à [16:54] l'usage, tu en parlais tout à l'heure [16:55] par rapport au grands groupes, le fait [16:56] d'incorporer ses agents, est-ce que ça [16:58] te donne une coloration dans tes tests [16:59] d'investissement, dans ta manière de [17:01] d'évaluer les start-ups puisque tu tu [17:05] appliques ce que tu prêches quelque part [17:07] de cette manière ? Oui. Alors, on était [17:09] déjà bon investisseur avant et on va le [17:10] rester parce que en fait, il y a quelque [17:12] chose qui est le plus complexe quand tu [17:15] investis en amorçage série A, hein, je [17:17] te parle pas des tours de grosses, c'est [17:19] qu'en fait tu investis sur des équipes, [17:21] tu investis sur des fondateurs, tu [17:23] investis sur une dynamique entre [17:25] fondateurs. Et ça, pour l'instant, on n' [17:28] pas encore trouvé la méthode pour le le [17:32] rendre prédictif. tu peux dire [17:35] j'applique des stats et justement ces [17:37] stats elles vont refaire des biaiss. Et [17:39] moi je vois les pour la plupart les plus [17:42] beau succès qu'on a eu d'entreprise [17:45] si on l'avait passé à la moulinette du [17:47] Nia, je suis pas sûre que elle nous [17:49] aurait dit que c'était les bons [17:52] fonctionnalités de fondateur entre eux [17:54] quoi. Donc c'est c'est ce qui est un [17:55] petit peu rassurant, c'est que justement [17:58] ce temps à passer très humain qui va [18:01] rester, c'est que je pense que Lia, elle [18:03] nous donne l'occasion des d'exceller [18:07] encore plus dans ce qui fait notre [18:08] singularité humaine, c'est-à-dire notre [18:12] capacité à à être intuitif, [18:16] la capacité à gérer des relations, créer [18:19] des des dynamiques, sentir les choses. [18:21] Je trouve ce qui est particulièrement [18:23] vrai dans ce que tu dis, c'est que et on [18:25] le voit hein chez nous, chez Stripe, [18:26] c'est que Lia, elle démultiplie un [18:29] potentiel de départ. Elle démultiplie, [18:31] tu vois, quelqu'un qui va avoir des [18:32] bonnes ou des capacités un peu moins [18:33] bonnes. Tu tu vas avoir quelqu'un de [18:35] très bon en fait, il va être allez 100 [18:38] fois plus productif parce qu'il avait [18:39] déjà cette capacité, ce talent là. Grâce [18:42] à l'IA, ça va aller beaucoup plus vite. [18:44] Mais si tu as quelqu'un à la base qui [18:46] est pas forcément très bon, qui a pas [18:47] les bonnes intuitions ou voilà qui fait [18:49] un peu des erreurs, bah ça va aussi [18:51] démultiplier ça. Donc tu as un blast [18:52] traduce après qui peut aussi faire [18:54] quelques dégâts. Et donc c'est là où je [18:56] pense que c'est intéressant à la fois [18:57] pour les entrepreneurs et pour les [18:59] investisseurs de bah de encore plus en [19:02] fait miser sur la densité de talent dans [19:04] ton entreprise quoi. C'est hyper [19:06] compliqué parce que euh en effet comme [19:07] tu disais, le blastraduste euh de de [19:10] d'un groupe de personnes qui euh [19:12] médiocre, armé d'agents est beaucoup [19:15] plus gros [19:16] et donc euh par ce raisonnement [19:17] infaillible euh tu es obligé de [19:19] d'augmenter de manière drastique ta [19:21] densité de talent puisque euh tu es [19:23] vraiment tu tu es en train de transmetre [19:25] toutes les fonctions d'un mode de juste [19:28] je fais la tâche à un mode où je [19:30] construis le système qui va permettre de [19:32] faire la tâche. Et donc ça ça demande en [19:34] général une densité de talent la plus [19:36] forte possible. Et ça ça interroge de [19:38] manière profonde sur la question des [19:42] jeunes parce que nous on voit notre le [19:45] métier de développeur a été complètement [19:47] transformé sur ces sur ces trois [19:49] derniers mois et [19:52] c'est vrai qu'aujourd'hui la les [19:53] qualités nécessaires pour être un bon [19:55] développeur par rapport à un mauvais [19:57] développeur, c'est des qualités qui [19:58] viennent avec bah beaucoup d'expériences [20:00] qui ont été acquises ces dernières [20:02] années à faire à le faire nous-même. Et [20:03] donc les jeunes, c'est une vraie [20:05] question de comment est-ce qu'ils vont [20:06] acquérir cette expérience quoi. [20:07] Ouais mais d'ailleurs, enfin je rebondis [20:09] parce que je je suis récemment partie en [20:10] congé maternité pendant 5 mois et quand [20:14] je suis revenue à mon rôle de product [20:16] lead du coup en fait ouais mon métier a [20:19] changé et tu vois je suis revenue il y [20:21] avait tous les agents qui avaient été [20:22] adoptés en interne on a maintenant la [20:24] possibilité de nous-même créer des [20:25] agents de prototyper beaucoup plus [20:27] facilement des idées. Tu vois, en une [20:30] heure, tu peux prototyper un truc qui [20:32] était dans ta tête côté produit avant, [20:33] mais où tu avais peut-être besoin d'un [20:35] peu d'aide d'un ou deux ingés pour pour [20:37] la la faire vivre. Et en fait [20:39] aujourd'hui, le jus de cerveau, tu peux [20:41] vraiment le faire vivre beaucoup plus [20:43] vite avec ces agents qui vont t'aider à [20:46] tu vois, à valider si c'est une bonne ou [20:47] une mauvaise idée et cetera. Ce qui peut [20:49] poser des questions d'ailleurs parce que [20:50] tu peux avoir le bia d'avoir de pouvoir [20:51] tout faire et de faire des choses qui [20:53] n'en valaient pas la peine. Parfois le [20:55] quelque part le le goulot d'étranglement [20:57] t'obligeait à prioriser et puis parfois [20:59] il y a des choses que tu ne faisais [21:00] finalement jamais et peut-être que [21:01] c'était mieux et du coup ça peut poser [21:03] d'autres questions de de cette capacité [21:05] à tout faire. Faut-il tout faire ? [21:08] Pour [grognement] citer un philosophe [21:08] célèbre avec de grands pouvoirs viennent [21:10] de grandes responsabilités. Euh, est-ce [21:12] que tu peux nous en dire un peu plus sur [21:13] Wika et la manière dont vous qui êtes né [21:16] après Chat GPT, il y a un peu un avant [21:17] et un après ? On est né avant. [21:19] Euh voilà. [rires] [21:22] Ah si 2015, c'était ça démarré. [21:24] Ah oui, c'est ah merci. [21:25] Bah euh tu es la meilleure personne pour [21:27] nous dire à quelle date [21:30] tout est en 2019 euh et chatt 2020 fin [21:34] 2022. Mais le laboratoire de Samaltan [21:37] toi il démarrait open 2015 2016 né après [21:43] Open AI mais avant [21:45] oui quand même [21:46] euh chat piti c'est quand même un peu le [21:49] juge de paix hein [rires] euh comment [21:51] une entreprise comme Mikaza intègre LIA [21:54] aujourd'hui est-ce que tu peux nous dire [21:55] à quel point ça a changé vos opérations [21:58] et les effets j'imagine positifs que ça [22:00] a eu [22:00] peut-être un des endroits les plus [22:01] évidents où on a commencé depuis tr [22:03] depuis le début de chat GPT [22:05] c'est au niveau du support client euh où [22:08] aujourd'hui on a plus de 60 % d'é [22:09] tickets qui sont résolus par IA et on a [22:12] vraiment vu la progression qu'il a eu [22:14] dans les dernières années. C'est-à-dire [22:15] qu'au début c'était bien dans 80 % des [22:18] cas mais en fait c'est pas beaucoup 80. [22:20] Donc quand tu as 20 % des cas où c'est [22:21] pas bien et parfois c'était vraiment pas [22:22] bien. Et puis maintenant avec la [22:24] possibilité de le connecter aux outils, [22:26] à nos outils internes, ça amène une [22:27] qualité de réponse qui devient assez [22:28] bluffante. [22:29] Via Dust du coup ? [grognement] Non, via [22:31] euh Intercom Fin en l'occurrence euh [22:33] [rires] via d'autres outils pour ça. [22:34] Ah non, on fait pas les use case externe [22:36] justement mais ils sont des euros de [22:38] Dust donc [22:39] ce n'est [rires] pas c'est pas dans le [22:40] voilà c'est pas un concurrent de Dust [22:41] pour le coup euh comme [22:43] là tu nous as parlé un peu j'allais dire [22:44] de la bordure extérieure de l'interface [22:47] avec tes clients. Est-ce que tu peux [22:50] aussi nous en dire un peu plus sur la [22:51] produre intérieure, c'est la capacité de [22:54] tes salariés à utiliser que soit pour du [22:56] créer du produit ou alors pour échanger [22:59] être pas en stylo et collaborer sur des [23:01] problématiques qui sont un peu complexes [23:03] ou là où peut-être dust son mot à dire [23:05] j'imagine. [23:06] Oui bien sûr. Alors après, je trouve que [23:07] dans enfin [23:09] je trouve sur l'I en tout cas pour nous [23:10] qui sommes pas une société IA centrique, [23:12] on va dire c'est un outil pour nous pour [23:14] bien travailler, toute la question c'est [23:15] de réussir à faire la part des choses [23:17] entre les dernières tendances, les [23:18] dernières modes et ce qui va survivre et [23:20] de réussir à savoir où est-ce qu'on met [23:21] nos investissements ou pas. ça va très [23:23] très vite et donc on a vocation à bien [23:26] l'utiliser mais pas forcément à être les [23:27] tout premiers à tout tester. Euh et [23:31] clairement ce qui a fait la différence [23:32] alors dust en fait partie hein, c'est [23:33] donc on est client dust heureux et c'est [23:36] vraiment le moment où on connaît qu'il [23:37] cli à nos nos données internes. Et c'est [23:40] là où je trouve que le potentiel plein [23:42] apparaît avec vraiment cette capacité de [23:46] changer des process métiers, de mieux [23:47] interroger nos données et notre capacité [23:50] finalement à ne plus laisser une [23:52] question non répondue. Je pense que [23:53] parfois on pouvait avoir des questions [23:54] auxquelles finalement on allait pas [23:55] répondre parce que ben faute de temps de [23:57] bande passante des équipes. Et là avec [23:59] Lia, on va pouvoir aller répondre à [24:01] toutes les questions. La vitesse de [24:03] production des fitures, tu vas t'en [24:04] parler tout à l'heure. Donc une idée [24:06] produit, on va pouvoir la la tester [24:07] beaucoup plus vite. Donc ça va changer [24:09] notre vitesse et en même temps ça pose [24:12] aussi beaucoup de questions de manager [24:14] son IA. Donc moi je l'appelle mon [24:16] stagiaire. Moi je trouve que c'est comme [24:17] une armée de stagiaire. C'est-à-dire que [24:19] ça produit beaucoup. C'est très assertif [24:22] donc c'est-à-dire qu'il est convaincu [24:23] d'avoir trouvé la bonne réponse et ça se [24:24] trompe quand même assez souvent. Et donc [24:27] ça demande beaucoup d'intelligence et de [24:30] distance aussi pour pas se faire piéger [24:31] par la Lia qui te dit j'ai trouvé la [24:33] réponse c'est ça et en fait non. Et [24:35] c'est pas parce qu'elle s'est trompée, [24:36] c'est parce qu'elle a pas vu un aspect. [24:37] c'est parce qu'on lui a pas donné un [24:38] contexte et cetera. C'est ce qu'elle [24:41] fait est juste avec les infos qu'elle a. [24:43] Et c'est là où je trouve qu'il y a tout [24:44] un travail d'acculturation, de formation [24:46] des équipes à savoir comment l'utiliser [24:48] et pas se faire piéger. Et je suis le [24:49] premier à m'être fait piéger en plus. [24:50] Donc j'en parle aisément à avoir pris [24:53] une conclusion IA comme une certitude et [24:55] en fait me rendre compte qu'elle s'était [24:56] plantée et j'aurais dû vérifier. Et donc [24:58] je trouve voilà, il y a tout ce travail [24:59] de dire comment on s'accélère mais en [25:01] fait ça ne remplace pas aujourd'hui en [25:04] tout cas le travail avant et après en [25:06] fait. Je trouve c'est de bien réfléchir [25:08] avant à de quoi tu as besoin. Lia te [25:10] fait une partie et la fin le dernier [25:12] kilomètre il c'est à toi de le faire [25:13] pour que ça devienne vraiment quelque [25:14] chose de bien. Si tu es juste entre [25:17] guillemets feignant, tu mets, tu prends. [25:19] Aujourd'hui en tout cas, ce sera pas [25:20] forcément [25:22] [musique] efficace. [25:26] Et du coup, justement, je suis curieuse [25:27] de savoir bah à quel moment en fait vous [25:30] vous êtes dit c'est le bon moment de [25:32] passer à l'international, de sortir de [25:34] notre marché d'origine parce [25:35] qu'aujourd'hui vous êtes présent entre [25:37] autres en Angleterre, en Allemagne et [25:38] cetera. [25:39] Qu'est-ce qui a créé ce moment qui était [25:42] le bon pour partir à l'étranger ? Bah [25:44] déjà, c'était notre intention de départ [25:46] en fait quand on créait l'entreprise, on [25:47] voulait créer une entreprise [25:48] internationale. Auparavant, on a enfin [25:50] mes associés que j'avais rejoint avaient [25:51] créé une startup qui était un bel acteur [25:54] français et dans un secteur qui était [25:55] dur à internationaliser. Et donc dans [25:57] l'ambition de départ du jour 1, c'est [25:59] pour ça qu'on l'appelle Wika dès le jour [26:00] 1, il y avait cette ambition [26:01] internationale euh bon qui a pris un peu [26:04] de temps avant de réaliser. Pour [26:05] l'anecdote, on s'était dit qu'on allait [26:07] y aller en mars 2020. [26:09] [rires] [26:10] le nez. [26:10] Bizarrement, ça s'est pas passé comme [26:12] ça. Donc on a dû décaler un petit peu [26:14] l'international, [26:16] mais on avait dès le début cet ADN et en [26:18] fait, on a un service B2C, donc le fait [26:20] de pouvoir réserver un prestataire de [26:22] service à domicile qui par nature est [26:25] très internationale. La merveille de la [26:27] poussière, c'est qu'elle est [26:27] universelle. Il y en a partout. Donc les [26:29] gens ont les mêmes besoins dans tous les [26:30] pays, dans tous les dans toutes les [26:32] géographies. On est déjà en France [26:35] vraiment présent sur quasiment tout le [26:36] territoire et ça marche aussi bien dans [26:38] la banlieu de de Montluon qu'à Paris. [26:40] Donc c'est pas du tout un service [26:42] parisien comme on peut l'imaginer. Et [26:45] c'est la même chose à l'international. [26:47] Il y a ses besoins et du coup on a lancé [26:49] effectivement l'Angleterre en 2021 qui [26:52] était le premier step. Donc [26:55] le pays était réputé, exigeant, [26:56] difficile. Donc on s'est dit on va [26:57] prendre le pays difficile en premier. Et [26:59] après on a pris le deuxième difficile [27:00] qui était l'Allemagne aussi donc l'année [27:03] dernière. Et c'était hyper intéressant [27:05] comme aventure même d'un point de vue [27:08] énergie entrepreneuriale en interne, [27:10] c'est quelque chose qui est très [27:11] apprécié, qui est qui est très motivant [27:13] pour pour les équipes et avec une [27:16] particularité qu'on a eu nous dans notre [27:17] aventure, c'était de le faire depuis [27:19] Paris exclusivement. Donc c'est-à-dire [27:20] que notre service étant par nature à [27:23] distance et gérable de manière [27:25] distantielle, on a pu opérer tout depuis [27:28] Paris donc sans avoir de bureaux locaux [27:30] ou d'équipes locaux. Donc on a des des [27:32] anglophones, des germanophones à Paris [27:34] pour gérer ces marchés là, mais de [27:35] manière centralisée, ce qui rend [27:38] finalement la marge de l'international [27:39] beaucoup plus accessible aussi pour une [27:41] entreprise que lorsque tu dois emboucher [27:43] sur place. [27:43] OK. Et du coup le bon moment, est-ce que [27:44] ça a été on est suffisamment mature pour [27:46] enfin en France, tu vois ou alors on a [27:49] peut-être d'autres painp à aller moment [27:51] c'est quand tu as l'énergie pour y [27:52] aller. Je sais pas si je pense que [27:55] si tu attends d'être mature, tu vas [27:56] jamais en fait. Et et je trouve qu'il y [27:58] a quelque chose qui est aussi difficile, [27:59] c'est que si tu es trop mature, le [28:01] moment où tu vas, ça sera forcément un [28:02] business tout petit par rapport à ton [28:03] business principal. Donc l'entropie va [28:06] naturellement te ramener vers ton [28:07] business central. Et ce qui est dur [28:09] quand tu commences à avoir une certaine [28:10] taille, c'est de faire vivre un autre [28:12] business qui par nature est forcément [28:13] plus beaucoup plus petit. Donc tu vas [28:15] comparer enfin je sais pas, un nouveau [28:17] pays va faire en en un mois ce que le [28:19] pays originel fait en 4 heures, tu vois. [28:22] Donc en fait naturellement l'énergie de [28:23] l'équipe peut être ramenée vers le pays [28:25] principal. Et donc je pense que [28:27] l'international, il faut y aller assez [28:28] vite pour cranter une culture, une façon [28:31] de réfléchir et cetera qui a été un gros [28:32] changement pour nous en 2021 mais qui [28:34] fait que maintenant chaque service se [28:37] pose systématiquement la question de [28:38] comment on fait dans les différents [28:39] pays. Et je pense que si tu le fais [28:41] tard, c'est beaucoup plus difficile. [28:42] Donc après quel est le bon timing, je [28:43] sais pas, je prétends pas avoir le [28:44] parfait mais je pense qu'il vaut mieux [28:47] pas trop attendre. [28:47] Non, je partage totalement. Enfin, nous [28:49] quand on on investit très tôt, on veut [28:52] investir que sur des sociétés, des [28:54] entrepreneurs qui dès le départ pensent [28:56] international, même si peut-être qu'il [28:58] démarrent sur un marché comme la France, [29:00] mais que dès le départ, ils ont cet ADN [29:03] et ils puissent se dire "Je vais [29:05] construire un leader international." [29:07] Alors, je pense que dans les années qui [29:08] viennent, on va beaucoup plus raisonner [29:10] par zones euh je dirais géographique, [29:14] Europe, [29:14] il y aura l'Europe, [29:15] géopolitique [29:16] euh géopolitique pour l'instant, il y [29:18] aura l'Europe et puis on fait une [29:19] entreprise sur le marché européen et on [29:21] se fait racheter par un un acquéreur [29:23] européen où on développe en Europe et [29:26] puis il y aura les autres zones [29:27] géographiques. Donc si on veut créer une [29:28] société dans l'IA, il y a un moment où [29:31] euh bah on n'est pas tout à fait sur le [29:32] même marché quand on est aux US. Donc [29:34] c'est vrai que nous on a tendance à [29:35] regarder aussi des sociétés qui opèrent [29:38] entre les États-Unis, l'Europe sur des [29:42] sur de l'IA parce que voilà le le quand [29:44] ça marche ça marche beaucoup plus fort [29:46] aux US. [29:48] Mais cette cet ADN internationale dès le [29:50] départ pour moi, il fait vraiment la [29:53] différence. Euh et finalement, il y a il [29:55] y a peu d'entreprises ou de fondateurs [29:57] qui qui dès le départ le long, hein, [29:59] parce que ça ça veut dire aussi qu'à un [30:00] moment le fondateur euh bah décide [30:03] d'aller vivre dans un des pays dans [30:05] lequel il développe, hein. Je sais pas [30:06] si c'est ce que tu as choisi à Paris [30:09] mais [30:10] euh tu vois le pass le passage à [30:13] l'échelle requiert souvent une que l'un [30:16] des fondateurs aille s'installer dans le [30:19] pays pour vraiment développer. Voilà [30:21] ça je pense que c'est une je suis désolé [30:22] je vais être agressif pas d'accord [30:24] [rires] [30:24] je pense que c'est une idée aussi [30:25] d'investisseur [30:27] tous les investisseurs disent ça mais [30:29] tous tous tous tous tous tous tous tous [30:30] tous et je pense que ça n'a pas de sens [30:32] les meilleures boîtes n'ont pas vu leur [30:33] fondateur bouger les Spotify les Eleven [30:36] Labs les Lovable en fait quand ça marche [30:39] ça marche. [30:40] Je suis pas je suis pas sûr. Ça dépend [30:42] des business dépend des business [30:44] mais parce que nous on est on est sous [30:45] une pression totale. On est nos [30:47] investisseurs c'est Sekoya, c'est [30:48] investment [30:51] est-ce que vous arrivez ? [30:52] On a prévu l'hôtel, on a prévu un [30:54] quand est-ce que vous arrivez ? [30:56] C'était ma question suivante et je pense [30:57] que c'est plus la question suivante, [31:00] c'est où est Gabriel ? Alors Gabri, [31:02] [rires] [31:03] c'est une question. Gabriel est en [31:04] superposition quantique entre la France [31:07] et les États-Unis. [31:08] Ah [rires] [31:09] tu vois ? Mais c'est parce que c'est [31:11] pour faire plaisir à nos investisseurs, [31:13] nos nos adorés investisseurs. [31:15] Moi tu vois, j'ai j'ai plusieurs [31:16] sociétés dans le portefeuille qui ont [31:17] vraiment changé de dimension quand ils [31:19] sont partis aux US. Je pense au tout [31:20] début un Jellismac, ils sont ils ont mis [31:22] leur voilà, je pens à un shotgun [31:25] shotgun Groover, ils sont à New York en [31:28] fait il y a pas de bonne réponse, il y a [31:30] juste un moment [31:31] mais être aux États-Unis et n'est pas ne [31:33] veut pas dire être physiquement aux [31:34] États-Unis, c'est ce que je ce que je [31:36] veux dire. Ça on est ça oui mais en même [31:38] temps si tu fais tu vois une société [31:40] aujourd'hui je pense qu' c'est en train [31:41] là je raisonne avec une pure casquette [31:43] investisseur tu commences à financer des [31:46] sociétés tech dans l'IA [31:48] avec des des valorisations dignes des US [31:53] sauf que à un moment ceux qui sont [31:54] capables de racheter ou de consolider [31:56] ils sont aux US et que [31:59] quoi qu'on en dise l'environnement [32:01] géopolitique fait que ça sera peut-être [32:03] plus compliqué dans quelques années [32:04] d'avoir une société incorporé en Europe, [32:06] qui se revend un acteur américain ou [32:08] vice-versa. Et ça c'est c'est plus des [32:11] questions de rationnelles à un moment [32:14] pour nous en tant que fondateur de se [32:15] dire bah voilà, on est rentré dans une [32:17] société qui dès le départ à la [32:20] valorisation d'une société américaine, [32:22] ses clients sont aux US, bah c'est [32:24] peut-être plus rationnel qu'un des [32:25] fondateurs soit déjà aux US. Mais là [32:27] encore, il y a pas de il y a pas de [32:29] recette magicale [32:29] très US. Non, je sais pas si en Europe [32:31] tu dirais exactement la même chose. [32:32] Ah non, mais Europe pour moi l'Europe [32:33] c'est le même terrain de jeu. C'est et [32:35] puis le 28e régime voilà ça c'est [32:37] quelque chose sur lequel on s'est bien [32:38] battu avec France digitale. J'espère que [32:40] ça va nous permettre d'accélérer et [32:42] d'avoir un un terrain de jeu unifié. [32:44] Enfin ça c'est génial [32:46] parce que moi pour aller dans le sens de [32:46] ce que tu dis, je trouve que [32:49] presque l'international peut être plus [32:50] facile qu'on l'imagine. En tout cas, je [32:52] pense que tuas tu as raison. Mais il [32:53] faut faut vraiment y aller. Et de toute [32:55] façon le terrain de jeu c'est l'Europe. [32:56] Si tu veux créer une grande entreprise, [32:58] c'est forcément au moins au niveau [32:59] européen sinon sinon américain. Mais et [33:02] donc faut assez vite aller en Europe et [33:05] que finalement en tout cas nous dans [33:07] notre cas, on peut trouver des moyens de [33:08] le faire qui soient moins complexes que [33:10] ce qu'on peut se donner de prime à bord [33:11] et que c'est hyper excitant comme projet [33:13] je trouve de faire international. Mais [33:14] toi ça ça marche très très bien. Je [33:15] pense le PL opérant depuis euh [33:19] la France avec des talents [33:20] internationaux et LIA accélère ça parce [33:22] que ça rend [33:23] la traduction la la spécification [33:27] encore plus simple. Mais [33:28] j'ai envie de vous réconcilier. [33:30] [rires] [33:31] J'entends plusieurs choses. Déjà tu as [33:32] dit la poussière est partout. [33:34] Ouais [33:34] ça c'est vrai. [33:34] Et Dust qu'est-ce que ça veut dire en [33:36] anglais [rires] ? [33:37] Ça veut dire la poussière. [33:37] Il a le nom à ma place. [33:38] Donc déjà ça veut dire que dust se [33:40] répand. D'ailleurs, [33:42] peut-être qu'il y a peut-être des John [33:43] Venture à faire, je sais pas entre vous [33:45] deux. [rires] [33:46] Euh, [33:46] il y a aussi, je pense, quelque chose [33:47] que tu dis qui est implicite, c'est que [33:49] tu vois, tu as un parcours qui est [33:50] intimement lié aux États-Unis. C'est [33:51] vrai, [raclement de gorge] [33:52] tu as étudié là-bas euh tu as travaillé [33:54] là-bas [33:55] chez Stripe. [33:56] Chez Stripe. C'est Open alors c'était [33:58] entre les deux, j'imagine de géographie [33:59] chez Stripe toi au début. Mais [34:00] bien, [34:01] j'ai fait toutes mes classes. Il y a il [34:02] y a une anecdote, il y a une anecdote [34:03] qu'on a pas encore cité, il faut [34:05] absolument qu'on évite d'omettre, c'est [34:08] que euh alors je veux vraiment pas euh [34:12] comment dire révéler des choses, mais tu [34:13] as créé une première boîte qui [34:15] s'appelait totem. [34:16] Tout à fait. [34:17] Avec Gabriel. Gabriel. Alors, je te [34:19] laisserai dire parce que je vois qu'on [34:21] qu'est-ce que faisait totem ? [34:22] On faisait principalement, on faisait [34:24] après de nombreux pivots mais on faisait [34:26] des analytiques sur Instagram. [34:28] Voilà, donc c'est un long cheminement. [34:30] Mais ce qui est intéressant aussi dans [34:32] ça, c'est que Totem a été une des [34:34] premières boîtes et une des rares boîtes [34:36] d'ailleurs que Stripe a acquis. Euh et [34:40] c'est comme ça pareil ce qu'on appelle [34:42] un acquire que que tu as rejoint que tu [34:45] as rejoint à l'aventure il y a très [34:48] longtemps. Bah [34:49] moins de 10 ans à prév [34:52] ça a été un des premiers [34:54] clients de Stripe avant même les 10 ans [34:56] d'ailleurs. [34:57] Euh donc il y avait les dates he il y a [34:59] les dates et les dates. Mais ce qui est [35:01] intéressant encore une fois, c'est que [35:02] tu as cette vision en fait américaine [35:04] qui culturellement peut-être que tu es [35:06] plus américain même si tu es basé à [35:08] Paris et c'est là où je te rejoins parce [35:10] que être américain c'est avoir cette [35:11] vision [35:13] et cetera. [35:14] En tant que français, on a un gros [35:15] problème de complexe comparé aux [35:16] Américains et donc quand on a tant qu'on [35:18] a pas vu comment les Américains [35:19] travaillent, on croit qu'ils sont [35:21] géniaux. Nous, on a rejoint Stripe, on [35:22] était on était mais fasciné par Stripe. [35:25] On était des fan boys [rires] mais [35:27] total. [35:29] et on avait une offre de Pinterest et on [35:31] s'est dit trop bien une offre de [35:32] Pinterest qui c'est une boîte qui me [35:33] fait rêver plus et c'était Stripe et on [35:35] les connaissait un peu puisque on était [35:36] en effet le premier client européen de [35:38] Stripe. était le user numéro 1 Europe [35:42] euh enfin premier client pardon premier [35:43] chronologiquement [35:45] [rires] [35:46] peut-être [35:47] à un moment forcément à un moment de [35:49] bacto forcément pendant quelques [35:50] secondes premiè [rires] vol aussi [35:52] euh [grognement] [35:54] bref et on s'est dit bah Stripe nous [35:56] fait rêver donc on est on est rentré en [35:58] contact avec les personnes qu'on [35:59] rapidement on a rencontré John et [36:00] Patrick et ils ont fait un processus [36:02] très rapide qui s'est conclu par un nom [36:04] de manière très très marrante et [36:05] finalement ils ont décidé d'y aller [36:07] quand même parce que parce que parce [36:09] qu'ils avaient envie de tenter [36:10] l'aventure et de prendre des risques [36:11] même et donc avec une équipe étrangère [36:12] parce qu'on avait une topco anglaise, [36:13] c'était principal frein. Alors le fait [36:15] de faire le deal c'était bah c'est notre [36:17] première ou deuxième acquisition, on n [36:20] jamais acquis de boîte européennes, [36:21] c'est compliqué machin. Et finalement on [36:23] s'est retrouvé chez Stripe pendant 5 ans [36:24] de je crois qu'on était quand on argent [36:27] on était 150 je crois donc c'était il y [36:28] a [36:30] 30 ans. Tu retourneraiis là [36:32] malgré ce que te disent tes [36:34] investisseurs aujourd'hui tu as [36:36] Ah oui alors aujourd'hui d'un point de [36:37] vue personnel j'aurais j'aurais beaucoup [36:38] de plaisir à tourner mon fils c'est [36:39] américain en plus donc il ça serait très [36:41] bien qu'il y a passe un peu de temps. [36:42] Euh après on a construit l'entreprise en [36:44] France c'est une topco française. Le [36:46] gros de la de l'incryp d'engineering est [36:48] en France. Je pense que ça serait [36:49] beaucoup plus disruptif pour d que moi [36:51] je bouge à SF ça ferait tous les [36:53] investisseurs feraient littéralement une [36:56] d'honneur une ha à l'aéroport quand si [36:58] c'était le cas. Euh mais je pense que ça [37:00] serait ça serait une mauvaise décision [37:02] pour pour Dust et le pour un peu concurr [37:05] parce que c'est hyper intéressant. Oui, [37:06] en effet, moi j'ai été plongé au donc ça [37:08] me donne cette perspective de se dire [37:09] euh de se dire bah en fait non, les [37:12] Américains n'ont rien de spécial et on [37:14] est aussi fort que et donc on peut les [37:16] prendre depuis ici et c'est ce qu'on va [37:17] faire. Euh ça il faut un peu l'avoir vu [37:20] pour le croire un peu un peu et donc [37:23] c'est vrai que ça ça met un cavat à mon [37:25] propos. Tu l'es déjà en fait très [37:27] maniqué très maniqué que j'ai eu [37:29] quelques minutes avant. Euh et tout ça [37:32] pour dire c'est nous c'est notre [37:32] approche à la souveraineté. Notre vision [37:34] de la souveraineté c'est pas de c'est [37:35] pas de se replier sur l'Europe et de se [37:37] replier sur la France en faisant on va [37:38] faire une solution française pour les [37:39] Français. C'est plutôt de se dire bah [37:41] non on va faire une solution française [37:42] qui va aller dégommer le marché global. [37:44] Mais ça, on est, je te rassure hein, [37:45] nous c'est que ça qu'on cherche. [37:48] Mais mon propos, c'est dire qu'à un [37:50] moment pour des entreprises quand on n [37:52] pas eu ton parcours, changer de [37:54] dimension, ça se fait quand on est on [37:56] voit bah justement aux US, on voit que [37:57] tout est possible. [37:58] Ouais. Ouais. et peut-être juste sur la [38:00] disponibilité des capitaux parce qu'en [38:01] soit c'est parfois c'est un peu ça qui [38:03] bloque ou qui ralentit peut-être en [38:04] Europe. Est-ce que toi Stéphanie avec ta [38:07] vision d'investisseur tu vois ce qu'on [38:08] peut améliorer pour que les boîtes [38:11] françaises ou européennes aient accès [38:13] plus rapidement ? Là aujourd'hui j'ai tu [38:15] vois j'ai une idée d'une boîte, je veux [38:17] la monter je veux chercher des capitaux. [38:19] Comment est-ce qu'on peut faire pour que [38:21] ces gens-là ils puissent aller plus vite [38:22] quoi ? Alors déjà par rapport à il y a [38:23] 10 ans, le coût de démarrage d'une [38:28] entreprise grâce à l'IA, grâce à tout ce [38:30] qui est disponible a considérablement [38:33] baissé. Donc en fait faire une [38:34] entreprise au début euh bah c'est [38:37] beaucoup plus efficace que ça l'était il [38:38] y a 10 ans. Donc tu as pas besoin de [38:40] beaucoup de capitaux pour pour démarrer. [38:43] Je pense que le le principal frein que [38:45] moi je vois au développement en Europe, [38:47] c'est plus un frein qu'on peut se mettre [38:50] en tant que fondateur. [38:52] Et les pouvoirs publics te disent [38:54] toujours ouais mais il y a pas assez de [38:55] capitaux. Il y a pas assez de capitaux. [38:56] OK. Bon voilà, il y a il y a un site qui [38:59] vient de se faire sur de 1 milliard sur [39:01] une valo de 3 milliard 5 grâce à Yen [39:03] Lequin. Voilà donc et Alexis Lebrin. [39:05] Donc Alexandre Lebrin pardon. Et on est [39:07] on est sur voilà, on montre que ça y [39:09] est, on peut faire des très très très [39:10] grosses levées de fond mais c'est des [39:11] projets d'infrastructure. Et ce qu'on a [39:13] besoin, c'est d'avoir tout un tas [39:16] d'épargnants qui se disent "Mais [39:18] finalement, si je veux avoir une [39:20] retraite demain, faut que je capitalise, [39:23] faut que j'investisse en bourse, faut [39:24] que j'investisse dans du non côté. Je [39:27] commence très tôt parce que c'est aussi [39:28] la force des États-Unis, hein, c'est que [39:30] aujourd'hui [39:32] les universités [39:34] euh et ben elles ont elles déversent des [39:37] milliards dans l'économie américaine [39:38] pour financer des start-ups. Alors, il y [39:40] a aussi la commande publique he qui est [39:42] très importante, mais nous parfois on a [39:44] tendance à vouloir faire les deux. On [39:45] fait de la commande publique, on finance [39:46] et je pense que chacun doit être dans [39:47] son rôle. Il y a ceux qui font la [39:49] commande publique puis il y a ceux qui [39:51] qui financent. C'est quand c'est des [39:52] capitaux qui viennent, des capitaux [39:54] privés, peut-être que ils sont mieux [39:55] utilisés aussi. [39:58] [musique] [40:01] Bon bah en tout cas l'addition c'est [40:03] pour nous he quand même. C'est hyper [40:05] sympa. [rires] C'est même pour toi. [40:07] Allez [40:09] la galantie là. [rires] [40:11] J'ai oublié ma carte. [40:13] Ah mais pas besoin tuas ton téléphone [40:16] là. J'ai oublié mon téléphone. [rires] [40:18] [souffle coupé] [40:19] Non, en tout cas, c'était un plaisir de [40:20] vous avoir peut-être avant de se [40:21] quitter. Euh qu'est-ce qu'on peut vous [40:24] souhaiter euh à tous les trois et [40:26] individuellement pour euh pour les 10 [40:28] prochaines années et puis à l'écosystème [40:29] français aussi ? Qu'est-ce qu'on peut se [40:31] souhaiter ? Je pense que c'est plutô [40:32] plutôt presque ou les COS d'avoir un [40:35] état qui est prêt à pousser derrière [40:36] pour pour mettre le paquet le paquet sur [40:39] la technologie de manière générale. Il y [40:41] a pas que l'IA, on en a pas parlé, on en [40:43] parle pas en ce moment mais mécanique [40:45] quantique, continue computing tout ça, [40:47] il y a plein de choses à faire et donc [40:48] de continuer à pousser pour que parce [40:50] que c'est vrai que comme tu disais, la [40:51] technologie est un peu le nerf de la [40:54] guerre aujourd'hui. [40:54] Ouais, la technologie c'est le pouvoir [40:56] aujourd'hui. Ça l'a toujours été hein. [40:58] Regarde le nucléaire avec de Gaulle. [41:00] Voilà la force de dissuasion. Bah là [41:02] c'est maintenant, on se rend compte [41:03] qu'au quotidien, on a besoin d'avoir [41:04] cette épine cette [41:08] fondation numérique [41:11] digitale, quantique innovante. Donc pour [41:13] ça, faut pouvoir continuer à investir, à [41:16] acheter. Euh donc ce qu'on nous [41:20] souhaite, c'est que dans les 10 [41:20] prochaines années, on continue à penser [41:23] qu'en Europe, on peut faire des leaders [41:25] internationaux et qu'on peut créer de [41:27] l'emploi, de la valeur, de la richesse [41:30] par l'investissement dans l'innovation. [41:32] Nous on est on est donc Wikaza, on crée [41:34] énormément de travail et donc de on a [41:37] enfin on a tu l'as dit plus de 20000 [41:39] professionnel qui gagne de l'argent [41:40] grâce à nous chaque année. Donc c'est [41:41] hyper impactant et c'est vraiment ce qui [41:43] me rend le plus fier, c'est l'impact en [41:44] terme de vie des gens et de travail [41:46] concret. Et ce qu'on peut souhaiter [41:48] c'est qu'on a justement la chance d'être [41:49] dans un secteur finalement où il y a pas [41:50] de gros américains et donc où on peut [41:52] créer un leader européen depuis la [41:54] France. [41:55] Et donc voilà, je mon rêve c'est plutôt [41:57] celui-ci et ce qu'on peut souhaiter dans [41:58] 10 ans, c'est d'avoir réussi à créer un [42:01] vrai leader européen français. Voilà, [42:04] l'ADN français et de créer des leaders [42:06] depuis la France et pas uniquement des [42:08] belles entreprises qui se revendent à [42:09] des Américains mais aussi des belles [42:10] entreprises qui restent françaises et [42:12] c'est peut-être ça que je peux nous [42:13] souhaiter et qu'on soit pas les seuls. [42:15] Génial. [42:16] Et pour Wika et nous plus de poussière. [42:18] [rires] [42:19] Conclusion. [42:20] Une belle conclusion. C'est le mot de la [42:21] fin. Bon Stéphanie, Pierre et Stan. [42:24] Merci beaucoup. C'est vraiment un [42:25] plaisir de vous avoir. [42:26] Merci beaucoup. [42:26] Merci beaucoup. [musique]