Accor et Le Monde adaptent leurs modèles face au choc de l'IA
Stripe
L'automatisation administrative poussée par les agents IA permettra aux grandes entreprises de supprimer les tâches sans valeur ajoutée pour recentrer leurs équipes sur la vraie relation humaine et l'expertise éditoriale.
## Background
Ce contenu a été publié par Stripe sur YouTube le 4 juin 2026. Selon la description de la page, cette vidéo rassemble des figures clés de l'écosystème français lors d'un déjeuner organisé pour les 10 ans de Stripe en France, afin de discuter de la manière dont les entreprises emblématiques se réinventent à l'ère de l'IA et des agents autonomes.
## TL;DR
Lors de cette table ronde, des décideurs de marques phares comme *Le Monde* et Accor, accompagnés du podcasteur Matthieu Stefani, analysent l'impact de l'intelligence artificielle sur leurs modèles économiques. Les échanges abordent la nécessité d'une transformation courageuse face aux ruptures technologiques, le passage vers des architectures axées sur les données et le back-end, ainsi que les leçons d'exécution tirées du modèle chinois. La discussion met en lumière le potentiel de l'IA pour automatiser la bureaucratie afin de mieux se recentrer sur la valeur éditoriale, l'hospitalité et les relations humaines.
## Atmosphere & style
L'atmosphère de cet échange autour d'un déjeuner est à la fois décontractée, stimulante et empreinte d'une franchise lucide. Les intervenants partagent leurs retours d'expérience avec un enthousiasme contagieux et parfois un brin d'ironie, passant de la fascination passionnée pour les nouvelles technologies à une réflexion pragmatique sur le terrain. La dynamique entre la vision terrain des grands groupes, l'exigence de la presse et le ton percutant du podcast crée un dialogue rythmé, guidé par la volonté d'utiliser la technologie pour revenir à l'essentiel et au réel.
## Key takeaways
- [01:06](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=66s) Le modèle d'abonnement numérique du Monde compte près de 700 000 abonnés, porté par la démocratisation des plateformes payantes et le rôle clé de grand affaires d'investigation comme les Panama Papers en 2016.
- [03:12](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=192s) Pour réussir son virage numérique, Le Monde réorganise sa rédaction en réduisant le temps alloué au papier au profit des formats web, vidéo et audio.
- [05:22](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=322s) Accor a opéré un pivot stratégique vers un modèle « asset-light », se désengageant de la propriété immobilière pour se concentrer sur la gestion de marque et la distribution de 850 000 chambres par jour.
- [09:36](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=576s) L'évolution des comportements de recherche pousse les utilisateurs vers les grands modèles de langage (LLM) plutôt que vers les moteurs de recherche traditionnels.
- [12:14](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=734s) Mener une transformation réussie face aux ruptures technologiques exige de la lucidité stratégique, l'obsession du changement et le courage de dépasser les résistances internes.
- [14:08](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=848s) Le Monde a fait le pari de l'audace en signant de manière précoce des contrats majeurs de licence de contenu avec des géants de l'IA comme OpenAI, Perplexity et Meta.
- [17:33](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1053s) L'émergence des agents IA déplace la valeur stratégique du design de l'interface utilisateur (UI/UX) vers la qualité des données en back-end et la reconnaissance de marque.
- [20:00](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1200s) Le Monde associe les recommandations algorithmiques à une forte prescription éditoriale, constatant un taux de conversion vers l'abonnement nettement supérieur via les citations dans ChatGPT.
- [22:41](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1361s) Le modèle d'innovation chinois se caractérise par une exécution ultra-rapide, une tolérance au risque élevée et une adoption massive de la décarbonation et de la robotique.
- [28:13](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1693s) Chez Accor, l'IA vise à automatiser plus de 50 % des tâches administratives du back-office pour permettre au personnel de se recentrer sur l'hospitalité humaine.
- [31:58](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1918s) Les médias et créateurs de contenus adoptent des workflows hybrides où l'humain supervise le début et la fin de la chaîne, tandis que l'IA orchestre les étapes de post-production et de traduction.
- [38:07](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2287s) L'émergence d'agents IA autonomes réalisant des achats impose aux infrastructures financières comme Stripe de faire évoluer les protocoles de sécurité du KYC vers le KYA (Know Your Agent).
- [42:03](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2523s) L'automatisation apportée par l'IA offre l'opportunité de supprimer les tâches bureaucratiques superflues (« bullshit jobs ») pour ramener le monde professionnel vers des relations et créations réelles.
## Detailed walkthrough
Voici un compte-rendu détaillé et fidèle de cette première partie de la table ronde.
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[00:00](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=0s) Introduction et modèle d'abonnement du *Monde*
La rencontre s'ouvre sur le défi majeur que représente le fait de faire pivoter une entreprise, une démarche exigeante pour une jeune pousse, mais véritablement colossale pour un groupe rassemblant des dizaines de milliers de collaborateurs. À l'occasion des 10 ans de la présence de Stripe en France, des acteurs clés de l'écosystème analysent les grandes mutations économiques actuelles.
Lou Grasser (*Le Monde*) explique que le modèle d'abonnement numérique du quotidien — qui compte aujourd'hui près de 700 000 abonnés — s'est appuyé sur l'essor des plateformes payantes comme Netflix ou Spotify. Celles-ci ont démocratisé le paiement de contenus en ligne en France, dans le sillage de ce qu'avait initié le *New York Times* outre-Atlantique avec son *paywall*.
L'année 2016 marque un tournant avec la montée en puissance de la désinformation (*deep fakes*) et le retentissement de grands scandales mondiaux comme l'affaire des *Panama Papers*, dans laquelle *Le Monde* a joué un rôle d'investigation majeur. Ces événements ont servi de révélateurs pour le grand public, démontrant la valeur d'une presse d'information rigoureuse et la nécessité de la rémunérer. Le journal mobilise parfois jusqu'à 200 journalistes sur de très longues enquêtes afin d'apporter une vraie valeur ajoutée aux lecteurs.
* **Abonnés numériques du *Monde***: Près de 700 000 abonnés.
* **Repères clés**: L'impact de l'affaire des *Panama Papers* en 2016 et la structuration des équipes d'investigation.
> "Quand la marque Le Monde est citée dans ChatGPT, ça convertit 20 fois plus qu'un article sur Meta et 50 fois plus qu'un article de Discover sur Google."
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[03:12](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=192s) La transformation numérique de la rédaction du *Monde*
Pour continuer de créer de la valeur tout en faisant face au flux d'informations automatisées, *Le Monde* mène une transformation en profondeur de sa rédaction. Bien que le journal jouisse d'une forte présence numérique, une partie importante des journalistes consacrait encore un temps considérable à la confection du journal papier.
Une réorganisation majeure vise à alléger le temps alloué au papier pour réorienter les ressources vers le numérique: travail des angles, développement des formats vidéo et audio, et mise à disposition d'indicateurs de performance permettant d'évaluer directement l'impact des contenus auprès des lecteurs.
Matthieu Stefani rappelle qu'il y a dix ans, beaucoup de médias traditionnels mettaient en œuvre le *reverse publishing*. Dans l'organisation classique, le comité de rédaction de fin de matinée préparait les pages du quotidien (publié l'après-midi ou le soir pour *Le Monde*), et le site web se contentait souvent de republier les nouvelles de la veille. Lou Grasser souligne que si les grands médias anglo-saxons (*The New York Times*, *The Wall Street Journal*, *The Atlantic*) ont accompli cette transition numérique depuis longtemps, ce virage reste un enjeu crucial et d'actualité pour la presse française.
* **Axes stratégiques du *Monde***: Réduction du temps passé sur la maquette papier, réallocation vers le web, renforcement de l'audio et de la vidéo.
* **Comparaison internationale**: Retard de la presse française par rapport au virage numérique précoce des géants anglo-saxons.
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[05:22](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=322s) Le modèle « Asset-Light » d'Accor et la distribution hôtelière
Carole Roth explique le virage stratégique opéré par le groupe Accor. Avant même que la crise du Covid-19 ne vienne bouleverser l'hospitalité, le groupe a pris la décision de passer en *asset-light*. Ce choix consiste à se désengager de la propriété immobilière des murs d'hôtels pour se recentrer sur la gestion de marque, les plateformes et la franchise.
Ce modèle transforme le rôle d'Accor, qui devient un apporteur d'affaires pour les propriétaires hôteliers et les directeurs d'établissements (*general managers*). L'enjeu quotidien est la gestion du remplissage: une chambre d'hôtel non louée un soir représente une valeur définitivement perdue. Pour optimiser cette distribution à travers 110 pays, Accor s'appuie sur son programme de fidélité `ALL.com` (`all.com`), qui fédère 45 marques.
Même si les plateformes de réservation en ligne (Google, Booking.com, Expedia) sont des concurrentes, elles constituent également un canal de distribution indispensable, notamment dans des marchés spécifiques comme la Chine continentale ou le Brésil. Ces acteurs imposent une émulation permanente, que ce soit sur l'intégration des moyens de paiement ou la mise en valeur visuelle des établissements.
* **Capacité quotidienne d'Accor**: 850 000 chambres à remplir chaque jour à l'échelle mondiale.
* **Portefeuille**: 45 marques réunies au sein d'un écosystème unique et du programme de fidélité `ALL.com`.
* **Couverture géographique**: Présence dans 110 pays.
> "Une chambre quand elle n'est pas vendue une journée, ce n'est pas un stock. Quand elle n'est pas remplie un soir, elle est vide et c'est largement perdu."
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[09:36](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=576s) Les grandes transformations : de Microsoft à l'émergence des LLM
Matthieu Stefani illustre les mouvements de pivot à grande échelle en prenant l'exemple de Microsoft. L'entreprise est passée avec succès d'un modèle *on-premise* (achat de logiciels physiques en magasin ou licences uniques) à un modèle d'abonnement récurrent, réalisant une mutation interne remarquable.
Il pointe désormais un défi similaire pour Google: avec l'essor des grands modèles de langage (LLM), les comportements de recherche évoluent rapidement. De nombreux utilisateurs privilégient l'interaction directe avec une IA plutôt que de naviguer sur un moteur de recherche classique. La capacité de Google et de son modèle Gemini à négocier ce virage est l'un des grands enjeux à venir.
Matthieu Stefani revient également sur son échange avec Sébastien Bazin (PDG d'Accor) à propos du modèle *asset-light*, tout en partageant une expérience personnelle: alors qu'Accor vendait ses murs, lui faisait le choix inverse en investissant dans des bureaux à Paris et Bordeaux.
* **Évolution de la recherche web**: Diminution de l'usage des moteurs de recherche traditionnels au profit des LLM pour obtenir des réponses synthétiques sans multiplier les clics.
* **Exemple de bascule réussie**: Passage de Microsoft du logiciel sous licence à l'abonnement SaaS.
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[12:14](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=734s) Lucidité, courage et agilité face aux ruptures technologiques
Matthieu Stefani analyse les qualités nécessaires aux dirigeants pour mener une transformation d'entreprise face aux innovations de rupture. La première étape est la **lucidité**: il observe que trop de décideurs économiques ou politiques sous-estiment l'impact réel de l'intelligence artificielle, la cantonnant encore à des usages superficiels comme la rédaction de publications sur les réseaux sociaux.
Une fois la prise de conscience effectuée, la transformation exige du **courage** et de l'**obsession**. Il est nécessaire de convaincre les équipes, d'accepter les erreurs du début et d'écarter les résistances internes qui cherchent à préserver des modèles dépassés. Les grandes structures incapables d'accélérer prennent le risque d'être dépassées par de très petites équipes: dans des secteurs comme le courtage en assurance, deux personnes bien outillées avec des systèmes d'IA exécutent aujourd'hui le travail qui nécessitait auparavant 200 collaborateurs.
* **Les conditions clés du pivot**: Lucidité stratégique, obsession du changement et courage décisionnel.
* **Gain de productivité par l'IA**: L'émergence d'organisations hyper-agiles capables de challenger les acteurs historiques avec des effectifs très réduits.
[14:08](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=848s) The Shock of AI Agents and First-Mover Audacity
Matthieu Stefani reflects on how rapidly the AI landscape is shifting, sharing how six months prior he barely grasped what AI agents were, whereas now they literally keep him up at night. He describes spending the previous midnight-to-1 AM hour completely mesmerized by his new Open Mac Mini, declaring that the technology is mind-blowing and "is going to change everything." He urges companies to drop the delusion that AI is merely a side effect, calling for raw curiosity, lucidness, courage, and obsession.
Lou Grasser expands on this mindset, citing Lou Rufus (Chief AI Officer at *Le Monde*), noting that many organizations froze out of fear when AI emerged. *Le Monde*, however, dared to act directly. Their CEO reached out to AI founders asking: *"How do we handle this, given that you are using our content?"*
* Within **three months** of meeting OpenAI CEO Sam Altman, *Le Monde* closed its first major AI partnership.
* This was quickly followed by a deal with **Perplexity** and subsequently **Meta**.
* When Altman was asked if other news outlets had approached OpenAI, he revealed that *Le Monde* was the very first. Today, they remain one of the few media organizations to have signed direct AI licensing deals.
> "Aujourd'hui, je ne dors plus la nuit... j'étais sur mon Open Mac Mini... ça me pète le cerveau et ça va tout changer." — Matthieu Stefani
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[15:42](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=942s) Accor’s "Artist" Mindset and Real-World Grounding
Carole Roth explains why global groups like Accor cannot afford a wait-and-see approach. Hotel owners in Asia—Accor's direct clients—are watching competing properties instantly adopt cutting-edge digital and AI tools. If a global hotel giant fails to provide equivalent capabilities, clients will go elsewhere.
She highlights Accor’s internal culture, where employees refer to themselves as "artists" and operate under the motto *"Pioneering the art of hospitality."* Accor recently launched an integration on OpenAI's platform; while Roth acknowledges that AI will not replace full booking channels overnight or magically fill every room, being present on new digital playgrounds provides crucial learning opportunities. Furthermore, Accor's leadership stays connected to reality: their CEO travels **300 days a year**, ensuring the company relies on direct ground-level observation rather than filtered corporate reports.
* Accor's internal operational ethos centers on *Pioneering the art of hospitality*.
* Leadership prioritizes physical and digital ground-truth presence to observe actual guest behaviors rather than relying on abstract middleman interfaces.
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[17:33](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1053s) Brand Identity, Tone of Voice, and Algorithmic UX
The discussion turns to customer retention in an era where AI agents choose hotels based on automated price and quality evaluations. Roth stresses that loyalty relies on using data—such as past stay preferences and brand affinities—to personalize the experience and reward repeat guests.
More importantly, as direct user interfaces start to fade, brand differentiation depends on cultivating a distinct **tone of voice**. Just as a podcast host is immediately recognized by ear without needing visual cues, luxury brands like Fairmont and budget lines like Ibis must maintain their distinct identities across third-party AI assistants rather than being homogenized into a single generic interface.
Matthieu Stefani points out a fundamental paradigm shift:
* **The Digital Era:** Optimized front-end UI/UX specifically for human eyes.
* **The AI Era:** Prioritizes the back-end—data quality, structured representation, and seamless integration with LLMs and AI agents.
> "Le moins d'interface, le mieux quelque part... ce qui reprend le dessus, c'est comment se faire reconnaître par les agents... c'est plutôt le backend qui va être important." — Matthieu Stefani
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[20:00](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1200s) Editorial Curation vs. Hyper-Personalization at Le Monde
Addressing the tension between traditional media delivery and modern user expectations, Stefani humorously notes that while news organizations want to defend their long-form 5,000-character articles, younger audiences demand bullet-point summaries or quick video transformations.
Lou Grasser reveals that *Le Monde* is already actively adapting:
* They are currently testing a new mobile homepage featuring significantly more video and audio content.
* While Anglo-Saxon media adopted hyper-personalization years ago, *Le Monde* balances personalized recommendations with strong **editorial prescription**—readers actively visit because they trust the newsroom's curated judgment on what matters.
* *Le Monde* replaced outdated "related articles from the same section" recommendation widgets with algorithmic content engines based on what other subscribers read next.
Grasser highlights a surprising data point regarding OpenAI: when *Le Monde* is cited inside ChatGPT, the reader conversion rate is **20 times higher** than a link on Meta platforms and **50 times higher** than Google Discover. Furthermore, after years of trying to prove that social media audiences convert into paying subscribers, recent studies confirm that many young readers subscribe specifically because they first discovered *Le Monde*'s voice via social video clips.
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[22:41](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1361s) Lessons from China: Speed, Risk Tolerance, and IP Dynamics
Matthieu Stefani shares observations from his recent trip to Shenzhen and Shanghai, contrasting Western hesitancy with China's high-velocity execution. He notes that Chinese business operates in an "arena mode," where youth and early-stage products are trusted immediately:
* **Speed over Perfection:** In China, products are launched into the market at 70%–80% completion, embracing Meta's old *"move fast and break things"* ethos at immense scale across a population of 1.4 billion.
* **Contrast with France:** Stefani shares an anecdote about a promising 26-year-old French fintech team (AMF-regulated, managing €10–15M real estate projects) being rejected by wealth managers simply for being "too young" and not being an established giant like BlackRock.
* **Decarbonization & Electrification:** Stefani refutes claims about Chinese urban pollution, noting that in Shenzhen and Shanghai, roughly **80% of vehicles are electric**, making the cities surprisingly quiet. Forced by oil scarcity and an aging demographic, China is aggressively pushing decarbonization, robotics, and automation.
The conversation touches on the philosophical difference regarding intellectual property (IP):
* **Western View:** Strictly legal, protective over patents and original ideas.
* **Chinese View:** Taking a physical object without returning it is theft; taking an *idea* leaves the original owner with the idea, making it shared inspiration rather than theft.
Stefani closes by reflecting on Western auto manufacturers—particularly German brands—who entered 51/49 joint ventures in China requiring local manufacturing and tech transfers. Today, Chinese EV brands like BYD and XPeng produce superior, highly competitive vehicles that European markets are struggling to match.
[27:21](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1641s) Le fossé technologique et le modèle chinois
Matthieu Stefani poursuit son analyse du marché chinois en revenant sur la rapidité d'innovation des constructeurs automobiles locaux comme Xpeng, qui dépassent aujourd'hui la concurrence européenne. Il dénonce une forme d'aveuglement occidental face à cette déferlante commerciale, citant des échanges marquants issus de son podcast, notamment avec l'entrepreneur Ming-Po. Ce dernier soulignait l'incohérence de la posture européenne: après avoir laissé siphonner sa technologie pendant deux décennies, l'Europe se laisse désormais inonder de produits chinois au risque d'asphyxier sa propre économie et de priver ses consommateurs de leur pouvoir d'achat.
* Matthieu Stefani met en avant l'avance des véhicules électriques chinois (charge plus rapide, meilleure longévité), reléguant la concurrence européenne au rang de produits rapidement dépréciés.
* Citant Ming-Po (invité de son podcast *Génération Do It Yourself* en novembre), il rappelle le constat alarmant des acteurs chinois sur le déclin économique et la perte d'emploi en Europe.
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[28:13](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1693s) Les défis technologiques et l'automatisation en hôtellerie chez Accor
Carole Roth détaille la manière dont Accor aborde la transformation numérique et l'intégration des standards techniques avant même de parler d'IA générative. La gestion des infrastructures physiques dans les hôtels représente un chantier colossal: de la vérification d'identité (*passport scan*) à la sécurité des paiements sur les terminaux (TPE), jusqu'à l'exigence fondamentale d'une excellente couverture Wi-Fi. L'enjeu stratégique consiste à bâtir un socle technique mondial harmonisé tout en conservant une flexibilité d'adaptation aux spécificités locales.
Par ailleurs, Carole Roth soulève l'impact majeur de l'IA sur le travail en back-office. Plus de 50 % du temps du personnel hôtelier est actuellement absorbé par des tâches administratives et répétitives (facturation, réconciliation de caisse, attribution des chambres). L'automatisation de ces processus vise avant tout à libérer du temps de cerveau disponible pour réinvestir le cœur de métier de l'hôtellerie: l'accueil et la relation humaine.
* **Infrastructures de base:** Garantir un réseau Wi-Fi haut de gamme et des outils de contrôle d'identité fiables aux arrivées.
* **Optimisation back-office:** L'IA est appelée à automatiser plus de 50 % des tâches cléricales et logistiques.
* **Philosophie opérationnelle:** Réduire le travail administratif sur écran pour restaurer la véritable hospitalité en face-à-face.
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[29:55](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1795s) Robotique de service, conception spatiale et gestion responsable
Matthieu Stefani illustre l'avance chinoise en racontant son expérience dans un hôtel Indigo à Shenzhen, où le room service est assuré par un robot autonome. Au-delà du gadget ou du côté ludique des messages vocaux personnalisés diffusés par la machine, Carole Roth décortique les implications architecturales et techniques de cette automatisation: pour qu'un robot livre une canette de boisson à une porte de chambre, l'ensemble du bâtiment doit être conçu et pensé en amont pour interagir avec lui (largeur des couloirs, détection automatique des ascenseurs, hauteur des commandes).
Au-delà de la robotique, Carole Roth rappelle que l'IA trouve aussi un terrain d'application concret dans la responsabilité environnementale des établissements, par exemple à travers la gestion prédictive des buffets pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
> "En fait, pour que ce petit robot puisse aller donner sa boisson ou son repas, ça veut dire que tout a été pensé dès le début dans l'hôtel... que l'ascenseur a été pensé pour détecter le bon robot quand il passe." — Carole Roth
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[31:58](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1918s) L'acculturation à l'IA et la refonte des workflows d'entreprise
S'interrogeant sur la capacité des équipes à s'adapter à cette accélération technologique, Matthieu Stefani explique comment son organisation redéfinit en permanence ses méthodes de travail. Chez *Génération Do It Yourself*, l'adoption des derniers modèles de langage (de ChatGPT et Gemini à Claude) a totalement métamorphosé le workflow opérationnel tous les trois mois. L'humain reste indispensable aux deux extrémités de la chaîne — pour le choix, la recherche de l'invité et la conduite de l'interview — tandis que l'IA orchestre la totalité du flux intermédiaire de post-production.
De son côté, Lou Grasser explique que Le Monde a utilisé l'IA (notamment la traduction automatique d'un socle de plus de 100 contenus quotidiens) pour accélérer son expansion internationale, en particulier sur le marché américain. Elle insiste sur le rôle irremplaçable des journalistes et de la rédaction pour valider et relire chaque article traduit.
* **Workflow hybride chez DIY:** Recherche et enregistrement 100 % humains; retranscription (*speech-to-text*), diarisation des interlocuteurs, extraction de citations et génération de vidéos courtes (*shorts*) 100 % gérés par l'IA.
* **Expansion internationale du Monde:** Traduction automatisée de plus de 100 articles par jour, systématiquement relus et corrigés par des journalistes pour garantir la ligne éditoriale.
* **Le rôle des correcteurs:** Interrogée sur le maintien des correcteurs humains au journal, Lou Grasser confirme qu'ils demeurent essentiels pour garantir une exigence orthographique et une qualité irréprochables, supérieures aux LLM actuels.
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[35:52](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2152s) Paradoxe de la productivité et transmission des savoirs
La conversation s'oriente vers un paradoxe fondamental: alors que l'automatisation est censée libérer du temps, les collaborateurs se retrouvent souvent sollicités par de nouvelles tâches et opportunités. Matthieu Stefani confie travailler plus intensément que jamais pour tester, configurer et adapter en continu les nouveaux outils d'IA.
Carole Roth aborde la question sous l'angle de la formation et de l'intégration des jeunes recrues dans l'hôtellerie. Plutôt que de former un nouveau collaborateur sur des logiciels de réservation complexes et rébarbatifs — tâche de plus en plus prise en charge par des assistants virtuels —, l'IA permet au personnel expérimenté de transmettre ce qui fait la vraie valeur de l'établissement: l'histoire du lieu, la gestion des clients VIP et le savoir-être. Elle évoque à ce titre l'initiative récente de la création d'une « École de la relation à l'ère de l'IA » pour réaffirmer les fondamentaux de l'hospitalité.
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[38:07](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2287s) L'infrastructure financière à l'ère des agents autonomes
Intervenant sur les évolutions d'infrastructures chez Stripe, l'hôte explique que le commerce de demain reposera de plus en plus sur des transactions exécutées directement par des agents IA pour le compte des utilisateurs. Cela impose la création de nouveaux protocoles de sécurité, faisant évoluer le traditionnel prérequis *KYC* (*Know Your Customer*) vers un modèle *KYA* (*Know Your Agent*).
* **Sécurisation des transactions:** Autoriser un agent autonome à effectuer des paiements dans le cadre d'un « contrat intelligent » (*Smart Contract*) déterminant un plafond ou des règles précises (ex. achat d'une paire de baskets à 250 €).
* **Gestion du risque:** Embarquer les agents sur les plateformes financières tout en luttant activement contre la fraude automatisée.
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[39:33](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2373s) Perspectives et visions à 10 ans
Invités à se projeter dans les 5 à 10 prochaines années, les participants partagent leurs ambitions pour leurs organisations respectives:
* **Le Monde:** Lou Grasser projette un horizon où le papier subsistera comme un format plus minoritaire et patrimonial, tout en poursuivant l'objectif de dépasser le cap du million d'abonnés grâce à l'aide de l'IA, à l'internationalisation des contenus et au développement de nouvelles verticales de services.
* **Accor:** Carole Roth ambitionne d'accompagner les propriétaires d'hôtels et les équipes opérationnelles dans la transition technologique, en plaçant systématiquement l'humain et le sens du service au centre de l'expérience.
Voici le compte-rendu détaillé de cette partie de la discussion:
[41:07](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2467s) Accor et l'expérience client à l'ère de l'IA
Carole Roth détaille la vision stratégique du groupe Accor face aux transformations numériques et écologiques. Alors que les franchisés et partenaires continuent d'ouvrir des établissements physiques pour faire tourner l'industrie du tourisme, le rôle du groupe est de faciliter la vie sur le terrain tout en réunissant les personnes, que ce soit pour le travail ou le loisir. Il s'agit de leur fournir tous les moyens nécessaires pour gérer leurs établissements au mieux, malgré les contraintes environnementales et d'identification des voyageurs, afin d'offrir la meilleure expérience sur place.
En parallèle, Carole Roth souligne l'importance d'intervenir très en amont du parcours client. L'objectif est de capter le besoin initial dès le départ, au moment exact où un utilisateur formule un souhait simple comme « je veux partir en voyage à telle date et au soleil ». Grâce aux nouvelles technologies, Accor cherche à recueillir ces intentions de manière fluide et à orienter naturellement les clients vers leurs hôtels, en leur garantissant une expérience la plus ultra-personnalisée possible dès leur arrivée.
- Maintien des ouvertures d'établissements physiques pour soutenir le tourisme d'affaires et de loisirs.
- Prise en compte proactive des contraintes écologiques et de reconnaissance des clients sur le terrain.
- Capture des besoins très tôt en amont via une formulation naturelle des recherches de séjours.
- Volonté d'offrir un parcours totalement personnalisé pour chaque voyageur.
[42:03](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2523s) Le retour à l'humain et la fin des « bullshit jobs »
Matthieu Stefani propose une réflexion critique sur l'évolution du monde du travail et l'accumulation excessive d'outils. Il constate que les professionnels se sont peu à peu « auto-enfermés » dans l'usage quotidien d'interfaces, de logiciels de bureautique (Word, Excel, PowerPoint) et dans la gestion sans fin des courriels. Il rappelle avec ironie qu'il y a 20 ou 30 ans, les gens ne passaient pas leurs journées au bureau à envoyer des fax ou des courriers, mais produisaient du « vrai travail ». Selon lui, le monde corporate s'est égaré dans des tâches administratives et superflues.
Pour les 5 à 10 ans à venir, Matthieu Stefani souhaite un retour à plus d'humanité et d'authenticité. Il espère que l'intelligence artificielle permettra d'automatiser tout ce qui ne sert à rien — la bureaucratie, la gestion des factures et l'ensemble de ces « bullshit jobs » que chacun réalise au moins en partie — afin de libérer du temps pour la vraie relation humaine, le travail journalistique et les contenus organiques. Il croit fermement en un avenir où la technologie s'occupera du virtuel pour nous ramener vers le réel.
> « Les gens passent leurs journées, quand on y réfléchit, on passe nos journées à faire des mails... Il y a 20 ans, 30 ans, les gens ne faisaient pas des fax toute la journée, ils produisaient vraiment du vrai travail. On s'est perdu. »
- Souhait de réduire le nombre d'outils informatiques et la surcharge de courriels quotidiens.
- Utilisation de l'IA comme levier d'automatisation des tâches administratives et sans valeur ajoutée.
- Revalorisation du travail organique, des relations humaines et de la production de contenus réels.
[43:05](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2585s) Conclusion du déjeuner
La rencontre s'achève dans une ambiance conviviale. L'hôte et les invités concluent le déjeuner en soulignant la qualité du repas et en remerciant chaleureusement les intervenants pour la richesse des échanges et leurs perspectives éclairantes sur le monde de demain.
## Notable quotes
> [00:00](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=0s) Quand la marque Le Monde est citée dans ChatGPT, ça convertit 20 fois plus qu'un article sur Meta et 50 fois plus qu'un article de Discover sur Google. — Lou Grasser
> [05:22](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=322s) Une chambre quand elle n'est pas vendue une journée, ce n'est pas un stock. Quand elle n'est pas remplie un soir, elle est vide et c'est largement perdu. — Carole Roth
> [14:08](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=848s) Aujourd'hui, je ne dors plus la nuit... j'étais sur mon Open Mac Mini... ça me pète le cerveau et ça va tout changer. — Matthieu Stefani
> [17:33](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1053s) Le moins d'interface, le mieux quelque part... ce qui reprend le dessus, c'est comment se faire reconnaître par les agents... c'est plutôt le backend qui va être important. — Matthieu Stefani
> [29:55](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=1795s) En fait, pour que ce petit robot puisse aller donner sa boisson ou son repas, ça veut dire que tout a été pensé dès le début dans l'hôtel... que l'ascenseur a été pensé pour détecter le bon robot quand il passe. — Carole Roth
> [42:03](https://www.youtube.com/watch?v=QkigrITFrSQ&t=2523s) Les gens passent leurs journées, quand on y réfléchit, on passe nos journées à faire des mails... Il y a 20 ans, 30 ans, les gens ne faisaient pas des fax toute la journée, ils produisaient vraiment du vrai travail. On s'est perdu. — Matthieu Stefani
## Mentioned
Stripe, Le Monde, Accor, Génération Do It Yourself, Lou Grasser, Carole Roth, Matthieu Stefani, Lou Rufus, Sébastien Bazin, Sam Altman, Ming-Po, Netflix, Spotify, The New York Times, The Wall Street Journal, The Atlantic, Microsoft, Google, OpenAI, ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity, Meta, Booking.com, Expedia, Fairmont, Ibis, ALL.com, Panama Papers, Open Mac Mini, BYD, XPeng, BlackRock, AMF, Hôtel Indigo, Shenzhen, Shanghai, Chine, Brésil
Face aux ruptures technologiques de l'intelligence artificielle, des entreprises établies comme Le Monde et Accor réorganisent leurs modèles d'affaires en misant sur l'audace partenariale, la refonte des infrastructures de distribution et l'allègement des tâches administratives pour préserver la valeur humaine.
Partenariats technologiques et transformation éditoriale des médias (14:08)
Face à la montée de la désinformation et aux changements d'habitudes de recherche portés par les modèles de langage (LLM), Le Monde a choisi une stratégie d'engagement direct. Selon Lou Grasser, le quotidien, qui compte près de 700 000 abonnés numériques, a été le premier média à solliciter OpenAI, concluant un accord de licence en trois mois avec Sam Altman avant de signer avec Perplexity et Meta. Les citations de la marque au sein de ChatGPT affichent un taux de conversion 20 fois supérieur à un article sur Meta et 50 fois supérieur à Google Discover.
En interne, le quotidien réoriente ses ressources en réduisant le temps consacré à la maquette papier au profit des formats numériques, audio et vidéo, tout en maintenant des relecteurs humains pour superviser la traduction automatisée de plus de 100 articles quotidiens à destination de l'international.
Transition vers l'asset-light et commerce par agents autonomes (5:22)
Pour orchestrer la distribution de 850 000 chambres quotidiennes réparties sur 45 marques et 110 pays, Accor a anticipé la crise sanitaire en adoptant un modèle « asset-light » consistant à céder la propriété immobilière pour se concentrer sur la gestion de marque et sa plateforme ALL.com. Carole Roth précise que la différenciation face aux plateformes de réservation repose désormais sur l'identité de marque et un « ton de voix » distinct, capable d'être identifié par les algorithmes de recommandation.
Matthieu Stefani observe que cette transition déplace l'enjeu stratégique de l'optimisation des interfaces visuelles front-end vers les architectures back-end et la structuration des données. Côté paiements, Stripe anticipe l'essor de transactions initiées directement par des agents d'intelligence artificielle, nécessitant le passage d'une vérification « KYC » (Know Your Customer) à des protocoles « KYA » (Know Your Agent) et des contrats intelligents encadrant les montants autorisés.
Automatisation back-office et recentrage sur la relation humaine (28:13)
Dans l'hôtellerie, Carole Roth rapporte que plus de 50 % du temps des équipes opérationnelles est absorbé par des formalités administratives comme la facturation et la réconciliation de caisse. L'automatisation par l'IA vise à décharger les collaborateurs de ces tâches de saisie pour réinvestir le cœur de métier : l'accueil physique et l'attention portée aux clients, notamment via des initiatives comme « l'École de la relation à l'ère de l'IA ».
Matthieu Stefani défend une vision similaire où l'élimination des tâches bureaucratiques et superflues doit libérer le travail créatif et le contact direct. Il souligne néanmoins le défi d'acculturation interne, illustré par son propre média où les flux de post-production sont entièrement automatisés par des LLM tandis que l'humain conserve la sélection des invités et la conduite des entretiens.
Vitesse d'exécution et concurrence technologique chinoise (22:41)
Matthieu Stefani met en garde contre l'hésitation européenne en comparant les rythmes de déploiement observés en France et en Chine. À Shenzhen et Shanghai, l'écosystème commercial valorise la mise sur le marché rapide de produits achevés à 70–80 % et fait preuve d'une confiance précoce envers les jeunes porteurs de projets, à l'opposé des blocages institutionnels français décrits par Stefani à travers l'exemple d'une fintech régulée boudée pour son jeune âge.
Cette cadence se traduit concrètement par l'avance des véhicules électriques chinois — atteignant 80 % du parc automobile dans certaines métropoles — et l'intégration poussée de la robotique de service, obligeant les infrastructures hôtelières à concevoir leurs espaces et ascenseurs spécifiquement pour les livraisons autonomes dès la phase architecturale.
La table ronde met en lumière la nécessité d'une lucidité stratégique face à l'accélération technologique, mais laisse ouverte la question du rythme d'adoption : la transition exige d'arbitrer entre investissements dans des infrastructures encore émergentes et risques de marginalisation face à des acteurs internationaux plus rapides.
[0:00] Lou Grasser: Quand la marque Le Monde est citée dans ChatGPT, ça convertit 20 fois plus qu'un article sur Meta et 50 fois plus qu'un article de Discover sur Google.
[5:22] Carole Roth: Une chambre quand elle n'est pas vendue une journée, ce n'est pas un stock. Quand elle n'est pas remplie un soir, elle est vide et c'est largement perdu.
[14:08] Matthieu Stefani: Aujourd'hui, je ne dors plus la nuit... j'étais sur mon Open Mac Mini... ça me pète le cerveau et ça va tout changer.
[17:33] Matthieu Stefani: Le moins d'interface, le mieux quelque part... ce qui reprend le dessus, c'est comment se faire reconnaître par les agents... c'est plutôt le backend qui va être important.
[29:55] Carole Roth: En fait, pour que ce petit robot puisse aller donner sa boisson ou son repas, ça veut dire que tout a été pensé dès le début dans l'hôtel... que l'ascenseur a été pensé pour détecter le bon robot quand il passe.
[42:03] Matthieu Stefani: Les gens passent leurs journées, quand on y réfléchit, on passe nos journées à faire des mails... Il y a 20 ans, 30 ans, les gens ne faisaient pas des fax toute la journée, ils produisaient vraiment du vrai travail. On s'est perdu.
Original transcript
[0:00] [musique]
[0:01] Pivoter quand on est une start-up, c'est
[0:03] pas facile. Pivoter quand tu es un
[0:05] groupe de plusieurs dizaines de milliers
[0:06] de collaborateurs, honnêtement, moi je
[0:08] trouve ça assez fou.
[0:08] La décision a été prise finalement de
[0:11] passer en ce qu'on appelle à cette l un
[0:12] modèle qui se veut plus sur les
[0:14] plateformes, les marques et de
[0:15] franchise. [musique]
[0:16] Pendant des années, on a voulu se lancer
[0:18] à l'international. Le jour où l'IA était
[0:19] prête, pour nous, ça a été une
[0:20] formidable opportunité. À l'occasion des
[0:22] 10 ans de notre présence en France, nous
[0:24] avons invité des voix incontournables de
[0:26] l'écosystème à partager leur regard sur
[0:28] la transformation d'entreprise iconique
[0:30] ces dernières années.
[0:30] Il faut qu'on soit pionnier de ça. On a
[0:32] lancé il y a pas longtemps effectivement
[0:34] en plus l'application sur Open AI accord
[0:36] et cetera. C'est dire qu'en fait il faut
[0:38] essayer à prendre de ces erreurs.
[0:39] Quand de la marque le monde est cité
[0:40] dans le chat GPT, ça convertit 20 fois
[0:42] plus qu'un article sur MTA et 50 fois
[0:45] plus qu'un article de sur Discover sur
[0:46] Google.
[0:47] Comment se sont-elles réinventées ?
[0:49] Comment inoff-elle ? Et comment
[0:50] intègre-t-elle l'IA pour faire mieux et
[0:52] plus ? Le tout en présence d'un
[0:54] observateur privilégié de l'écosystème
[0:56] tech et business français.
[0:57] La gentil qui a moi il y a 6 mois, je
[0:59] comprenais pas bien ce que c'était.
[1:00] Aujourd'hui, je je n'endors plus la nuit
[1:02] quoi, mais littéralement. [musique]
[1:05] Je pense que ce qui nous a beaucoup aidé
[1:07] dans le développement des abonnements
[1:08] pour le monde et construire le modèle
[1:09] économique aujourd'hui avec presque
[1:11] 700000
[1:12] abonnés, c'est les sorts des plateformes
[1:15] payantes notamment effectivement des
[1:16] Netflix ou des Spotify. Ça aurait été
[1:18] beaucoup plus complexe je pense si elles
[1:19] avaient pas insufflé cette dynamique en
[1:21] France et bien évidemment aussi
[1:23] Atlantique le New York Times qui avait
[1:25] déjà enclenché un peu cette dynamique en
[1:26] réduisant beaucoup leur pay. Il y a
[1:28] quand même des effets des événements
[1:29] assez marquants en fait aussi de de
[1:31] cette année 2016 et de la suite. C'est
[1:33] c'est aussi le là on se rend compte que
[1:35] les deep fake deviennent important dans
[1:38] le monde dans le monde numérique. C'est
[1:41] également l'affaire des Panama Papers
[1:43] 2016 avec bien évidemment
[1:46] le monde qui est un des contributeurs
[1:48] majeurs de de cette investigation.
[1:50] Est-ce que tu dirais que ces
[1:51] événements-là ont permis aussi quelque
[1:55] part à l'utilisateur final de se dire en
[1:57] fait il y a il y a une valeur réelle
[1:59] [grognement]
[2:00] de cette presse euh qui est de confiance
[2:03] et quelque part il faut monétiser et et
[2:07] s'assurer qu'ils a un modèle de revenu
[2:08] qui fonctionne pour elle.
[2:09] Oui, ce type de grands événements pour
[2:10] nous c'est des c'est des coûts à jouer.
[2:11] Ça veut dire que c'est c'est ça montre
[2:13] ça démontre le travail d'une journaliste
[2:15] de l'enquête bien évidemment et le fait
[2:17] d'avoir étauffé notre rédaction
[2:19] justement pour se mettre sur des sujets
[2:20] là de désinformation qui sont arrivés
[2:22] assez tôt he tu as raison de dire 2016
[2:24] euh ça ça a participé je pense au à
[2:28] démontrer la qualité en fait des
[2:30] contenus du monde et à se dire OK il y a
[2:31] des derrière des journalistes qui
[2:32] enquêtent là-dessus ils sont beaucoup on
[2:34] peut mettre beaucoup de journalistes
[2:35] parfois sur différents types d'enquêtes
[2:36] he jusqu'à parfois 200 personnes qui
[2:38] sont sur des énormes enquêtes et qui
[2:40] nous permettent d'aller démontrer
[2:42] justement à nos lecteurs, voilà, que
[2:43] c'est une information qui a nécessité
[2:45] beaucoup de travail de fond et que
[2:47] derrière elle est payante. Donc oui,
[2:48] c'est des coûts en fait pour nous à
[2:49] jouer.
[2:49] Est-ce que tu arrives aussi dans dans
[2:51] des réflexions où tu vas avoir
[2:52] finalement un accès au texte qui va être
[2:54] automatisé de plus en plus de plus en
[2:57] plus de textes accessibles. Donc est-ce
[2:59] que vous allez essayer de suivre
[3:01] finalement ce train effrainé de pouvoir
[3:02] avoir du contenu toujours renouvelé pour
[3:04] vos abonnés ou plutôt moins mais plus
[3:06] qualitatif
[3:08] en mettant en avant la valeur de la
[3:09] vérité face au deep fake ? Alors au
[3:12] global nous l'idée c'est quand même de
[3:14] se dire que là on est en pleine
[3:16] justement en pleine transformation de
[3:17] notre rédaction. Justement l'idée c'est
[3:21] on est on est très puissant en numérique
[3:24] mais on a encore une grosse partie de
[3:26] notre rédaction qui passe du temps sur
[3:28] la conception du papier. Voilà,
[3:30] aujourd'hui, on est en train justement
[3:31] d'ouvrir une énorme transformation qui a
[3:34] lieu cette année euh pour alléger le
[3:37] temps, pour vraiment réduire le temps
[3:39] consacré à la confection du papier pour
[3:41] justement aller davantage sur le
[3:43] numérique. Voilà, travailler les angles,
[3:45] travailler les sujets. Voilà. Euh on on
[3:48] a aussi d'autres enjeux qui sont allés
[3:51] sur d'autres formats comme la vidéo,
[3:52] comme l'audio, voilà, qui sont hyper
[3:54] important pour nous et aussi de donner
[3:56] accès à notre rédaction, à des outils, à
[3:59] des indicateurs qui vont leur permettre
[4:01] eux de pouvoir voir la transform de plus
[4:02] près la transformation. Enfin, en tout
[4:04] cas, l'impact que ça a sur les lecteurs.
[4:05] C'est fou parce que je crois qu'il y a
[4:07] 10 ans, moi je conseillais un peu plus.
[4:09] Ouais. Non, encore il y a 10 ans on
[4:10] conseillit pas mal de médias sur ces
[4:12] stratégies qu'on appelait de reverse
[4:13] publishing. Donc tu vois de ce que je
[4:15] parle donc était vraiment de se dire à
[4:17] l'origine tu avais un
[4:18] donc une réunion éditoriale. Alors le
[4:20] monde c'est différent parce que vous
[4:21] sortez le un journal de l'après-midi ou
[4:23] le soir mais souvent un quotidien
[4:25] c'était fin de matinée tu avais un
[4:28] comité de rédaction tous les ré chefs
[4:30] qui se réunissaient les sujets qui
[4:31] étaient arrêtés alors il y en a tous les
[4:33] sujets plus long terme qui étaient quand
[4:35] même prévus à l'avance et puis après tu
[4:37] avançais dans la prême et plus tu avais
[4:39] les pages les dernières pages les plus
[4:41] chaudes donc la couverture les pages qui
[4:43] restaient potentiellement ouvertes pour
[4:44] les dernières actue
[4:47] l'organisation de la rédaction était
[4:48] faite pour ça ce qui faisait que quand
[4:49] tu arrivais le matin sur le site
[4:50] internet,
[4:51] tu avais pas de
[4:52] et ben tu avais pas de news parce qu'en
[4:53] fait c'était que la news de la veille au
[4:55] soir voir et celle de la veille au soir
[4:57] était faite à 16h 17h en fait et donc tu
[5:00] dois mais ce que tu racontes pas c'est
[5:01] que ce chemin est pas complètement
[5:02] fait c'est complètement fait par exemple
[5:04] aux États-Unis on est d'ailleurs allé
[5:05] voir un des médias américains, on est
[5:06] allé voir le New York Times, on est allé
[5:07] voir le Wall Street, on est allé voir
[5:09] des Atlantiqu, on a parlé avec eux et
[5:11] eux ils ont les médias anglosaxons, ils
[5:13] ont déjà opéré ce changement depuis
[5:15] longtemps. C'est pas le cas encore en
[5:16] France et c'est là nous qu'on a quelque
[5:18] chose vraiment à jouer. [musique]
[5:22] On va peut-être changer un peu de
[5:24] secteur avec toi Carole parce que
[5:28] franchement fascinant de de voir Lou
[5:30] cette transformation que tu as opéré et
[5:32] et 10 ans, on a l'impression que c'est
[5:34] c'est pas loin et en même temps il s'est
[5:36] passé énormément de choses. Après, je
[5:38] crois comprendre également que côté
[5:40] accord euh le contexte de l'époque, si
[5:42] on se remet en 2016, il y a l'émergence
[5:45] de ces plateformes dont on parlait plus
[5:46] tôt et euh et quelque part Akord décide
[5:49] de prendre une décision extrêmement
[5:52] structurante. Est-ce que tu peux nous en
[5:53] dire un petit peu plus ?
[5:54] Alors oui, et ça s'est confirmé après
[5:56] parce qu'on parle de 2016 mais je crois
[5:58] que le l'élément le plus impactant
[6:01] finalement pour l'hospitalité, ça a été
[6:02] le Covid. Ouais. Juste avant euh chance
[6:05] ou pas, ça voilà, c'est difficile de le
[6:09] dire mais la décision a été prise
[6:11] finalement de passer en ce qu'on appelle
[6:13] asset light, c'est-à-dire de ne plus
[6:15] être forcément propriétaire des hôtels,
[6:18] de plus être propriétaire de bah des
[6:21] immeubles, de tous ces lieux et de
[6:23] passer sur un modèle qui se veut plus
[6:25] sur les plateformes, les marques et de
[6:27] franchise. C'est encore un changement
[6:29] qu'on opère aujourd'hui à travers le
[6:30] monde, mais ça a été une décision assez
[6:32] structurante qui a amené finalement à
[6:34] regarder un petit peu vers ben cette
[6:36] nouvelle façon de procéder à la
[6:38] réservation, d'opérer et de d'avoir une
[6:41] nouvelle offre de valeur finalement pour
[6:43] l'écosystème ben des propriétaires
[6:46] hôteliers, de ce qu'on appelle les
[6:47] general managers et de se positionner
[6:49] finalement en apporteur ben de personnes
[6:53] dans les hôtels. Moi, mon métier
[6:54] vraiment au quotidien, c'est de se dire
[6:55] ben comment je fais en sorte qu'il y ait
[6:57] un maximum de personnes qui viennent
[6:59] remplir des chambres d'hôtel. Une
[7:00] chambre quand elle est pas vendu une
[7:02] journée par c'est pas un stock. Ben
[7:04] quand elle n'est pas remplie un soir,
[7:05] elle est elle est vide et c'est
[7:06] largement perdu. Donc c'est et pour vous
[7:09] donner quand même un un chiffre, c'est
[7:12] 850000 chambres à remplir tous les jours
[7:14] à travers le monde par accord. Et nous
[7:17] donc on se positionne vraiment avec bah
[7:19] une plateforme qui s'est repositionnée
[7:21] aussi avec un programme de fidélité H.
[7:24] hall.com
[7:25] et où vraiment on a cette proposition de
[7:27] valeur qui unifie ben 45 marques au sein
[7:29] d'un même programme de fidélité et de
[7:31] pouvoir justement bah vient aussi un
[7:33] système de point encourager ben les
[7:35] différents clients à voyager, revoyager
[7:37] dans nos hôtels, découvrir les marques.
[7:38] Donc vraiment cette proposition de
[7:40] valeur c'était au sein d'un même
[7:41] écosystème. Vous pouvez profiter de
[7:42] l'ensemble de ce que propose Accord à
[7:44] travers ben 110 pays. Moi, je suis très
[7:46] curieux de savoir à quel moment vous az
[7:48] dit finalement nos concurrences plus
[7:50] Hilton, Mariotte et autres chaînes
[7:53] d'hôtel. Et à quel moment il y a le
[7:55] moment un peu reca qui dit mais en fait
[7:57] les vrais concurrents de demain c'est
[7:59] les gens qui créent cette expérience
[8:00] cette hyper personnalisation dont tu
[8:02] parles très bien et là il faut qu'on
[8:04] change de de modèle d'affaires. Alors,
[8:07] concurrent et complément euh pour les
[8:09] plateformes, parce que on pourrait pas
[8:11] remplir toutes ces chambres, en tout cas
[8:13] pas aujourd'hui, toutes ces chambres
[8:14] sans finalement leurs compléments et
[8:16] parce que localement euh on est un
[8:18] accord, on travaille avec vraiment un
[8:20] écosystème extrêmement vaste de réseau
[8:21] de distribution euh parce que c'est ce
[8:23] qui nous permet de mieux être connecté
[8:25] aussi localement.
[8:26] [raclement de gorge]
[8:26] plateforme c'est Google Booking
[8:28] Google Booking Expediabin
[8:31] puisil nous distribue pas mais en gros
[8:32] toutes les plateformes qui distribuent
[8:34] nos hôtels et elles sont précieuses
[8:35] parce que dans certains pays je pense
[8:37] aussi à des des endroits dans lesquels
[8:39] on a besoin de plus spécificité locale
[8:42] le Brésil Chine de Mainland et cetera
[8:45] forcément il y a des réflexes d'usagers
[8:47] sur lesquels on ne peut pas être en
[8:50] première pensée quand on va faire une
[8:52] réservation en revanche il nous
[8:53] challenge beaucoup parce que ben très
[8:55] souvent en En fait, eux sont vraiment là
[8:57] pour se dire comment on capture un
[8:59] client le mieux possible, comment on lui
[9:00] fait cette promotion là. Et bon bah
[9:02] puisqu'on est là aussi pour parler de
[9:04] ça, notamment sur les moyens de
[9:05] paiement, ils nous ont vraiment mis dans
[9:07] cet esprit de comparaison. Euh je pense
[9:10] qu'on n'est pas trop loin derrière parce
[9:11] qu'il y a un ADN d'innovation qui est
[9:13] assez fort chez Accord et qu'on a envie
[9:14] d'être présent pour pour tous nos
[9:16] marchés. Mais oui, de se dire "Ah ben
[9:18] eux, comment ils présentent finalement
[9:19] certains moyens de paiement qui vont
[9:20] convaincre de faire l'achat sur cette
[9:23] plateforme ? comment ils vont mettre en
[9:25] valeur certains hôtels. Des fois, on a
[9:28] on a eu un petit regret de se dire
[9:29] "Mince, quand même, c'est dommage
[9:30] d'avoir de plus belles photos sur
[9:32] certaines plateforme qu'on en a chez
[9:33] nous." Donc, mais c'est un défi.
[9:35] Mathieu, toi qui finalement a a pas mal
[9:38] bougé, tu interviewé beaucoup de monde.
[9:42] Est-ce que là on est face à deux
[9:44] exemples un peu singuliers, uniques ou
[9:48] Non, je crois pas. Je c quand tout à
[9:49] l'heure tu posais la question de quelle
[9:51] quelles entreprises vont moi m'ont plus
[9:53] le plus marqué par leur transformation,
[9:55] j'ai pensé tout de suite à Microsoft et
[9:58] tu peux dire que c'est très loin en fait
[9:59] c'est très proche de ce que tu disais.
[10:01] Microsoft c'était comment on appelle ça
[10:03] ? Du on premise je pense hein. Donc tu
[10:05] as acheté un tu as acheté il y a pas si
[10:06] longtemps quand même un truc à la Fnac
[10:08] où j'ai [grognement] tu t'installais
[10:12] ouais t'installais ton truc et puis en
[10:14] fait tu l'avais avec ta licence. Oui, tu
[10:17] validais en ligne, mais moi j'étais sûr
[10:19] qu'ils allaient mourir. Mais mais sûr en
[10:21] fait, te dire réussir à basculer un
[10:23] business aussi gros, aussi international
[10:26] d'un d'un truc où tu achètes des des DVD
[10:29] où au pire tu télécharges de temps en
[10:31] temps, tu payes une fois à un truc où tu
[10:33] t'abonnes,
[10:34] c'est magistral. Et eux, ils l'ont fait
[10:37] euh je trouve de manière assez fluide.
[10:40] Alors, ils étaient tellement
[10:41] indispensables, ils ont réussi à se
[10:42] transformer de l'intérieur, hein. Mais
[10:44] moi, j'ai trouvé ça euh vraiment fou. Ce
[10:47] qui est assez drôle, c'est que quelques
[10:48] années après, on arrive là dans un
[10:50] endroit où je trouve moi le défi, on en
[10:54] parle beaucoup mais moi je le vis
[10:55] vraiment au quotidien, il est pour
[10:56] Google maintenant.
[10:57] C'est-à-dire que je je moi je me je je
[11:00] vois mon usage de Google en un an, je
[11:02] pense qu'il a été divisé par 10. Et je
[11:04] fais je fais tellement tout sur les IR
[11:06] que tu vois si je dois essayer de
[11:08] comprendre comment utiliser quelque
[11:10] chose, réparer,
[11:12] comprendre, enfin je dire ça va plus
[11:14] vite. Tu vas pas faire une recherche,
[11:16] aller sur un site, revenir sur le la
[11:18] page de recherche, retourner sur un
[11:19] site, chercher dans le site et cetera.
[11:21] Donc en fait le search maintenant bah il
[11:24] est fait sur les LLM. Et donc comment va
[11:26] se transformer Google ? Est-ce que
[11:28] Jemini va être aussi fort que les autres
[11:29] ? Pivoter quand on est une start-up,
[11:31] c'est pas facile mais parce que je l'ai
[11:33] fait plein de fois, mais c'est possible
[11:35] pivoter quand tu es un groupe de
[11:36] plusieurs dizaines de milliers de de
[11:38] collaborateurs. Honnêtement,
[11:40] moi je trouve ça assez fou et et encore
[11:42] en est un exemple intéressant le on en a
[11:45] parlé sur bon podcast avec Sébastien
[11:46] Basin le coup du du tu en parlais tout à
[11:50] l'heure de la set light. Ce qui est
[11:51] drôle, c'est que quand tu le dis tout à
[11:52] l'heure, moi c'est le moment et j'en
[11:54] parle dans cet épisode, je suis passé à
[11:55] cette évi où moi je me suis amis à
[11:57] acheter mes bureaux, à acheter des
[11:59] bureaux à Paris, à Bordeaux, un peu
[12:00] partout et j'ai zéro regret là-dessus.
[12:03] Par moment ça m'inquiète encore pour
[12:05] pour accord. Je me dis mais le jour où
[12:07] tout se retourne, ça va être compliqué
[12:09] mais en l'occurrence force constater que
[12:12] ça a fonctionné. Quels sont les les
[12:14] assets ou les le mindset qu'il faut
[12:17] avoir pour être capable d'exécuter
[12:19] lorsqu'on voit euh justement le
[12:20] changement arriver ?
[12:21] La première chose, c'est la lucidité.
[12:23] C'est qu'il y a trop d'entreprises et
[12:25] d'ailleurs en a trop aujourd'hui en
[12:26] France euh dans le monde entier mais qui
[12:28] se voilent la face avec l'IA qui se
[12:31] voile complètement la face. Soit il y a
[12:33] deux choses soit ils le savent ça les
[12:35] stress
[12:36] ils ont peur d'agir
[12:37] voilà soit ils le savent pas du tout. Il
[12:38] y a trop de patrons de politiques, de
[12:40] décideurs, d'entrepreneurs qui mais qui
[12:43] pensent encore qu'aujourd'hui un LLM
[12:45] c'est fait pour un faire un post
[12:46] LinkedIn éclaté au sol. C'est Non mais
[12:47] c'est vrai [rires] et c'est c'est un
[12:50] truc de malade. Je veux dire, moi ça
[12:51] m'atrice, ça m'atère, ça m'angoisse.
[12:53] C'est ça qui m'angoisse.
[12:54] Euh une fois que tu as tu as fait le
[12:56] constat que tu es lucide sur ton
[12:57] business et que tu dis "OK, moi il va
[12:59] m'arriver ça, il va m'arriver ça, mais
[13:01] euh lecteur papier euh ça va
[13:04] s'effondrer. Les lecteurs papier PDF, ça
[13:06] a pas trop d'avenir, ça aurait jamais dû
[13:07] en avoir." Et donc tout va se passer sur
[13:10] l'appli, il va falloir que j'ai un
[13:11] modèle différent. Bon bah, tu es lucide,
[13:12] tu fais le constat, tu vas après. Faut
[13:14] faut avoir du courage, de l'obsession
[13:16] parce que en fait on te dit 40000 fois
[13:19] que ça va pas fonctionner puis ça
[13:19] fonctionne pas en plus au début parce
[13:21] que toi-même tu fais n'importe quoi et
[13:23] voilà. Et donc tu dois être obsédé par
[13:25] le changement, le changement. Tu dois
[13:27] convaincre tout le monde. Tu dois être
[13:29] courageux et te séparer de ceux qui
[13:31] veulent pas être convaincus parce qu'il
[13:32] y en a plein aussi qui veulent rester
[13:33] dans le monde d'avant. Et le monde
[13:34] d'avant, bah il existe plus. Désolé mon
[13:37] mon lapin, c'est comme ça. Et et donc
[13:39] là-dessus, c'est c'est tout un
[13:40] enchaînement de de décision et une
[13:43] ambition, tu le disait aussi, d'aller
[13:45] plus vite parce que les autres et en ce
[13:48] moment, moi je le vois dans les dans les
[13:49] grosses boîtes dont je parlais tout de
[13:50] suite euh elles se font mais short côté.
[13:55] Je le vois dans des univers même des
[13:57] grands classiques he du du courtier en
[14:00] assurance par exemple avec des gens à
[14:02] deux ils font le boulot de 200 personnes
[14:04] mais au moins et mieux et en fait
[14:06] pourquoi parce qu'ils sont bien câblés
[14:08] parce qu'ils ont des agents IA l'agentil
[14:10] qui a moi il y a 6 mois je comprenais
[14:12] pas bien ce que c'était
[14:14] aujourd'hui je je n'endors plus la nuit
[14:15] quoi. littéralement hier de de minuit à
[14:18] 1h, je ne dormais plus parce que jusqu'à
[14:20] minuit, j'étais sur mon open Mac Mini
[14:22] qui est arrivé hier et que je et que ça
[14:24] me pète le cerveau et ça il enfin ça va
[14:27] tout changer. Et donc il y a un moment
[14:28] cette lucidité, il faut être curieux, il
[14:30] faut la voir et arrêter de se dire que
[14:32] tout ça c'est juste un petit effet de
[14:33] bord et donc là-dessus c'est une
[14:35] lucidité puis derrière l'expérience, le
[14:37] courage, l'obsession et et puis et puis
[14:40] on avance. C'est pour le coup là, c'est
[14:42] la même réflexion donc qui a eu Lou RFUS
[14:44] qui est notre patron sur l'IA. C'est en
[14:46] fait euh ce qu'on constate c'est qu'il y
[14:48] a eu potentiellement euh une peur d'agir
[14:51] face à Lia en fait et tout le monde se
[14:52] regardait un petit peu et là où euh le
[14:54] monde a osé et c'est ce qu'on a fait
[14:56] aussi par le passé mais c'est justement
[14:57] d'aller voir directement les acteurs de
[14:59] Lia euh ce qu' a fait patrou qui a levé
[15:01] la main qui a dit écoutez en fait moi
[15:02] j'ai une problématique parce que vous
[15:03] parlez de votre outil mais nous comment
[15:05] on fait puisque vous utilisez nos outils
[15:06] voilà et avec derrière ce que tu disais
[15:08] Mathieu en terme de rapidité quand il a
[15:11] à partir du moment où il a rencontré
[15:12] Samatman patron en 3 mois on avait un
[15:15] premier premier deal sur l'IA. Voilà.
[15:17] Après, une fois que c'est le premier
[15:19] était fait, il y en a eu un deuxième qui
[15:20] s'est enchaîné avec Perplexity qui est
[15:22] un peu différent et ensuite avec MTA.
[15:24] Mais ça aujourd'hui, on voit alors et
[15:27] quand il a posé effectivement la
[15:28] question à à Open AI mais où sont est-ce
[15:31] que vous avez des échanges avec d'autres
[15:33] acteurs ? Il a dit bah en fait non, vous
[15:35] êtes les premiers à nous contacter. Et
[15:36] là à ce stade aujourd'hui, on reste l'un
[15:39] des seuls médias à avoir signé avec des
[15:40] acteurs d'IA. Je rebondis en revanche
[15:42] sur quelque chose d'intéressant et ce
[15:43] qui fait que certaines entreprises
[15:44] prennent plus ce pli ce paril là. Je
[15:46] pense qu'il y a il y a deux points que
[15:47] je vois et vraiment qui sont assez
[15:49] fondamentaux, c'est le côté
[15:51] international. Pour nous en tout cas,
[15:53] c'est parce que en fait on pourrait pas
[15:55] se permettre d'attendre puisque quand on
[15:57] regarde hein des hôtels, on en parlait
[15:59] des hôtels en Asie, je dire un
[16:00] propriétaire d'hôtel chez nous qui est
[16:02] notre client, il ne peut pas se
[16:03] permettre d'attendre. Il voit le le
[16:04] l'hôtel qui est en face qui s'est
[16:06] peut-être déjà doté de tous les
[16:07] meilleurs outils des numériques, de l'IA
[16:09] et cetera. C'est impensable de se dire
[16:10] que nous en tant que grand groupe
[16:12] international, on n'est pas à la hauteur
[16:13] de proposer ces mêmes services. Une
[16:14] deuxième, parce que je je le dis parce
[16:16] que j'en suis vraiment assez fière au
[16:18] sein du groupe et c'est ce qui est porté
[16:19] là, c'est l'ADN finalement. Et chez
[16:21] nous, il y a vraiment un mot où en
[16:24] interne, on s'appelle des artistes.
[16:26] Alors, il y a beaucoup d'anglais,
[16:27] forcément, il faut que ça parte à tout
[16:28] le monde, mais des artistes et vraiment
[16:30] ça démarre par pioneering, the art of
[16:32] hospitality. Donc il faut qu'on soit
[16:33] pionnier de ça et je pense qu'il y a
[16:35] quand même une valeur un peu partagée.
[16:36] On a lancé il y a pas longtemps
[16:38] effectivement en plus l'application sur
[16:40] open accord et cetera. C'est dire qu'en
[16:42] fait il faut essayer faut essayer et que
[16:44] il y a pas vraiment de peur à avoir
[16:45] là-dessus et qu'en fait faut essayer
[16:47] apprendre de ces erreurs. Vous êtes
[16:48] content
[16:48] euh
[16:50] en tout cas ça le mérite d'y être et
[16:51] nous nous permettre d'apprendre. Je vais
[16:53] pas dire que demain ça a remplacé
[16:54] justement l'intégralité des plateformes.
[16:56] Ça serait trop beau et de vous dire
[16:57] qu'on a rempli tous les hôtels
[16:58] là-dessus. Mais en tout cas, on y est,
[17:00] on voit, on commence et le plus
[17:02] important aussi et et ça c'est ce qu'on
[17:04] partage et je sais pas ce qui ce qui
[17:05] ressort aussi des interviews, mais euh
[17:08] on a aussi un PDG mais il l'a dit euh là
[17:10] mais il voyage 300 jours par an et
[17:11] nous-même on est quand même on a des
[17:12] relais partout dans le monde. Donc de
[17:14] sentir le terrain que ça soit en
[17:16] physique, en réel ou à travers le
[17:18] numérique en étant présent à chaque fois
[17:20] sur les nouveaux terrains de jeu qui
[17:21] s'ouvrent, mais c'est ce qui permet de
[17:22] voir finalement comment le client perd,
[17:24] comment on est là, comment on sent ça et
[17:26] et pas avoir cette interface qui nous
[17:28] raconte comment ça se passe. [musique]
[17:33] Alors moi ça va me simplifier la vie,
[17:34] c'est sûr. Mais du côté de l'entreprise,
[17:36] comment est-ce qu'elle me fidélise ?
[17:38] l'algorithme choisit au final un
[17:40] meilleur prix, une meilleure qualité sur
[17:43] la notation de l'hôtel, comment est-ce
[17:44] qu'on garde ce lien avec le client qui
[17:46] qui finalement est important dans la
[17:48] croissance.
[17:50] Alors, il y a l'expérience finale, mais
[17:51] même avant,
[17:52] il y a parce qu'on vous connaît mieux,
[17:54] euh parce qu'on garde un historique de
[17:56] séjour sûr quand c'est accepté et cetera
[17:58] qu'on sait, je le redis hein, ce qui a
[18:00] été apprécié, moins apprécié et cetera.
[18:02] beaucoup pour certaines marques qu'on
[18:03] sait euh si justement certains hôtels
[18:06] peuvent être plus proches que d'autres
[18:07] avec des affinités de marques. Euh
[18:09] [grognement] bon et après il y a la
[18:10] récompense de la fidélité aussi. C'est
[18:12] quand même pas neutre se dire que bah
[18:13] justement il y a un certain nombre
[18:14] d'avantages y compris de prix et cetera
[18:16] dans ces moments-là. Mais plus
[18:18] spécifiquement justement sur comment on
[18:21] reconnaît
[18:22] une plateforme même quand elle semble
[18:24] transparente, ben justement et je pense
[18:26] que dans les médias, dans plein
[18:27] d'industries, ça va être ça, c'est
[18:28] comment on travaille une image de marque
[18:30] différemment. un un un terme de voix, un
[18:33] t of voice, on sait bien
[18:36] quelle qualité ça je pense encore plus
[18:38] pour quelqu'un qui interview on
[18:40] reconnaît on te reconnaît à l'oreille,
[18:42] on sait qui interview et pas besoin de
[18:43] voir. Donc c'est de se dire justement
[18:46] bah quels sont les standards, quels sont
[18:47] les mots utilisés. Je pense que demain
[18:49] on aura peut-être pas forcément euh
[18:53] la même assistance pour un IBIS, un FA
[18:55] monte. on aura peut-être pas on n pas
[18:58] vocation justement uniférmisée et à
[18:59] pouvoir se dire que on garde l'identité
[19:01] de marque quelle que soit justement ben
[19:04] la plateforme par laquelle on passe. Ça
[19:06] c'est vraiment très important pour nous.
[19:08] Ce que je trouve intéressant dans
[19:09] [raclement de gorge] ce que tu dis c'est
[19:10] que quelque part on a on a optimisé nos
[19:13] sites web, nos applications pour les
[19:15] humains. Donc l'expérience utilisateur
[19:19] l'UX, il était pour les humains. Ça
[19:21] c'est ce qu' a porté le digital.
[19:24] C'était tout le frontine qu'on avait.
[19:26] On a essayé au moins,
[19:27] on a au moins [raclement de gorge]
[19:27] essayé plus ou moins bien selon les cas.
[19:30] Là aujourd'hui finalement ce qui reprend
[19:32] le dessus c'est comment se fait
[19:33] reconnaître par les agents, donc par les
[19:35] LLM et c'est plutôt le backend qui va
[19:37] être important. C'està-dire en fait
[19:38] c'est la qualité de ta donnée. Comment
[19:41] tu es représenté. C'est ce que je
[19:42] voulais dire par là, c'est que moi le si
[19:44] l'interface disparaît mais en fait
[19:45] l'interface ne n'apporte enfin non mais
[19:48] je veux dire le moins d'interface le
[19:50] mieux quelque part. Enfin, tu vois, moi
[19:52] je préfère que ce soit au plus proche de
[19:54] justement de l'humain. Alors, je pense
[19:56] que dans un dans un un quotidien euh
[19:59] comme le monde, c'est quand même quelque
[20:02] chose et ça pose la la porte que tu
[20:04] ouvres ici, elle est tellement profonde
[20:06] de savoir est-ce que tu vas avoir une
[20:09] interface
[20:10] où tu veux aller sur le monde parce que
[20:11] vous êtes C'est comme en fait, c'est
[20:13] votre Oui, mais c'est votre c'est votre
[20:14] quotidien d'hier, ça c'est le quotidien,
[20:16] c'est le truc des jeunes d'aujourd'hui
[20:18] seront les vieux de demain. Et en fait
[20:20] là, vous allez vous probablement
[20:21] défendre le [rires]
[20:23] l'application à vouloir dire "Mais non,
[20:25] mais on veut notre application, on veut
[20:26] proposer notre journal en 5000, notre
[20:28] truc en 5000 signes et en machin." Alors
[20:30] que l'utilisateur potentiellement, il
[20:32] veut un résumé en boulet point
[20:34] exactement comme il le veut. Une
[20:35] transformation en vidéo tout à l'heure,
[20:36] il veut la vidéo.
[20:38] OP le faire.
[20:40] Ah bah, on est déjà, on est en train de
[20:41] le faire là. Là, on est en train de de
[20:42] tester une nouvelle application, une
[20:44] nouvelle version de notre home qui a
[20:47] beaucoup plus de vidéos et que d'audio
[20:48] parce qu'on s'adapte aussi aux usage. On
[20:50] va intégrer progressivement la
[20:51] personnalisation. Ça déjà les médias
[20:52] angloaxons l'ont déjà fait depuis très
[20:53] longtemps. Et bien évidemment à terme,
[20:55] l'idée alors c'est qu'on au monde, on se
[20:57] dit que c'est très important de garder
[20:58] une prescription éditoriale. Les gens
[21:00] viennent aussi pour ça. Ils viennent
[21:01] pour se dire "OK, je viens parce que le
[21:03] monde m'a dit qu'il fallait lire ça."
[21:04] Voilà. Mais bien évidemment, il va
[21:06] falloir ajouter un dosage bien fait de
[21:08] personnalisation. On le fait déjà
[21:10] beaucoup plus sur des interfaces qui
[21:12] sont pas directement l'éditoriales, mais
[21:13] plutôt la recommandation de papier, la
[21:16] recommandation de contenu à lire
[21:17] ensuite. Voilà, qu'on a énormément
[21:18] optimisé et qui se base plutôt sur des
[21:20] lectures qui ont été faites par des
[21:22] abonnés après avoir lu un article.
[21:24] Voilà, vous avez encore beaucoup de
[21:25] médias aujourd'hui qui proposent euh
[21:28] lire des articles de d'une même
[21:29] rubrique. Ça n'intéresse personne en
[21:32] fait. Ce que veulent voir les gens,
[21:33] c'est les actualités du jour même, mais
[21:36] qui n'ont peut-être rien à voir, qui
[21:37] sont rien à voir avec la rubrique, mais
[21:39] qui ont qui sont un autre sujet dont ils
[21:40] avaient vraiment envie d'entendre
[21:42] parler.
[21:42] Comment vous voyez finalement la
[21:45] l'évolution pour être sûr que cette
[21:47] marque de confiance que vous avez créé
[21:48] avec vos clients, elle est maintenue ?
[21:51] Il faut pas entrevoir que le risque.
[21:52] Justement euh ce qui est intéressant là
[21:53] quand depuis que on apparaît beaucoup
[21:55] plus en enfin on apparaît dans le chat
[21:57] GPT, c'est qu'on a on s'est rendu compte
[21:58] que un article quand la marque le monde
[22:00] est cité dans le chat GPT, ça converti
[22:02] 20 fois plus qu'un article euh sur MTA
[22:05] et 50 fois plus qu'un article sur
[22:07] Discover, voilà sur Google. Voilà, donc
[22:10] c'est hyper intéressant pour nous de se
[22:11] dire on apparaît aussi dans ce nouveau
[22:13] nouvelle plateforme. Voilà. Après bien
[22:15] évidemment l'objectif c'est de pouvoir
[22:17] faire revenir que les gens nous
[22:18] découvrent par d'autres moyens. Faut pas
[22:19] se leurer. Aujourd'hui, les jeunes, ils
[22:20] sont sur pour s'informer, ils sont sur
[22:21] les réseaux sociaux. Ça fait très
[22:23] longtemps qu'on a investi sur les
[22:24] réseaux sociaux avec notre ton, le ton
[22:25] du monde, mais en adaptant les codes des
[22:27] plate des plateformes. C'est ce qui fait
[22:28] aussi le succès aujourd'hui. Avant, on
[22:30] avait du mal à démontrer qu'un lecteur
[22:32] de qui venait sur les réseaux sociaux
[22:34] s'abonnait au monde ça. Aujourd'hui, on
[22:35] a réussi via des études à le montrer.
[22:37] Voilà, il y a beaucoup de lecteurs qui
[22:38] nous ont dit "Mais en fait, moi je vous
[22:38] connais parce que j'ai vu des vidéos de
[22:40] vous sur les réseaux sociaux."
[22:41] On parle de transformation. Là, on est
[22:42] resté dans le scope France, Europe.
[22:44] Mathieu, toi tu reviens de Chine, tu
[22:46] étais sur le terrain à Shenzen.
[22:47] Qu'est-ce qui t'a le plus frappé dans
[22:49] dans finalement cette capacité qu'ils
[22:51] ont d'exécuter parfois plus vite que
[22:52] nous ? Mais c'est un peu ce qu'on disait
[22:54] tout à l'heure
[22:56] dans cette c'est qu' ils ont ils ont pas
[22:58] peur déjà ils ont pas peur. Ils sont
[23:01] vraiment dans un mode arène. On essaye.
[23:04] Tu ce matin j'avais encore cet exemple
[23:06] d'une jeune boîte dans laquelle j'ai
[23:07] j'ai investi il y a pas si longtemps et
[23:10] il me disait on allait voir des clients
[23:13] potentiels. Il nous disait on est trop
[23:15] jeune. Ils sont incroyables. Ils ont 26
[23:16] 27 ans. Ils sont incroyables. C'est une
[23:20] une fintech euh qui propose de
[23:22] l'investissement, une plateforme
[23:24] d'investissement, on va dire. Et euh et
[23:26] en fait plutôt dans l'immobilier, ils
[23:28] avaient un gros projet immobilier à 10
[23:30] 15 millions d'euros et il parlait avec
[23:32] un un conseiller en gestion de
[23:33] patrimoine assez gros pour faire
[23:35] investir les personnes qui sont chez
[23:36] lui. Eux, ils sont régulés à MF. Moi,
[23:39] j'ai investi chez eux il y a un an et
[23:40] demi. Enfin, c'est un truc sérieux quand
[23:42] même. Mais le conseiller en gestion de
[23:44] patrimoin ne veut pas y aller parce
[23:45] qu'il fait que des gros Black Rock, des
[23:47] gros Américains ou quelques français et
[23:50] cetera parce que et les Américains ont
[23:52] un peu ça mais les Chinois complètement,
[23:54] ils donnent la confiance aux jeunes. ils
[23:55] vont très vite. Quand un produit est
[23:57] près à 70 80 % on peut le mettre sur le
[24:00] marché, ils ont vraiment une culture
[24:02] là-dessus qui est qui était la culture
[24:04] de de méta pendant longtemps, go fast
[24:07] break things mais tu es vraiment
[24:08] là-dessus et un scale mais qui est fou
[24:11] enfin ils sont quand même un milliard 4
[24:13] et donc partout ça va très vite. Tu vois
[24:17] on parlait tout à l'heure des de la
[24:19] pollution là-bas. Est-ce que c'est vrai
[24:20] ? Est-ce que c'est pas vrai ? Bon, il y
[24:21] a plein de gens quand je reviens qui me
[24:22] disent faut quand même que tu parles de
[24:23] la pollution. Tu quelle pollution ? va à
[24:25] Shenzen, va à Shanghaï, il y a plus
[24:27] enfin c'est allez c'est 20 % des
[24:29] véhicules qui sont thermiques, il y a
[24:31] plus de bruit. C'est c'est vraiment
[24:33] dérangant et donc il y en a encore plein
[24:35] évidemment, il y a encore des grosses
[24:36] zones industrielles, mais c'est ceux qui
[24:38] qui qui donnent c'est le métronome de de
[24:41] la terre de tous les pays du monde sur
[24:45] la décarbonisation.
[24:46] Je confirme, nous sommes [rires] parmi
[24:47] les plus les plus avancés en terme
[24:50] justement de
[24:52] d'hospitalité d'hôtellerie un peu plus
[24:54] verte, un peu plus écoresponsable très
[24:56] clairement. Et ils sont de toute façon
[24:58] contraints parce qu'ils ont pas de
[24:59] pétrole. Ils sont contraints parce
[25:00] qu'ils ont une population qui vieillit à
[25:01] une vitesse folle. Ils sont contraints
[25:03] par plein de choses. Donc la
[25:04] robotisation, la dépollution, la
[25:07] décarbonisation, toutes ces choses-là.
[25:08] De toute façon, même s'ils avaient le
[25:10] choix de le faire ou de pas le faire, là
[25:14] il enfin de toute façon là ils l'ont
[25:15] pas. Donc c'est pas comme les Américains
[25:16] avec leur pétrole, enfin leur leur gaz
[25:19] de chiste, c'est pas comme eux, ils sont
[25:21] vraiment dans une dans une dynamique
[25:22] très différente et ça va très vite et
[25:25] moi j'ai trouvé ça très inspirant. Ce
[25:27] qui est marrant, c'est qu'ils ont une
[25:28] approche, nous alors c'est pour nous de
[25:31] la copie, mais ils ont une approche à la
[25:33] copie qui est de l'inspiration ou mais
[25:35] quand on en parle vraiment de manière
[25:37] assez profonde avec eux, enfin tu vois,
[25:40] ils te disent, c'est c'est un français
[25:41] qui me le dit mais il t'explique la
[25:42] logique là-bas, il te disent si tu me
[25:44] prends ma montre et que tu la gardes, tu
[25:46] me la rends pas, c'est un vol. C'est ma
[25:47] montre, je la reverrai pas. Si tu me
[25:49] prends une idée et que tu l'utilises,
[25:50] moi je l'ai toujours l'idée. C'est pas
[25:51] un vol. Et donc nous, c'est un truc
[25:53] quand même assez alors ça on est très
[25:55] commun dans l'Occident, très légal,
[25:58] l'IP, les Américains sont très à cheval
[26:01] là-dessus, les brevets et cetera à
[26:03] cheval quand ça les arrange
[26:03] potentiellement. Mais euh encore une
[26:06] autre histoire. Et donc nous euh ben on
[26:08] n plus perdu un peu cette culture-là
[26:10] mais euh quelque part euh
[26:13] moi je trouve que le monde doit aller
[26:15] plus vite. Il y a tellement de
[26:15] changements nécessaires en ce moment que
[26:17] je peux comprendre un peu cette
[26:18] approche. Alors nous on s'en offusque
[26:20] hein parce que quand tu vois l'industrie
[26:21] qui est partie complètement là-bas, on
[26:22] s'est tout fait siphoner. Et ce qui est
[26:24] marrant dans ce docu qu'on a fait, c'est
[26:25] que on s'est fait siphoner mais en
[26:26] connaissance de cause. Et les Allemands,
[26:28] ils se rendent compte maintenant sur
[26:29] l'automobile mais en fait on s'est
[26:31] largement fait dépasser et donc c'est on
[26:33] est plus bien auelà de la copie. C'est
[26:34] ça qui est intéressant
[26:35] et que tu pensais par rapport à quoi ?
[26:36] Parce que pareil, on n pas réussi
[26:38] réagir. On n pas su réagir
[26:39] dans quel domaine tu veux dire ou
[26:40] comment on s'est laissé dépasser en fait
[26:41] ? Déjà on est arrivé là-bas, on s'est
[26:43] dit, ils nous ont dit si tu veux vendre
[26:44] des voitures chez nous, il y a quelques
[26:46] petites conditions. Déjà ça va être une
[26:47] joint venture. Nous on a 51 %, toi tu as
[26:50] 49. En plus toutes les technologies, on
[26:52] va les transférer chez nous. Et puis
[26:54] évidemment, c'est fait en local. Ça va
[26:56] être fait chez nous. Nous, qu'est-ce
[26:57] qu'on fait en ce moment ? On va prendre
[26:59] des Xpeng, des Byd. Elles sont
[27:01] fabriquées où ? Elles sont fabriquées où
[27:04] ces voitures ? Elles sont pas
[27:05] fabriquées. Alors il commence à y avoir
[27:06] des choses en Hongrie et cetera, mais on
[27:07] on tolère qu'il les fabrique là-bas
[27:09] alors qu'on sait plus faire ces
[27:10] voitures. On sait pas faire des voitures
[27:11] aussi bien. Faut les essayer hein. Elles
[27:13] sont beaucoup mieux que les autres. Les
[27:14] nôtres. Moi, ça fait euh 5 ans que je
[27:16] suis en train de me dire je vais changer
[27:18] de voiture. Et en fait, je me dis mais
[27:20] je vais pas m'acheter une BM ou une
[27:21] Porsche à je sais pas combien [rires]
[27:23] pour que dans 3 ans elle valent rien
[27:24] parce que c'est le cas. Bien sûr,
[27:26] parce que leur véhicule électrique et
[27:27] qui essayé les XP mais enfin c'est le
[27:29] futur et ça charge super vite et ça dure
[27:32] plus longtemps. Ils nous ont battu
[27:33] partout et donc ils sont plus dans la
[27:35] copie, ils sont ils ont déjà tout
[27:36] dépassé et nous on tolère ça. Moi ça ça
[27:39] me ça me tend parce que à un moment il
[27:42] faut juste dire non stop et les Chinois
[27:45] même j'en ai eu plusieurs si vous
[27:46] écouter Ming Pai qui est passé sur
[27:48] Génération Self en novembre il dit mais
[27:51] nous on comprend pas en fait vous êtes
[27:52] là en train de de vous laisser on vous a
[27:54] siphoné pendant 20 ans. Là on est en
[27:56] train de vous de vous inonder votre
[27:58] marché avec nos produits et à la fin en
[28:00] plus qu'est-ce qui va se passer ? que
[28:01] vous aurez plus de force, plus de
[28:03] travail, vous aurez plus d'argent et
[28:05] puis ben vous pourrez même plus acheter
[28:06] nos produits. Donc c'est pas vraiment
[28:07] dans notre intérêt.
[28:10] [musique]
[28:13] Moi, je suis curieux de voir finalement
[28:15] comment ce scal et cette vélocité
[28:18] finalement qu'on peut regarder côté côté
[28:21] Chine, comment on l'exploite au sein de
[28:25] le monde et au sein d'accord. avant même
[28:27] de parler de l'IA et cetera, c'est de se
[28:29] dire comment on transforme la
[28:31] technologie. Moi, j'ai la chance d'avoir
[28:32] dans bah dans mon équipe ces sujets
[28:34] vraiment de ce qu'on appelle de TPE,
[28:36] hein, ce qui permet de venir payer,
[28:38] d'insérer la carte de crédit. Alors,
[28:39] demain, est-ce que ça existera toujours
[28:40] et cetera, c'est une question. Euh mais
[28:42] on est quand même sur des sujets, on en
[28:44] parlait ben de vérification des
[28:45] identités chez nous. Donc, on a des
[28:47] sujets par exemple ce qu'on s'appelle de
[28:48] passeport scan. Donc comment on s'assure
[28:50] qu'une personne qui arrive dans un hôtel
[28:52] est bien celle qui a été déclarée ? Donc
[28:53] on a on a vraiment des outils physiques,
[28:55] un des sujets les plus importants chez
[28:56] nous aussi. par exemple, c'est la
[28:57] qualité du wifi parce qu'on se parle de
[28:59] numérique mais si on n pas le bon
[29:02] élément la bonne qualité de réseau qui
[29:04] permet que tout ça ça fonctionne bien,
[29:05] donc on en est avant même de lia sur ben
[29:08] finalement quels sont les bons standards
[29:09] qu'on développe dans chacun de nos
[29:10] hôtels. Ça déjà c'est une entreprise
[29:12] énorme que de se dire bah qu'est-ce
[29:14] qu'on applique et qui a un un équilibre
[29:17] juste entre ben l'écosystème qu'on a au
[29:20] global qui permet de s'assurer qu'on a
[29:22] le même socle technique sur lequel on
[29:24] puisse tous travailler et quand même une
[29:26] adaptation locale. Donc ça c'est
[29:27] toujours notre enjeu chez nous et de se
[29:29] dire bah comment on est au plus près des
[29:30] usages et de ce qui se fait bien et de
[29:31] ce qui est de plus efficace finalement
[29:33] au local et comment aussi il y a un
[29:35] travail de backoffice qui est énorme.
[29:37] comment on allège parce que plus de 50 %
[29:39] des tâches aujourd'hui de personnel dans
[29:41] les hôtels, c'est la facturation, la
[29:43] réconciliation des chambres, les
[29:44] attributions de chambres,
[29:45] ce que l'IA peut très bien faire. Voilà.
[29:48] Et comment finalement on processe ça
[29:49] pour que et ça j'aime bien le dire,
[29:51] on fait en sorte que les personnes qui
[29:53] sont là, elles s'occupent d'accueillir
[29:54] les autres personnes.
[29:55] Moi je quand même dire à l'hôtel indicau
[29:57] à Chenzen alors qui est pas chez vous
[29:58] hein, mais c'est quand même justement
[29:59] cet hôtel. Ou
[30:00] ah tu tu le connais ? En tout cas, on l'
[30:02] vu. J'ai pas eu la chance d'y aller.
[30:03] Mais oui.
[30:03] Et tu débarques là-bas, tu tu commandes
[30:05] un room service. Alors, je le savais
[30:07] donc tu Moi, je commande pas souvent des
[30:09] room service, mais là, il fallait que je
[30:11] Comme par hasard, j'avais besoin d'une
[30:12] canette de Coca et
[30:15] et en fait, tu as un robot qui arrive et
[30:18] qui te qui te livre quoi, qui sonne et
[30:21] qui te le livre. Alors, ça sonne sur ton
[30:23] téléphone et tu il descend, il ouvre le
[30:25] truc et il repart. Il te fait un
[30:26] message. En plus, ils ont fait des
[30:27] messages hyper sympas. Alors, ce qui est
[30:29] drôle, c'est que moi je comprenais rien
[30:30] ce qu'il me disait. Et donc sur mon
[30:31] Insta, tout le monde m'a traduit euh
[30:33] "Vous êtes une personne merveilleuse,
[30:34] merci pour machin" et cetera. C'était un
[30:35] [rires] petit une petite voix, il était
[30:37] décoré et cetera. Mais donc ils arrivent
[30:38] en faire un truc mignon et sympa, quoi.
[30:40] Donc euh euh c'est c'est intéressant. à
[30:43] la fois, je pense que c'est pas
[30:44] forcément là-dessus que tu attendras le
[30:46] parce que c'est plutôt sympa, c'est la
[30:48] mais ça dépend des hôtels, ça dépend des
[30:50] choses comme ça. Mais sinon dans les
[30:50] hôtels, tu aimes aussi justement la
[30:52] chaleur humaine plutôt que les gens
[30:53] passent leur vie à faire des factures.
[30:55] Bon, je préfère avoir des gens qui sont
[30:57] là, qui t'accueillent, qui te serent la
[30:58] main, qui
[30:59] En revanche, ce qu'il y a d'intéressant,
[31:00] ça c'est tout ce qu'on voit pas et qui
[31:01] n'est pas de lien et où robotique, c'est
[31:03] encore différent. En fait, pour que ce
[31:05] petit robot puisse aller donner sa
[31:08] boisson, ce repas, ça veut dire que tout
[31:10] a été pensé dès le début dans l'hôtel.
[31:12] Et ça, on le voit. Ça veut dire qu'en
[31:14] fait le robot est les les couloirs sont
[31:17] calibrés. Ça veut dire que l'ascenseur a
[31:19] été pensé pour détecter le bon robot
[31:21] quand il passe, que les portes
[31:22] s'ouvrent, que souvent parce que le
[31:24] robot aussi la hauteur et cetera ne peut
[31:25] pas appuyer sur les boutons, que ça soit
[31:27] automatique, que le plateau est bien
[31:29] figé, qu'il peut prendre ça. En fait, ça
[31:31] veut dire que tout est pensé dès le
[31:32] départ. Demain, il y a plein de choses
[31:33] et même Lia euh pour être très précieuse
[31:36] justement dans la gestion bah de
[31:38] l'écologie et cetera, on avait mis en
[31:39] place nous un système de gestion
[31:41] anticipé des buffets. Hm
[31:43] hm. Euh
[31:43] l'IA, c'est pas toujours que
[31:44] effectivement euh tout ce qui est
[31:46] conversationnel et cetera, mais de se
[31:47] dire bah comment on peut réduire
[31:49] finalement le gaspillage alimentaire à
[31:51] travers des calculs. Alors on pas tout à
[31:53] fait sur de la PRI mais je veux dire
[31:54] quand même avec ces avec ces
[31:56] anticipations là.
[31:58] On parle beaucoup mais ce qui va être
[31:59] aussi important c'est comment au sein de
[32:01] l'entreprise que ce soit le monde que ce
[32:03] soit corp même au sein du podcast
[32:05] yourself comment on fait en sorte que
[32:07] ses employés ses forces vives ça ça
[32:10] s'habitue en fait s'acclimate à tous ces
[32:12] nouveaux outils et qu'est-ce qui va
[32:14] faire la réussite de la transformation
[32:16] infine
[32:18] chez moi c'est plus simple parce qu'on
[32:20] est moins et du coup je je ne recrute
[32:21] que des gens qui sont à donf là-dedans
[32:23] et pas la nuit je t'assure ce qui est
[32:27] marrant
[32:28] c'est que il y en a une bonne partie qui
[32:30] qui est meilleure que moi là-dessus et
[32:31] et pour pour le coup, je suis vraiment
[32:33] assez obsédé
[32:35] et qui me sortent des trucs incroyables.
[32:37] Et donc on en on en parlait ce matin,
[32:39] mais ma boîte, notre workflow, notre
[32:41] manière de travailler n'a plus rien à
[32:43] voir aujourd'hui avec il y a 3 mois mais
[32:46] plus rien à voir et ça avait rien à voir
[32:48] d'il y a 3 mois avec 3 mois avant. Le
[32:50] tout ça en ce moment change tellement
[32:51] vite que
[32:54] euh enfin voilà. Et donc on est obligé
[32:57] de s'accrocher à ça. Nous en fait on
[32:59] produit, on produit beaucoup et de plus
[33:00] en plus on va avoir des workflow du en
[33:03] gros nous tout l'humain très humains,
[33:06] c'est jusqu'à la commande de l'invité de
[33:09] pardon, j'ai le la recherche de
[33:11] l'invité. Donc comment voilà, une fois
[33:13] qu'on a
[33:15] choisi un invité, qu'on l'a mis dans
[33:16] l'agenda derrière se se déroule tout un
[33:19] processus d'IA qui s'arrête complètement
[33:22] au moment de l'enregistrement. Donc tout
[33:24] le tout l'enregistrement est totalement
[33:26] organique. Il y a pas d'IA du tout
[33:27] dedans. Et après, il reprend jusqu'à la
[33:30] livraison finale du produit. Et derrière
[33:33] ça va de donc le speech to text avec ce
[33:36] qu'on appelle la diarisation.
[33:37] reconnaître euh si c'est moi qui parle
[33:40] ou si c'est mon invité, reconnaître si
[33:41] le Serge dont on parle est le même de
[33:43] Serge dont on parlait 2 minutes avant ou
[33:44] si c'est encore un autre Serge,
[33:46] reconnaître enfin voilà tout ça pour
[33:47] être capable de de tout contextualiser,
[33:49] de créer des productions, des shorts
[33:52] automatiques pour les réseaux sociaux,
[33:54] de créer euh des euh enfin de des
[33:58] recherches dans tous les épisodes passés
[34:00] sur toutes les fois toutes les
[34:02] occurrences, on a parlé de ça et cetera
[34:03] et cetera, d'être capable de créer un
[34:05] matchup de tous les concepts.
[34:07] sur les paiements de tous nos
[34:09] entrepreneurs de tous les plus beaux
[34:11] fils de génération des self et d'aller
[34:13] les chercher et cetera et cetera et donc
[34:15] tout ça n'a plus rien à voir
[34:17] ce qui est très différent pour le monde
[34:18] là. on est sur des structures qui n'ont
[34:19] rien à voir et par exemple nous LIA ça
[34:20] nous a servi à faire une expansion de
[34:23] marché pendant des années on a voulu se
[34:25] lancer à l'international le jour où l'IA
[34:27] était prête pour nous ça a été une
[34:28] formidable opportunité de se dire alors
[34:29] sans qu'elle soit générative he mais là
[34:31] c'est que qu'elle puisse en fait
[34:32] traduire tout simplement et qu'on puisse
[34:34] se dire bah elle nous permet en fait de
[34:36] traduire un soc de contenu qui est
[34:37] important c'est plus de 100 contenus par
[34:38] jour avec toujours ce qui est hyper
[34:40] important excusez maieur c'est une
[34:41] relecture derrière c'està dire que c'est
[34:43] qui est la caution de nos journalistes
[34:44] donc relecture et écriture si besoin et
[34:46] aujourd'hui on voit que bah il y a des
[34:47] marchés qui sont qui sont
[34:49] particulièrement gros mais intéressés
[34:50] comme les États-Unis.
[34:52] Tu vas te dire que je t'en que je t'en
[34:53] veux mais c'est juste que c'est un un un
[34:55] secteur que je connais mieux que [rires]
[34:58] mais question
[35:01] quand même j'ai besoin de savoir
[35:03] avez-vous encore des correcteurs
[35:05] d'orthographe humain ? Oui, on a encore
[35:06] une équipe de de bien sûr, on a ils sont
[35:09] très importants.
[35:10] OK.
[35:11] Mais oui, bien parce que non mais encore
[35:14] très syndiqué. C'est c'est juste c'est
[35:15] [rires] juste ça. Non mais c'est vrai,
[35:17] faut le laisser he absolument
[35:19] en fait pour le monde c'est il y a au
[35:21] moi je pense que aujourd'hui bien sûr
[35:23] que Lia va apporter apporte déjà
[35:25] beaucoup de solutions là-dessus. tu as
[35:26] encore d'énormes oublies même quand tu
[35:28] corriges toi-même tes propres textes sur
[35:30] la partie orthographique et pourtant
[35:32] elle passe à côté de
[35:33] LLM sont moins fort que tes correcturs
[35:35] dans je dis pas je dis pas je dis que
[35:37] nous on a une exigence tellement forte
[35:38] sur l'orthographe aujourd'hui que c'est
[35:40] aujourd'hui c'est une garantie pour nous
[35:42] de d'avoir un un rendu qui est de très
[35:45] grande qualité se fier que sur ce serait
[35:47] un énorme là-dessus ce serait un énorme
[35:49] échec peut-être que dans 10 an je ne
[35:51] sais pas
[35:52] mais il y a un point crucial quand même
[35:53] c'est que on parle justement
[35:54] d'automatisation On est censé libérer
[35:56] plus de temps, faire moins de choses et
[35:57] on voit que c'est tout le contraire. On
[35:59] a de plus en plus de sollicitations
[36:01] puisqu'on va aller sur plus de marchés,
[36:02] on va pouvoir faire encore plus de
[36:03] choses. On va aller dans quelle
[36:05] direction ? Faire moins ou faire plus ?
[36:06] Faire mieux si possible. Mais c'est vrai
[36:09] que c'est vrai que moi je suis dans
[36:10] cette phase où comme je dis, je dors
[36:12] plus la nuit, je bosse plus que jamais
[36:13] parce que en fait je j'enborde mes IA et
[36:16] je découvre des choses et puis ça se
[36:17] trouve dans 6 mois ou dans il faudra
[36:18] rborder une nouvelle parce que il y a 3
[36:20] mois c'était Gini, après c'était chat
[36:22] GPT, maintenant on tout sur Claude et et
[36:25] donc c'est toujours et puis ça change
[36:26] puis ça va vite et puis puis on doit
[36:29] accès désacer les business et cetera et
[36:30] cetera.
[36:31] Quelle chance on a de vivre ça quoi.
[36:33] Moi je je peux donner un cas un peu un
[36:35] peu concret mais par exemple demain ça
[36:37] va aussi avec la formation des personnes
[36:39] qui arrivent. Bon alors déjà en plus
[36:41] toutes les personnes qui arrivent et qui
[36:42] sont plus jeunes elles sont quand même
[36:43] très très formées à tout ça. Et j'aime
[36:44] bien quand même le mot de on a des
[36:46] agents, on a des assistances, on sait
[36:47] pas ce qui est le monde de demain mais
[36:48] en tout cas aujourd'hui pour les
[36:49] quelques années à venir, on est là pour
[36:50] être aidé, accompagné et je vais prendre
[36:53] un cas d'une nouvelle personne qui est
[36:54] formée dans un hôtel, même un hôtel de
[36:56] luxe et cetera. Je préfère 10000 fois
[36:58] que finalement il y a la personne
[36:59] sachante qui est là depuis 5, 10, 15,
[37:01] 20, 30 ans parfois dans les hôtels
[37:03] puisse donner tout ce qu'elle sait de
[37:04] l'héritage du lieu. Il y a des lieux qui
[37:06] sont magnifiques, voilà, qui qui
[37:07] vraiment sont lieu de patrimoine. Je
[37:09] préfère 10000 fois que cette nouvelle
[37:11] cette personne en fait qui accueille bah
[37:13] ce nouvel arrivant dans les équipes
[37:14] plutôt que de lui montrer derrière un
[37:16] outil un petit peu fastidieux de alors
[37:18] pour réserver plusieurs chambres à tage,
[37:19] tu vas cliquer là machin, demain il y a
[37:20] un assistant en fait qui même fera ça,
[37:23] va l'aider, répond à ces questions mais
[37:24] surtout ça sera automatique. C'est quand
[37:26] même en terme de partage, d'expérience
[37:29] pour la personne de dire "Ah mais tu
[37:31] comprends quand on a quand on accueille
[37:32] un VIP en fait on fait comme ça, tu as
[37:35] telle et telle chose. Alors tu sais et
[37:36] cette cette chambre là la telle
[37:38] particularité.
[37:39] Je trouve ça en fait 10000 fois plus
[37:41] riche parce que et vraiment chez nous
[37:42] c'est ça, c'est de se dire comment on
[37:43] fait fle un maximum de la technologie
[37:46] pour se reconcentrer sur ce qu'est nous
[37:48] notre cœur de métier accueillir
[37:50] quelqu'un. Et justement en fait, alors
[37:52] en plus c'est MB qui vient de lancer ça,
[37:54] l'école de la relation à l'air de Lia,
[37:56] elle vient de lancer l'école de la
[37:57] relation. Ce se dire en fait c'est quoi
[37:59] les fondamentaux quand on accueille
[38:01] quelqu'un et quand on fait du tourisme
[38:03] et de l'hospitalité. On voit tous en
[38:04] fait je pense
[38:07] une accélération [raclement de gorge]
[38:08] incroyable dans nos entreprises euh
[38:10] enfin des transformations spectaculaire
[38:13] que ce soit le monde que ce soit corps
[38:15] également dans ton domaine Mathieu des
[38:18] des transformations et j'ai l'impression
[38:20] que il y a encore beaucoup beaucoup de
[38:21] choses à venir. Nous chez Stripe, on les
[38:24] vit également au quotidien que ce soit
[38:26] la création de finalement des
[38:27] fondations, la plateforme qui qui permet
[38:30] bah finalement au commerçage antique de
[38:31] demain de pouvoir se faire au paiement
[38:33] personnalisé quelque partout dans le
[38:36] monde et nos collaborateurs le vivent au
[38:38] quotidien avec une une vitesse
[38:40] d'exécution qui est qui est parfois
[38:42] effrainée.
[38:43] Vous sécurisez des des transactions
[38:45] entre agents ?
[38:47] Exactement. Mais on onde onarde les
[38:49] agents sur nos plateformes pour qu'ils
[38:51] puissent euh permettre la transaction et
[38:54] s'assurer également de faire la gestion
[38:55] de toute la fraude. Donc finalement
[38:56] aujourd'hui, tu as plus simplement "Now
[38:58] your customer KYC, mais tu as your
[39:00] agent" puisque tu as besoin finalement
[39:02] de lui donner une procuration pour qu'il
[39:04] puisse exécuter jusqu'au paiement en ton
[39:07] nom. Et ça dans finalement dans un dans
[39:11] une définition d'un contrat Smart qui
[39:13] lui permet de dire bah là je peux
[39:14] acheter, là je peux pas acheter, là je
[39:16] peux aller dépenser 250 € pour ta paire
[39:19] de basket ou pas que tu auras retrouvé
[39:21] sur ton LLM ou que ton fils aura aura
[39:23] décidé d'acheter pour toi. Donc oui,
[39:25] c'est comment on crée cette
[39:26] infrastructure qui permet de de faire
[39:28] ça.
[39:30] [musique]
[39:33] Ce que j'aimerais voir, c'est finalement
[39:35] pour vous, si vous projetez dans les 5
[39:37] 10 prochaines années, qu'est-ce qu'on
[39:39] peut souhaiter euh au groupe Le Monde ?
[39:41] Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à Accord
[39:42] ? Qu'est-ce qu'on peut se souhaiter à
[39:44] Génération Do yourself et à notre
[39:46] écosystème euh finalement ? qui nous
[39:50] permettent de de tirer partie le mieux
[39:52] possible de toutes ces évolutions, de
[39:55] toutes ces opportunités dont on a pu
[39:57] échanger lors de ce déjeuner. Bon,
[39:59] on en aé, on en a parlé tout à l'heure,
[40:00] mais au monde si on a de si on a deux
[40:03] supports distincts et qu'il y aura moi
[40:04] je pense dans 10 ou 15 ans, il y aura
[40:06] encore du papier mais ça sera comme on
[40:07] dit beaucoup plus minoritaire sur des
[40:09] populations effectivement plus âgées
[40:10] mais qui permettent de conserver aussi
[40:12] un lien avec le papier. Donc ce qu'on
[40:13] disait tout à l'heure plutôt
[40:14] démocratique. Euh nous on s'était fixé
[40:17] un chiffre d'un de d'un million
[40:19] d'abonnés tout confondus. Euh bien
[40:21] évidemment euh LIA va nous y aider.
[40:24] Voilà. Après, il y a aussi le fait de
[40:25] pouvoir aller à l'étranger, euh le fait
[40:27] de continuer, on a pas beaucoup parlé,
[40:29] mais le fait de continuer à enrichir nos
[40:31] contenus. On a aujourd'blé
[40:34] en disant c'est le fait aussi de
[40:35] proposer beaucoup de contenu et très
[40:37] différent qui fait que les gens fait
[40:39] aujourd'hui s'abonnent. Euh après, il
[40:40] faudra peut-être réfléchir à de de
[40:43] nouvelles verticales, de nouveaux
[40:44] services. Voilà ce qu'on voit beaucoup
[40:46] atlantique euh qui font que demain on
[40:48] ira encore plus loin. Euh mais bon, j'ai
[40:50] confiance en tout cas euh dans le monde
[40:52] là-dessus pour proposer quelque chose de
[40:54] très authentique et euh produit par une
[40:56] rédaction. Je dirais que c'est en deux
[40:57] points. Euh pour nous, c'est vraiment de
[41:00] se dire comment on accompagne finalement
[41:02] euh ben des propriétaires hôteliers euh
[41:04] des équipes parce que c'est quand même
[41:05] vraiment notre premier client ben qui
[41:07] font ce choix de continuer d'ouvrir des
[41:09] établissements pour faire tourner ben le
[41:12] tourisme,
[41:13] le voyage. On est quand même dans des
[41:15] lieux où on réunit des personnes, des
[41:16] restaurants et cetera. Donc c'est lieux
[41:18] où finalement les personnes se
[41:20] rencontrent individuel, en business, en
[41:22] loisirs et cetera. Donc comment
[41:23] finalement on leur donne tous les moyens
[41:26] pour pouvoir gérer ça au mieux avec
[41:28] toutes les contraintes qu'on connaît
[41:30] aujourd'hui d'écologie, de
[41:31] reconnaissance des personnes et cetera
[41:32] et en donnant la meilleure expérience
[41:34] sur le terrain possible et en étant bah
[41:36] justement c'est le deuxième point très
[41:38] en amont, c'est-à-dire pour le client
[41:40] lui donner finalement toutes les
[41:41] possibilités mentionner le plus
[41:43] simplement possible je veux aller faire
[41:44] un voyage là et j'ai envie de soleil de
[41:46] telle date à telle date. Ben en fait
[41:47] finalement comment on est là pour
[41:49] recueillir ce besoin dès le début et les
[41:52] amener finalement bah dans tous nos
[41:54] hôtels accord pour les amener à vivre
[41:56] cette expérience le mieux possible et la
[41:58] plus parce qu'on a même pas arrivé tout
[42:00] tout autob personnalisé possible. Moi,
[42:03] en deux mots, euh c'est moins d'outils.
[42:05] En fait, on s'est autoncu
[42:08] euh nos jobs, c'était potentiellement
[42:10] des interface mais aussi euh du Word, du
[42:12] Excel, du PowerPoint, des mails. Les
[42:15] gens passent nos journées, quand on est
[42:16] réfléchi, on passe nos journées à faire
[42:18] des mails. Je dire mais c'est quand même
[42:20] fou, il y avait il y a 20 ans, 30 ans,
[42:21] 40 ans, les gens ils faisaient pas des
[42:23] fax ou des courriers au bureau toute la
[42:25] journée. Ils produisaient vraiment du
[42:26] vrai travail. Et donc, on s'est perdu.
[42:29] Moi je pense qu'on s'est perdu et moi
[42:31] j'aimerais que ce que je souhaite à 5
[42:32] ans ou 10 ans, c'est queon revienne à
[42:34] plus d'humains. En fait, moi plus
[42:36] d'organique dans mes contenu, c'est le
[42:38] cas. J'y travaille à fond, moins de
[42:40] factures, moins de toutes ces choses-là,
[42:42] c'est bullshit job qu'on fait tous
[42:44] partiellement ou entièrement.
[42:47] plus de relations, plus de journalistes,
[42:49] plus de choses comme ça. Pour moi, c'est
[42:51] vraiment je je crois je veux croire en
[42:53] un monde où on va revenir sur quelque
[42:54] chose de réel et où Lia va automatiser
[42:57] toutes ces choses qui ne servent à rien.
[42:59] Euh et ça, moi j'y crois assez fort. En
[43:02] tout cas, c'est là où j'ai envie d'aller
[43:04] en tout cas.
[43:05] Est-ce qu'on arrive à la fin à la fin de
[43:07] ce déjeuner ?
[43:08] Merci. C'est très bon. Merci beaucoup
[43:11] délicieux de Z. Merci.
[43:13] Excellent. Merci.
[43:14] Merci pour votre partage, l'expérience.
[43:15] [raclement de gorge]
[43:16] et vos retours sur le monde qui qui nous
[43:18] attend.
[43:21] [musique]